Se lancer dans l’écriture du premier jet de son roman sans la moindre préparation est sans doute la plus grosse erreur qu’un auteur débutant puisse faire. Ceci étant dit, je ne fais pas l’apologie des architectes aux dépens des jardiniers. Un plan ne signifie pas réaliser la description précise, chapitre par chapitre et scène par scène, de tout votre roman. Chacun a sa propre approche de l’écriture et de la préparation de son roman.
Pour l’écriture d’un roman comme pour sa vente, il n’existe pas de formule magique qui fonctionne pour tous. C’est la raison pour laquelle cet article n’a pas vocation à être un guide ou une bible de la préparation du premier jet d’un roman, mais un inventaire des meilleurs conseils et astuces pour vous permettre de couler des fondations solides avant de plonger dans l’écriture.
Le but de cet inventaire ? Vous éviter, autant que possible, de trop nombreuses réécritures de tout ou partie de votre roman pour gommer des erreurs grossières que vous auriez pu facilement éviter.
Vous avez votre masque et votre tuba ? Alors, plongeons !
1 — Choisir une méthode de préparation qui vous convient
Avant de mettre la tête sous l’eau et de boire la tasse sous le déferlement de détails dans votre roman, vous devez choisir la méthode qui convient à votre façon de travailler.
Comme je l’ai déjà dit, il n’existe pas UNE méthode qui fonctionne pour tout le monde pour préparer le premier jet d’un roman. Le processus est spécifique à l’auteur ET à l’histoire qu’il écrit. Un même auteur pourra choisir une méthode différente d’un roman à un autre. Certains font des listes à puce, certains font des mindmaps, certains dessinent les personnages et créatures de leurs romans, etc.
En voici deux qui fonctionnent pour beaucoup d’auteurs.
(Lisez l’article : « Écrire un roman avec le mindmapping »)
La méthode flocon
Imaginez un flocon de neige. Il part d’un point central, puis ses ramifications s’étendent dans tous les sens pour devenir une sculpture unique. C’est à cela que la préparation de votre premier jet ressemblera si vous utilisez cette méthode.
Vous commencez avec une seule phrase qui résume toute votre intrigue, puis vous rattachez vos personnages à cette phrase, puis vos lieux, puis d’autres détails, etc.
C’est un processus qui n’est pas linéaire, et il ne faut pas hésiter à revenir sur des éléments entamés plus tôt dans votre préparation. Par exemple, vous commencez avec un personnage, puis vous passez au worldbuilding avant de revenir au personnage quand cela vous inspire. Le processus créatif de l’esprit humain est anarchique, il ne faut donc pas hésiter à l’être à cette étape. Le développement d’un élément peut générer de nouvelles idées sur un autre élément.
Pour que cette méthode fonctionne, il ne faut surtout pas chercher à suivre un ordre chronologique ou découper votre roman en phase. Faites comme cela vous vient.
L’écriture libre
Rien ne peut mal tourner avec l’écriture libre. Cela consiste simplement à laisser votre esprit « vomir » toutes les idées au sujet de votre histoire sans ordre ni orientation précise.
Là encore, il faut faire confiance à l’anarchisme naturel de votre esprit créatif. Il vous surprendra sans doute en trouvant de lui-même des connexions auxquelles vous n’auriez jamais pensé de façon consciente.
Mon seul conseil concernant cette méthode est de prendre des notes sur des pages différentes selon si cela concerne l’intrigue, un personnage ou un lieu. Sinon, vous risquez vite de vous retrouver noyé sous vos propres notes.
2 — Concentrez-vous sur votre protagoniste
« Il y a de mauvaises histoires avec de bons personnages,