Présence à Soi
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Présence à Soi episodes

  • 5 qualités pour explorer la vie avec plus de conscience

    La sensibilité est une véritable porte d’entrée vers une perception plus fine, plus ample de la vie.

    Résumé

    La sensibilité est une Lorsqu’on commence à explorer la spiritualité, la conscience ou notre monde intérieur, le territoire qui s’ouvre à nous est immense. On peut y faire des découvertes importantes, mais aussi se perdre, prendre certaines croyances pour des vérités ou s’éloigner progressivement de ce qui est réellement vécu.

    Dans cet épisode, Emmanuel partage cinq qualités qui lui semblent particulièrement précieuses pour cheminer : la curiosité, le non-jugement, la sensibilité, la présence et le discernement. Non comme une méthode à suivre ou des objectifs à atteindre, mais comme des dispositions intérieures que chacun peut cultiver et explorer à sa manière.

    Cinq qualités qui invitent notamment à vérifier par soi-même, à préserver un regard neuf, à affiner sa perception, à rester au plus près de l’expérience présente et à distinguer plus clairement ce qui relève du réel, de nos peurs, de nos croyances ou de nos projections.véritable porte d’entrée vers une perception plus fine, plus ample de la vie.

    Points clés
    • La curiosité entretient l’envie d’apprendre, d’explorer l’inconnu et surtout de vérifier par soi-même. presence-a-soi-ep-12
    • Le non-jugement permet de préserver un regard neuf et de ne pas ajouter inutilement de distance entre soi, les autres et le réel. presence-a-soi-ep-12
    • La sensibilité ouvre à une perception plus fine de soi, des autres et du monde, au-delà du seul fonctionnement mental. presence-a-soi-ep-12
    • La présence est envisagée comme un état actif de réceptivité qui nous rapproche de ce qui est vécu ici et maintenant. presence-a-soi-ep-12
    • L’accueil complète la présence en laissant exister pensées, émotions et sensations sans chercher immédiatement à les combattre. presence-a-soi-ep-12
    • Le discernement aide à distinguer ce qui relève du réel, de l’intuition, de la peur, des croyances ou de nos projections.
    • Mesdames et messieurs, bienvenue à toutes et à tous dans ce nouvel épisode du podcast Présence à Soi. Aujourd'hui, en fait, je voulais commencer ce podcast en me disant que je pensais au thème depuis à peu près une semaine et puis quand j'ai commencé à écrire le sommaire, les choses me sont apparues un peu moins évidentes que ce que je pensais au départ. Je m'étais dit, bon, ça va aller, c'est une thématique, ça va être fluide, ça va couler, mais en fait pas tant que ça.

      Et au début, oui, mais je me suis un petit peu gratté la tête quand même, en tout cas beaucoup plus que ce que je pensais. Et aujourd'hui, je voudrais vous parler des qualités qui me semblent importantes lorsqu'on chemine spirituellement. Alors j'en ai retenu cinq, et donc voilà, je vous en présente cinq aujourd'hui.

      Cinq qui sont importantes, qui me semblent importantes. Tout ça, évidemment, est très subjectif et je vous partage ce que j'ai validé, ce que je ressens et ce que j'ai la joie de vous partager. Et donc cinq qualités, on pourrait parler de caractéristiques, mais je trouvais que c'était un petit peu dommage de rendre ça trop neutre.

      Voilà, donc je vais pas expliquer pourquoi je parle de qualités, mais voilà, j'ai décidé de parler de cinq qualités spirituelles. Donc je vais pas essayer de dresser une liste, comme vous l'aurez compris, de toutes celles qui existent. Il y en a bien plus que cinq évidemment, mais voilà, je vous le redis, ça a pas été simple d'identifier rapidement les cinq dont je vous parle aujourd'hui.

      Et puis finalement, bon voilà, ça s'est fait, elles sont apparues. Et je vous en parle parce que quand on commence à s'intéresser à la spiritualité, au développement personnel, à la conscience, au monde intérieur, on rentre dans un territoire qu'on pourrait qualifier d'assez grand. C'est le moins qu'on puisse dire.

      Et dans ce territoire, dans cet espace, on peut découvrir vraiment des choses assez incroyables. Voilà, c'est la vie quoi, je suis pas très original. Et on peut aussi se perdre.

      Voilà, on peut facilement se perdre. On peut se raconter des histoires, donc ça je l'ai déjà traité dans le podcast sur les injonctions spirituelles. On peut prendre nos croyances pour des vérités, encore j'en ai parlé dans les illusions spirituelles, je fais ma pub, moi on ne voulait pas.

      Et donc les cinq qualités dont je vais vous parler aujourd'hui, faut pas croire qu'elles soient une méthode ou un objectif à atteindre, mais plutôt des choses que vous pouvez accueillir comme un témoignage, et puis peut-être quelque chose qui pourrait vous inspirer pour une recherche ou une exploration personnelle. Voilà, voyez-les plutôt comme des dispositions aussi, des dispositions intérieures à cultiver, au sens faire vivre, à renforcer, voilà. Et avant de commencer à vous les énumérer, je me suis aussi rendu compte, mais je pense que c'est pas nouveau, que beaucoup de ces qualités, elles sont communes aux êtres humains qui cheminent, quelle que soit leur culture et leur époque, et leur propre expérience.

      Alors la première de ces qualités, c'est la curiosité, et j'ai une affection particulière, vraiment très particulière, vraiment très forte pour la curiosité. Et ce que j'ai envie de vous préciser d'emblée, c'est que je considère la curiosité, je perçois, j'appréhende la curiosité comme quelque chose d'insatiable, un peu comme une soif. La curiosité pour moi, c'est vraiment une envie insatiable d'explorer, de découvrir, et sans nécessairement chercher, sans vouloir quelque chose, comme une réponse ou comme une destination.

      C'est simplement l'envie sincère de découvrir. Et d'ailleurs, on pourrait associer la curiosité à l'envie. L'envie, je dis souvent que c'est un synonyme de moteur.

      L'envie qui nous pousse à réaliser des projets, à poursuivre nos rêves, à sortir de ce qu'on connaît déjà, aller vers le nouveau. Alors le nouveau, c'est pas simple d'aller vers le nouveau, parce que notre cerveau résiste. Nos billets, nos autoroutes, nos ronales, nos plis intérieurs.

      Donc oui, j'associe beaucoup la curiosité et l'envie, même si c'est deux choses qui sont quand même différentes. Je les trouve très voisines l'une de l'autre. Et pour moi, être curieux, c'est aimer apprendre, tout simplement.

      C'est apprendre de nouvelles compétences, mais c'est vraiment en fait tout. Je vais donner des exemples, mais en fait c'est tout. Apprendre de nouvelles langues, apprendre de nouveaux domaines, apprendre de faire des voyages et apprendre de nouvelles cultures, s'intéresser à d'autres manières de voir le monde.

      Voilà, c'est toutes ces choses d'apprendre, apprendre, apprendre. Et c'est aussi accepter d'explorer quelque chose, simplement pour voir ce qui va se passer. Par exemple, pour vérifier par soi-même.

      C'est aussi ça la curiosité. Vérifier quelque chose qu'on aurait entendu, dont on aurait une intuition ou une invitation qu'on aurait reçue. Tiens, je suis curieux d'explorer, de vérifier.

      Et par rapport à ce point, je ne veux pas développer, parce que ce sera encore une fois faire des épisodes trop longs, mais je ne peux qu'insister sur vérifier par soi-même. Dans le domaine spirituel, c'est tellement important pour éviter les croyances, les impasses spirituelles. Parce que c'est vrai qu'un cheminement intérieur, une exploration intérieure ou une exploration tout court, ce n'est pas constitué de croyances qu'on récupère dans les bouquins, dans les films, sur internet.

      Ce n'est pas juste un changement de système de croyance. J'en ai aussi parlé dans le précédent podcast, je crois. On ne remplace pas un système par un nouveau système.

      Qu'on jugerait plus vertueux ou plus conscients, ce genre de choses. Et c'est vrai qu'en fait, si vous écoutez mes podcasts, que vous consultez mes contenus, passez au avenir, vous allez vous rendre compte que je répète souvent la même chose, et souvent différemment. Vérifier par soi-même, éviter les croyances spirituelles, ce genre de curiosités.

      Et je trouve qu'elle nous invite à nous dire, c'est intéressant, je vais regarder, je vais expérimenter, je vais voir ce que cela produit chez moi comme émotion, comme réaction. Rester, un petit peu comme rester ouvert ou disponible à ce qui pourrait se passer, ce qu'on pourrait ressentir. Et c'est vrai qu'explorer, ça implique aussi être curieux, ça implique de prendre des risques.

      Alors pas forcément des risques inconsidérés, quoique. Encore, je pourrais raconter des expériences personnelles, bien des expériences personnelles où je me suis vu prendre des risques, mais ça pourrait encore une fois être l'objet d'un autre podcast. Mais quoi qu'il en soit, il s'agit de découvrir, de faire des choix sans connaître les conséquences, sans penser à tout.

      En gros, c'est ce que je disais il y a quelques minutes, on sort d'une zone familière, cette fameuse zone de confort. Et donc être curieux, c'est accepter probablement, ou peut-être pas, mais en tout cas de se rendre disponible, d'aller, être ok d'aller au contact de l'inconnu. Un inconnu qui abrite, je cherche le mot, je ne vais pas passer trop de temps, mais dans lequel quelque chose est à découvrir.

      Je ne peux pas en dire trop, parce que je ne veux pas tout révéler dans les podcasts. Je pense qu'il y a d'autres espaces, d'autres canaux pour aller encore plus loin dans les enseignements, entre guillemets, dans les enseignements ou dans les gestes, ce que j'appelle les gestes de conscience, que j'ai emprunté à un de mes guides. C'est pas moi qui parle de gestes de conscience, mais ce sont réellement des gestes de conscience.

      Et pas par rapport à l'inconnu, il y a quelque chose, parfois des gestes de conscience à avoir. Voilà, je clôt cette parenthèse. En tout cas, cette capacité, la curiosité, cette capacité à rentrer dans l'inconnu, c'est vraiment une qualité fondamentale, il me semble, pour l'explorateur spirituel.

      Mais pour que cette curiosité reste vivante, il faut une deuxième qualité. Et là aussi, j'ai beaucoup d'affection pour cette deuxième qualité, qui n'est pas simple à mettre en oeuvre et qui est le non-jugement. Alors, le non-jugement, d'où ça vient ? Si je remonte loin, ça revient de loin pour moi, et ça a été renforcé par la communication non-violente.

      Si vous ne connaissez pas la communication non-violente, pas de souci. D'ailleurs, on appelle ça la CNV pour les intimes. Mais c'est vrai que j'en ai beaucoup pratiqué, expérimenté, intégré dans ma vie, et ça a été renforcé.

      Le non-jugement, la capacité à ne pas être dans le jugement, a été renforcé par ma pratique, mes longues années de pratique de CNV. Parce que si je découvre quelque chose et que tout de suite, je le classe, je le juge, je l'étiquette, je cesse déjà un peu, voire beaucoup, de le découvrir. Le jugement, ça ferme les jugements quels qu'ils soient.

      D'ailleurs, c'est intéressant de les reconnaître, parce que les jugements, c'est une famille. Je parle d'évaluation, les jugements par évaluation, les jugements par comparaison, etc. Et le non-jugement, ça laisse ouvert.

      Le non-jugement, ça permet de ne pas se couper des autres, de ne pas se couper de soi, de ne pas se couper du monde. En tout cas, de ne pas rajouter de distance, de ne pas mettre de distance entre soi et les autres, soi et le monde, soi et soi. Parce que lorsque je juge quelqu'un, automatiquement, je ne suis plus en relation avec cet être.

      Ou quand je juge le monde, je ne suis plus en relation avec le monde, d'accord ? Je suis en relation avec l'idée que je me suis fait d'une personne, d'un être, du monde. Je ne suis plus en relation directe. Je mets un intercalaire.

      Et de la même manière, évidemment, lorsque je me juge moi-même, je ne suis plus complètement en contact avec ce que je vis, avec ce que je suis, avec tout ce qui m'anime, tout ce qui m'habite. Je suis en contact avec un commentaire, une pensée, une évaluation, un jugement. Je ne devrais pas ressentir ça.

      Voilà, je ne vais pas vous faire la liste. Je suis trop ceci, trop cela. Je ne devrais pas dépasser.

      Je devrais avoir dépassé ça depuis longtemps. C'est pas bien de juger. Voyez, on se met des doubles couches.

      En plus, on est très très très fort. Et donc, à partir de là, il y a quelque chose qui se ferme, qui se coupe. Le non-jugement, ça permet au contraire de garder, de préserver un regard neuf.

      Et quand je dis un regard neuf, de préserver un regard neuf, c'est à chaque instant, d'instant en instant, de préserver ce regard d'instant en instant. Vous avez compris. En bref, je pourrais dire autrement, ça permet de regarder ce qui se passe avant de décider ce que c'est.

      Ce que j'ai en fait, c'est un peu, je l'ai dit, on met une couche sur le réel. On met un calque ou des lunettes avec un filtre sur ce qui est là. Donc, il n'y a plus ce qui est là, il y a ce que l'on pense de ce qui est là ou ce que l'on juge de ce qui est là.

      Et donc, parfois, ce calque, même souvent, cette superposition qu'on met sur le réel, elle devient tellement importante qu'on ne voit plus ce qui est. On met une distance si importante que cette distance n'est pas sans conséquence. Et donc, le jugement réduit le réel à des mots, à des idées, à des croyances, à des définitions, à des catégories, etc.

      Il distord le réel. Et encore, quand je dis distordre, il rend le réel un paysage mental, un paysage fictif. Et la vertu d'être dans le non-jugement, il ne s'agit pas de... Dans un premier temps, je dirais, détendons-nous, d'accord ? Dans un premier temps, je dirais qu'il s'agit d'être conscient de ces mécanismes de jugement pour nous en libérer.

      Donc, c'est ok de juger. Il ne faut pas non plus se juger parce qu'on juge. Revenez à certains podcasts.

      Je n'ai pas les titres en tête, mais j'en ai déjà parlé. Soyons conscients des mécanismes en nous pour nous en libérer d'abord. Mais quand on parvient à se libérer de certains mécanismes, dont là le jugement, il y a une chose qui peut se produire.

      C'est que quand on cesse de juger ce qui arrive, les problèmes nous atteignent, ce qu'on perçoit comme des problèmes, le réel nous atteint différemment. Ça ne veut pas dire devenir indifférent. Ça ne veut pas dire que tout nous convient.

      Ça signifie qu'on évite d'ajouter à une situation tout un ensemble d'interprétations qui vont, la plupart du temps, amplifier la souffrance qu'il y a en nous, la déconnexion qu'il y a en nous, ou en tout cas agrandir, comme je l'ai dit, la distance entre nous et le réel, nous et le monde, nous et nous-mêmes. Et le même principe, ça vaut pour nos émotions. Ne pas se juger, ça permet de mieux accueillir ce qu'on ressent.

      Et donc, paradoxalement, mieux vivre nos émotions. Là, je parle d'accueil. Il y a tout un programme sur l'accueil.

      Mais je vais passer à la troisième qualité. La troisième qualité, c'est la sensibilité. D'ailleurs, on pourrait la relier à l'accueil.

      Parce que l'accueil, c'est aussi l'accueil de ce qu'on ressent. Et cette qualité, elle a ceci d'intéressant qu'on la considère souvent comme une faiblesse. J'ai écrit un article il n'y a pas longtemps sur mon site, sur l'hypersensibilité.

      J'ai entendu beaucoup d'explorateurs ou de chercheurs, d'explorateurs spirituels, qui déploient, qui développent une immense sensibilité et qui finalement s'en plaignent. Parce qu'ils ne sont a priori pas armés, c'est pas très joli comme mot, mais il leur manque des repères pour ne pas considérer la sensibilité comme une faiblesse. Parce que pour moi, elle n'est pas un cadeau, elle est une véritable porte d'entrée vers une perception plus fine, plus ample de la vie.

      Comme si elle était un sixième sens, ou un septième ou un huitième, peu importe. La sensibilité, elle permet de voir et de vivre le monde différemment. Elle ouvre littéralement des voies qui ne passent pas par le mental.

      Par exemple, et là encore je parle d'expérience, elle favorise le développement de l'intuition, de l'empathie, de la compassion. Elle permet de sentir des nuances que l'intellect, le mental lui, c'est mort. Il n'est pas câblé, il n'est pas fait conçu pour les percevoir.

      Une ambiance, une émotion, un mouvement intérieur subtil, quelque chose qui ne se formule pas avec des mots et qui pourtant est là. Et je crois qu'à travers la sensibilité, on peut développer des liens tellement différents avec soi-même, tellement plus riches avec soi-même, avec les autres et avec le monde, avec la vie. Des liens qui ne sont pas construits, j'insiste un peu, mais qui ne sont pas construits par le mental.

      Notre cortex, notre mental est quand même, même quand on fait un chemin spirituel, il peut rester extrêmement présent. Je crois que les cheminants, les explorateurs spirituels ont une obligation de remettre le mental à sa place, dans un espace qui lui est dédié, qui est au service de tous les autres pans, de ce qui constitue qui on est, ce qu'on est, de notre être. Et puis la sensibilité, de cette façon, elle peut devenir une source de potentiel, de conscience plus grand.

      Être plus sensible, c'est vrai que je trouve que ça favorise vraiment le « déploiement » de la conscience. À condition évidemment de ne pas confondre sensibilité et vérité, ce sont deux choses différentes. Ce à quoi nous sommes sensibles n'est pas forcément, encore une fois, quelque chose qui est gravé dans le marbre.

      On peut être sensible à des manifestations, à des mouvements qui ne sont pas pertinents, qui ne sont pas des pistes fructueuses, sous réserve, bien entendu, comme je le disais encore une fois, de l'explorer soi-même et de le vérifier soi-même. Et cette qualité qu'est la sensibilité, je l'associe à une autre qualité, donc là c'est la quatrième, c'est la présence. Et on pourrait presque dire, plutôt que présence, on pourrait dire conscience.

      Mais là encore, il y a des différences entre les deux et là je veux parler de présence. La présence a ceci de particulier qu'elle est pour moi un état actif de réceptivité. Elle n'est pas simplement être conscient au sens intellectuel.

      C'est être là, réellement là, mais pas de façon passive. C'est une écoute des événements intérieurs, des mouvements intérieurs et extérieurs du monde, de notre expérience, qui est en mouvement, qui est un mouvement. La présence, le mouvement de la présence, c'est rester, c'est par exemple rester au plus près de ce qui est vécu.

      Ici, on dit souvent ici et maintenant, mais c'est juste de ce qui est vécu là, maintenant. C'est sentir ce qui se passe maintenant, ici et maintenant. Observer une pensée, observer l'émergence même d'une pensée, percevoir une émotion, sentir une tension dans le corps, tout ce qui apparaît.

      Écouter quelqu'un, écouter vraiment, sans faire de commentaire, sans préparer une réponse. Regarder ce qui se déroule autour de nous, sans être constamment dans l'interprétation, le jugement, l'anticipation, etc. En fait, je pourrais presque dire que faire le choix de la présence, convoquer la présence ou cultiver une présence active, c'est faire le choix conscient d'être l'acteur total de notre vie.

      Parce qu'être présent, c'est quand même être présent. Oui, quoi dire d'autre ? C'est vraiment être là, présent à tout. Et il me semble, quand on est dans cette posture-là, on est tellement proche de ce qui est et de soi, qu'on devient forcément... Je ne peux pas dire qu'on devient forcément acteur, mais on reçoit vraiment une invitation à être acteur.

      Mais il faudrait que je précise acteur. Qu'est-ce que je pourrais en dire ? Je dirais peut-être nous réconcilier ou nous reconnecter pleinement à notre capacité à orienter notre vie, notre posture et nos choix. Un acteur, c'est un être, un être humain.

      Un être humain qui vit, mais qui en même temps se voit vivre. Et qui n'est pas là pour contrôler chaque mouvement, mais qui est présent. Qui est juste présent à l'expérience.

      Présent de façon, vraiment, c'est subtil, mais une présence active. Et ça, ça nous reconnecte aussi à ce que j'appellerais le vrai temps. Le temps présent.

      Je dis le vrai temps parce que le passé et le futur, c'est ce que j'appelle le faux temps. Parce qu'une grande partie de notre expérience mentale, j'insiste vraiment, de notre expérience mentale, elle se déroule dans ce que moi j'appelle le faux temps. Le passé et l'avenir.

      Le passé, ça existe dans notre mémoire. L'avenir existe dans notre imagination, dans nos projections. Mais notre expérience de vie, de présence, elle, elle se déroule toujours maintenant.

      Alors ça ne signifie pas qu'on doit oublier le passé, ou pas préparer l'avenir. Ça signifie simplement que la présence, elle nous permet de ne pas passer notre vie dans deux endroits. Deux faux temps qui, concrètement, ne sont jamais accessibles autrement que par la pensée, que par le mental.

      Et cette présence, elle implique aussi une autre qualité qui est très proche. Alors c'est pas la cinquième qualité que je veux évoquer, mais je vais en parler un petit peu de cette subtilité de la présence, c'est l'accueil. Accueillir, c'est laisser exister toute chose, une pensée, une émotion, une sensation, sans combattre, sans avoir ce premier réflexe de la combattre.

      Et parfois, souvent dans mes accompagnements, on n'arrive pas à accueillir. Super, j'invite toujours à accueillir qu'on ne puisse pas accueillir. Juste pour l'anecdote, ça me semble important de le préciser.

      Donc accueillir, c'est juste voir ce qui est là, écouter, laisser de la place. Et c'est fou parce que quand curiosité, non-jugement, sensibilité, présence, accueil, présence-accueil, commencent à fonctionner ensemble, à exister ensemble, il y a vraiment quelque chose d'assez indicible qui se passe. On n'est plus ouvert, on n'est plus vivant.

      Mais justement, par rapport à l'ouverture, il y a un truc qui me vient, c'est que cette ouverture peut représenter un risque. C'est-à-dire, être ouvert, ça ne veut pas dire tout croire. Et c'est là justement que la cinquième qualité, je peux en parler, c'est le discernement.

      Je me souviens quand je faisais du chamanisme, pendant des années et des années et des années, il y avait une personne, une amie qui faisait partie de mon groupe, et on appelait ça un cercle, qui faisait partie de mon cercle. Et à l'époque, elle parlait beaucoup, beaucoup de discernement. Et j'entendais, elle en parlait beaucoup.

      En tout cas, elle l'évoquait beaucoup. Elle ne donnait pas de détails, mais elle l'évoquait beaucoup. Et pour moi, le discernement, c'est comme une sorte de boussole face au réel.

      Un peu comme une capacité à distinguer la nature de nos intuitions, de nos peurs, de nos croyances. Et cette distinction, elle peut être assez difficile. Parce qu'une peur, elle peut se présenter sous plein de formes différentes.

      Même y compris sous la forme d'une intuition. Une croyance, elle peut nous apparaître comme une évidence. Et parfois, ce qu'on aimerait profondément être vrai, ça peut devenir tellement séduisant qu'on finit par le prendre pour le réel, en gros.

      Et c'est pour ça que le discernement, spontanément, je ne l'aurais pas mis dans ces cinq qualités, mais il est venu et il est vraiment indispensable. Il me semble indispensable. Vraiment.

      Parce qu'il fonctionne comme un radar, pardonnez-moi le terme, mais comme un radar à bullshit. Y compris face à notre propre bullshit. C'est déjà pas facile de voir les incohérences chez les autres.

      C'est vrai que les voir chez nous, ça demande vraiment beaucoup de présence, beaucoup d'attention, et surtout beaucoup de discernement. Et ce discernement, il nous ramène constamment à quelque chose d'assez simple. C'est qu'est-ce qui est réellement là ? Qu'est-ce que je sais ? Qu'est-ce que je crois ? Qu'est-ce que je ressens ? Qu'est-ce que je vois vraiment ? Qu'est-ce que j'imagine ? C'est vraiment ces interrogations-là, fécondes.

      Je n'ai pas de geste de conscience particulier qui me vient là tout de suite pour convoquer le discernement. Alors ça peut vous paraître un petit peu du chinois ce que je viens de dire, mais certaines qualités spirituelles, il est bon d'avoir des outils pour les convoquer, pour nous y connecter, pour les utiliser quand on en a besoin. Parce que oui, c'est vrai que cette capacité à faire la différence, pour moi, elle est vraiment fondamentale dans un cheminement spirituel.

      Parce que le réel, le monde réel, la nature, mais les autres êtres humains, le réel c'est impitoyable. Il est impitoyable. Et je suis très à l'aise avec ce mot, parce que c'est juste la réalité.

      Le réel est impitoyable. Il n'est pas plus doux simplement parce qu'on a développé une belle vision spirituelle du monde, ou parce qu'on a des croyances, ou des vertus, ou des valeurs qui sont hautement spirituelles, magnifiques, mais complètement barrées, fausses. Du bon bullshit.

      Stéphane Jourdain, tu me manques tellement, il parlait de marchands de soupes. Moi j'appelle ça les bullshitters. Les bullshitters, les soi-disant éveillés, les soi-disant guides, les soi-disant amis, les soi-disant informations pour tout, pour tout, pour tout.

      Mais particulièrement, je donne des exemples du monde spirituel, parce qu'on parle de ça dans ce podcast. Donc le discernement, oui, il nous permet de rester ouverts, sensibles, sans devenir naïfs, ou en tout cas en limitant le risque de le devenir. Il nous permet de rester curieux en limitant le risque de nous perdre.

      Il nous permet de rester présents en limitant le risque de nier, ou de mettre beaucoup trop de couches sur la réalité. Donc le discernement validé à 3000%. Donc si je devais résumer ces cinq qualités, je dirais que la curiosité, elle nous pousse à explorer les paysages de notre vie.

      Le non-jugement, lui, il nous empêche de mettre de la distance avec le monde, avec nos expériences. La sensibilité, elle permet de percevoir les parfums, les saveurs du monde. J'aime beaucoup parler de parfums et de saveurs, d'explorer les parfums et les saveurs, et les paysages.

      La présence, elle nous permet d'être réellement là pour vivre l'expérience pleinement. Et le discernement, bon voilà, je viens d'en parler, il nous aide à reconnaître ce qui, dans notre voyage, notre expérience, dans le voyage de notre vie, dans notre expérience de vie, ce qui relève du réel, de tout le reste, de nos projections, de nos peurs, de nos croyances. Donc curiosité, jugement, sensibilité, présence et discernement.

      Ces cinq qualités qui pourraient certes être différentes, parce qu'elles ne sont pas les seules, mais elles sont pour moi des qualités qui, quand elles sont cultivées, mises en œuvre, elles nous permettent vraiment d'être plus conscients et en bien plus grande proximité avec la vie et avec le voyage que nous sommes. Voilà mesdames et messieurs, merci beaucoup pour votre écoute, pour ce nouveau podcast de Présence à Soi. N'hésitez pas comme d'habitude, si vous avez des commentaires, des remarques, des questions, à me contacter sur mon site internet, sur mes réseaux sociaux.

      Je vous remercie infiniment pour votre écoute et je vous dis à très bientôt.

      29 min
    • Quand la spiritualité devient une nouvelle illusion

      La spiritualité, ce n’est pas une manière de quitter notre humanité, c’est exactement l’inverse. C’est une manière de l’habiter pleinement.

      Résumé

      Que devient le chemin spirituel lorsqu’il se transforme lui-même en nouveau système de croyances ? Dans cet épisode, Emmanuel interroge plusieurs représentations fréquentes : l’idée qu’une capacité particulière révélerait un haut niveau de conscience, qu’une personne « évoluée » devrait se détacher de la matière, ou qu’une expérience mystique suffirait à témoigner de l’éveil.

      Il revient aussi sur la manière dont l’ego peut se réinventer sous une forme spirituelle, et sur la différence entre comprendre quelque chose, vivre une expérience forte et l’intégrer réellement dans sa vie.

      Au fil de cette réflexion, une autre possibilité se dessine : celle d’un chemin moins attaché aux images de perfection, davantage ancré dans le quotidien, les relations, les contradictions et une vie simplement humaine, vraie et incarnée.

      Points clés
      • Une capacité particulière, aussi impressionnante soit-elle, ne témoigne pas nécessairement d’une plus grande conscience ou maturité humaine.
      • Cheminer spirituellement ne signifie pas se retirer du monde ni se détourner de la matière, mais interroger la relation que nous entretenons avec elle.
      • Une expérience mystique ou d’unité ne suffit pas à démontrer qu’une personne est « éveillée » : la question est aussi celle de son intégration dans la durée.
      • L’ego peut lui-même adopter un langage et une identité spirituels, donnant naissance à une nouvelle forme d’identification.
      • Comprendre ou vivre une expérience profonde n’équivaut pas encore à une transformation : celle-ci se révèle dans le quotidien, les relations et les choix.
      • La désillusion peut faire tomber l’idéal d’une spiritualité parfaite et ouvrir vers une vie plus simple, vraie, humaine et incarnée.
      • 30 min
      • Le corps, cet être à part entière

        C’est grâce à notre corps qu’on fait l’expérience de la vie.

        Résumé

        Nous parlons souvent de « notre corps » comme de quelque chose que nous possédons, que nous devons entretenir, soigner, rendre performant ou conforme à certaines attentes. Dans cet épisode, Emmanuel explore une autre manière d’entrer en relation avec lui : le considérer non plus seulement comme un objet ou une mécanique, mais comme un être à part entière.

        À partir de son parcours thérapeutique et spirituel, il évoque la possibilité d’écouter les sensations corporelles et de reconnaître ce qu’elles peuvent parfois nous révéler, tout en se méfiant de la tentation de vouloir donner un sens à chaque douleur ou manifestation physique.

        Une réflexion qui invite aussi à reconnaître tout ce que le corps rend possible, à travers le temps, ses transformations et ses limites, sans exiger de lui qu’il corresponde toujours à nos attentes.

        Points clés
        • Notre relation au corps peut évoluer lorsque nous cessons de le considérer uniquement comme quelque chose que nous possédons.
        • Une sensation corporelle peut parfois ouvrir un accès à un vécu, une émotion ou quelque chose que la pensée ne formule pas.
        • Écouter le corps ne signifie pas chercher systématiquement une signification à chaque douleur ou symptôme.
        • L’attention portée au corps peut devenir une forme de surveillance lorsque nous cherchons constamment à interpréter ce qu’il manifeste.
        • Le corps nous permet de percevoir le monde et de faire l’expérience concrète de la vie.
        • Reconnaître sa présence et ce qu’il rend encore possible peut coexister avec les difficultés, les limitations ou l’insatisfaction que nous pouvons éprouver envers lui.
        • 21 min
        • Les symptômes : obstacles ou chemins vers soi ?

          Et si plutôt que de combattre ce qui se manifeste en nous, on essayait d’explorer, de découvrir ce que ça cherche à nous montrer.

          Résumé

          Nous cherchons naturellement à nous débarrasser de ce qui nous fait souffrir. Pourtant, en maïeusthésie, le symptôme peut être abordé autrement : non comme une explication toute faite, mais comme un point de départ pour explorer ce qui se manifeste et se laisser guider par la personne elle-même.

          L’attention ne se porte alors pas seulement sur l’événement vécu, mais sur celui ou celle qui l’a vécu. Il ne s’agit ni de justifier la souffrance, ni de rendre acceptable ce qui s’est passé, ni de renoncer aux soins nécessaires. La reconnaissance porte sur l’être et sur son vécu.

          Cet épisode explore ainsi une posture moins guerrière envers ce qui se manifeste en nous : avant de chercher à corriger ou à supprimer, se demander parfois ce qui demande à être rencontré.

          Points clés
          • Notre réflexe naturel face à un symptôme est souvent de vouloir le faire disparaître afin de ne plus souffrir.
          • En maïeusthésie, certains symptômes peuvent aussi être envisagés comme des indications ou des invitations à explorer ce qui demande notre attention.
          • Le praticien ne cherche pas à déterminer à l’avance ce que signifie le symptôme, mais se laisse guider par la personne accompagnée.
          • L’attention porte moins sur l’événement lui-même que sur celui ou celle qui l’a vécu et sur la reconnaissance de son vécu.
          • Reconnaître une peur, une colère ou une souffrance ne signifie ni approuver ce qui s’est passé ni légitimer les comportements qui peuvent en découler.
          • Cette approche ne remplace ni un diagnostic médical ou psychologique ni les traitements nécessaires, mais propose une relation moins combattive avec certaines manifestations intérieures.
          • 21 min
          • Se désidentifier pour revenir à soi

            Je peux avoir peur sans être ma peur.

            Résumé

            Que devient notre rapport à nous-mêmes lorsque nous cessons de prendre chacune de nos peurs, croyances ou réactions pour une définition de ce que nous sommes ? Emmanuel revient ici sur la désidentification comme une pratique d’observation : reconnaître ce qui se manifeste en nous, sans chercher immédiatement à le corriger ou à le faire disparaître.

            L’épisode insiste aussi sur l’importance de l’instant présent, seul endroit où un mécanisme peut être réellement vu lorsqu’il apparaît. Une simple formulation comme « tiens, on dirait que je me sens attaqué » peut alors créer un espace entre une perception et l’histoire que nous en faisons.

            Peu à peu, cette attention peut desserrer l’emprise de certains automatismes. Le chemin spirituel devient alors moins une recherche d’un état idéal qu’une exploration de notre condition humaine, avec ses limites, ses contradictions, mais aussi sa joie et sa gratitude.

            Points clés
            • Se désidentifier, c’est commencer à voir nos croyances, réactions, biais et conditionnements sans les confondre entièrement avec ce que nous sommes.
            • Ce processus peut être difficile, parce qu’il implique du changement et rencontre en nous des mécanismes de résistance.
            • Chercher à éliminer nos peurs, nos blessures ou nos schémas peut transformer la désidentification en une nouvelle forme de lutte ou de fuite.
            • Le mouvement proposé consiste plutôt à revenir pleinement à notre corps, nos émotions, nos limites et notre condition humaine.
            • Observer dans l’instant ce qui se manifeste crée un espace entre une réaction et l’identification immédiate à cette réaction.
            • À force d’être conscientisés, certains automatismes peuvent perdre de leur emprise, laissant davantage de place à l’exploration, à l’accueil, à la joie et à la gratitude.
            • 26 min
            • Notre chemin consiste-t-il à devenir une version supérieure ?

              C’est en se rapprochant le plus possible de notre personnalité et de notre condition humaine que l’on va vers quelque chose que l’on pourrait appeler le soi, la présence, l’éveil, la lumière.

              Résumé

              Que signifie réellement cheminer intérieurement ? S’agit-il de devenir une version supérieure de soi, de dépasser certaines parts de notre humanité ou de nous débarrasser de ce qui nous dérange en nous ?

              À partir de la question d’une auditrice, Emmanuel explore une autre manière d’envisager le travail spirituel et thérapeutique. Plutôt qu’une progression vers une version « meilleure » de nous-mêmes, il évoque un mouvement vers quelque chose de plus complet, de plus conscient et peut-être de plus libre.

              Cette réflexion l’amène à interroger notre rapport à la peur, au doute, aux symptômes et à l’ego. Tous ne sont pas nécessairement des obstacles à éliminer. Certains peuvent devenir des points de départ, des ressources ou des invitations à nous rapprocher de nous-mêmes, à condition de ne pas tomber dans la recherche permanente d’une explication à tout.

              Points clés
              • Le chemin spirituel ne conduit pas nécessairement vers une version « supérieure » de soi, mais peut-être vers une version plus complète et plus consciente.
              • La peur, le doute ou un symptôme ne sont pas systématiquement des éléments qu’il faudrait faire disparaître.
              • Certains symptômes peuvent constituer le point de départ d’un chemin vers une rencontre intérieure.
              • Chercher systématiquement une signification à chaque événement ou manifestation corporelle peut conduire à une « tyrannie du pourquoi ».
              • L’ego ou la personnalité peuvent être considérés comme des ressources plutôt que comme des ennemis à combattre.
              • Se rapprocher de notre personnalité et de notre condition humaine peut paradoxalement permettre de moins nous identifier à elles et de cultiver davantage de présence.
              • 12 min
              • Prendre soin sans diriger : laisser la vie se déployer

                La vie, c’est du déploiement partout, c’est de l’éclosion en permanence.

                Résumé

                Après un premier épisode consacré aux injonctions spirituelles, Emmanuel prolonge la réflexion avec Nesrine, praticienne en maïeusthésie. Très vite, une question apparaît : suffit-il de remplacer une injonction par une invitation ? Pour Nesrine, même une invitation peut être reçue comme une nouvelle attente. L’enjeu serait alors moins de dire à l’autre où aller que de lui offrir un espace où il puisse être pleinement accueilli.

                La conversation se déplace ensuite vers le corps et l’intuition. « Écoute ton corps » peut parfois ouvrir un chemin précieux, mais cette formule peut aussi devenir une injonction supplémentaire. Le corps n’est ni un raccourci ni une réponse automatique : il demande la même délicatesse, la même curiosité et la même attention que toute autre dimension de soi. Au fil de l’échange se dessine une confiance commune dans ce qui se déploie déjà, sans avoir à le forcer.

                Points clés
                • Une invitation peut parfois être reçue comme une injonction si elle suggère implicitement un endroit où l’autre devrait parvenir.
                • Accompagner consiste moins à diriger qu’à offrir un espace d’écoute, de non-jugement, de sécurité et de rencontre.
                • Prendre soin, ne signifie pas faire à la place de l’autre, mais permettre à ce qui est déjà à l’œuvre de se déployer.
                • Le corps peut devenir un allié précieux, mais « écouter son corps » n’est ni évident ni adapté de la même manière pour chacun.
                • Le corps peut ramener à l’instant présent, tout en demandant beaucoup de délicatesse lorsqu’il est associé à une histoire douloureuse ou traumatique.
                • L’accompagnement peut s’appuyer sur une confiance dans un mouvement de vie qui se déploie déjà, plutôt que chercher à provoquer un résultat.
                • 44 min
                • Réaliser ses rêves, devenir plus humain ?

                  Est-ce que finalement, quand on réalise nos rêves, est-ce qu’on ne devient pas plus humain ?

                  Résumé

                  Réaliser ses rêves peut sembler être une belle invitation. Pourtant, dès qu’un rêve commence à prendre forme, il cesse d’être seulement une idée : il devient une suite de choix, d’engagements et de décisions qui s’inscrivent dans la vie concrète.

                  Dans cet épisode, Emmanuel revient sur ce que cette réalisation peut demander : du temps, du courage, des ressources, parfois de la solitude, mais aussi une véritable confrontation au réel. Il évoque l’écart qui peut exister entre ce que l’on imagine et ce que l’expérience nous fait finalement vivre.

                  Le rêve apparaît alors moins comme une destination que comme une expérience de déploiement. Une expérience qui peut nous conduire à nous rencontrer autrement, à ajuster nos projections et, peut-être, à devenir un peu plus humains.

                  Points clés
                  • Réaliser un rêve suppose de quitter la projection pour entrer dans des choix et des actions concrètes.
                  • Certains rêves demandent un engagement qui peut durer plusieurs mois ou plusieurs années.
                  • Avancer vers ce qui nous anime implique parfois de décider sans savoir à l’avance quels seront les effets de nos choix.
                  • La réalisation d’un rêve peut devenir une expérience profondément intime et existentielle.
                  • Le pragmatisme, les contraintes matérielles et le temps humain font pleinement partie de l’expérience.
                  • Ce que nous vivons en réalisant un rêve est souvent très différent de ce que nous avions imaginé au départ.
                  • 13 min
                  • L’authenticité plutôt que l’audience

                    À cette époque où les contenus artificiels vont se multiplier, il y a quand même une appétence pour l’authenticité, pour l’humain et pour le vrai.

                    Résumé

                    Une conversation d’une heure et demie avec un ami laisse à Emmanuel un regret : celui de ne pas avoir conservé la trace de certains instants où une parole intime et significative a pu émerger. De cette expérience naît le désir d’accueillir prochainement dans le podcast des échanges réguliers, en préservant autant que possible leur spontanéité, leur rythme et même leurs silences.

                    Emmanuel revient également sur ce qui l’anime dans cette démarche : témoigner, partager et donner une place à la qualité de la rencontre, indépendamment du nombre d’auditeurs. Alors que les productions artificielles se multiplient, il affirme son attachement à l’humain et au vrai, tout en reconnaissant les limites nécessaires de ce qui peut être rendu public. Le podcast devient enfin une manière de prendre du recul sur ce qu’il souhaite proposer.

                    Points clés
                    • Certaines conversations spontanées font émerger des paroles intimes et significatives.
                    • Le temps qui passe transforme le rapport à l’énergie, aux amis, aux liens et à la famille.
                    • Le non-verbal et les silences constituent une part importante de la richesse d’un échange.
                    • De futurs épisodes pourraient accueillir des conversations régulières enregistrées à deux.
                    • La qualité d’un contenu importe davantage que le nombre d’auditeurs ou d’abonnés.
                    • La multiplication des contenus artificiels peut renforcer le besoin d’authenticité, d’humain et de vrai.
                    • Partager publiquement une réflexion aide aussi celui qui s’exprime à prendre du recul.
                    • 7 min
                    • On ne peut pas tout partager

                      Certains enseignements spirituels peuvent-ils réellement être transmis à travers un écran, un texte ou un enregistrement ? Emmanuel explore la frontière entre ce qui peut être partagé publiquement et ce qui demande une rencontre plus intime. Il évoque le risque de dilution, la puissance de la simplicité et la fidélité à ce qui a été reçu, sans refermer pour autant la joie de l’exploration.

                      Résumé

                      Nous vivons à une époque où il est possible de partager largement des connaissances, des expériences et des réflexions. Pourtant, dans le domaine spirituel, tout ne peut peut-être pas être transmis de la même manière. Certains enseignements semblent demander un espace plus intime, fait de proximité, de délicatesse et de présence.

                      Dans cet épisode, Emmanuel interroge cette frontière entre ce qui peut être rendu public et ce qui risquerait de perdre sa profondeur en étant trop largement diffusé. Il évoque également ces enseignements dont la puissance ne vient pas de la force, mais d’une simplicité si évidente qu’elle peut facilement nous échapper.

                      Une invitation à rester curieux, disponible et heureux d’apprendre, en laissant certaines rencontres se présenter naturellement sur le chemin.

                      Points clés
                      • Les réseaux sociaux et les supports numériques permettent de transmettre beaucoup, mais ils ne conviennent pas nécessairement à tous les enseignements.
                      • Certaines transmissions demandent une relation d’être à être, faite d’intimité, de proximité et de délicatesse.
                      • Un enseignement trop largement diffusé peut se diluer et perdre une partie de sa pertinence.
                      • La puissance d’un enseignement spirituel peut résider dans sa simplicité plutôt que dans sa force.
                      • Certaines évidences sont si simples qu’il devient facile de passer à côté.
                      • Ne pas tout partager peut être une manière de rester fidèle à ce qui a été reçu.
                      • La curiosité et la joie d’apprendre permettent de rencontrer naturellement certains enseignements sur son chemin.
                      • 7 min

                      About Présence à Soi

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                      Présence à Soi est le podcast d’Emmanuel Lafont consacré à la psychothérapie, à la spiritualité, aux relations humaines et à la connaissance de soi. À travers des réflexions, des expériences et des…