
Sign up to save your podcasts
Or


Alors que l'élection présidentielle approche, les partis politiques précisent progressivement leurs programmes. C'est notamment le cas du parti Les Ecologistes qui laisse apparaitre la notion de "prospérité écologique" dans un document rendu public le 13 juillet dernier. Quel est donc le rôle de ces documents dans une campagne présidentielle ? Comment ces programmes sont-ils pensés, et quels effets produisent-ils sur le débat public et politique ?
Selon Rémi Lefebvre, professeur de science politique, la construction d'un programme est "le moment de forger une expression qui est censée s'enraciner, faire souche pour fixer une identité". Bien que ce travail ne soit pas nécessairement visible, ce temps est crucial pour les partis qui structurent leur ligne politique, en parallèle du choix de leur candidat et de leur organisation jusqu'à l'élection. C'est dans ce sens qu'Isabelle Guinaudeau, chargée de recherche au CNRS, évoque une "phase de pré-campagne" qui constitue une "activité de production des programmes" souvent sous-estimée.
Pour Rémi Lefebvre, il s'agit donc de tester certaines propositions qui peuvent être évolutives, selon l'actualité, les dynamiques de campagne, mais aussi le choix du candidat final, le programme étant à ce stade encore celui du parti, plus que celui d'un candidat. L'élaboration d'un programme est donc un passage obligé pour se qualifier en tant que candidat à l'élection présidentielle et permet d'expliciter des projets dans un contexte électoral brouillé rappelle Isabelle Guinaudeau.
Ulysse Rabaté, chercheur en sciences politiques, observe par ailleurs que les partis tentent de renouveler la fabrique des programmes en s'ouvrant davantage aux contributions citoyennes et aux mobilisations sociales. Une forme de "mise en scène" selon lui très importante pour créer une "légitimité autour d'un projet", mais qui résulte davantage d'une reformulation de propositions politiques, que de contributions ouvertement formulées par les citoyens.
By Alors que l'élection présidentielle approche, les partis politiques précisent progressivement leurs programmes. C'est notamment le cas du parti Les Ecologistes qui laisse apparaitre la notion de "prospérité écologique" dans un document rendu public le 13 juillet dernier. Quel est donc le rôle de ces documents dans une campagne présidentielle ? Comment ces programmes sont-ils pensés, et quels effets produisent-ils sur le débat public et politique ?
Selon Rémi Lefebvre, professeur de science politique, la construction d'un programme est "le moment de forger une expression qui est censée s'enraciner, faire souche pour fixer une identité". Bien que ce travail ne soit pas nécessairement visible, ce temps est crucial pour les partis qui structurent leur ligne politique, en parallèle du choix de leur candidat et de leur organisation jusqu'à l'élection. C'est dans ce sens qu'Isabelle Guinaudeau, chargée de recherche au CNRS, évoque une "phase de pré-campagne" qui constitue une "activité de production des programmes" souvent sous-estimée.
Pour Rémi Lefebvre, il s'agit donc de tester certaines propositions qui peuvent être évolutives, selon l'actualité, les dynamiques de campagne, mais aussi le choix du candidat final, le programme étant à ce stade encore celui du parti, plus que celui d'un candidat. L'élaboration d'un programme est donc un passage obligé pour se qualifier en tant que candidat à l'élection présidentielle et permet d'expliciter des projets dans un contexte électoral brouillé rappelle Isabelle Guinaudeau.
Ulysse Rabaté, chercheur en sciences politiques, observe par ailleurs que les partis tentent de renouveler la fabrique des programmes en s'ouvrant davantage aux contributions citoyennes et aux mobilisations sociales. Une forme de "mise en scène" selon lui très importante pour créer une "légitimité autour d'un projet", mais qui résulte davantage d'une reformulation de propositions politiques, que de contributions ouvertement formulées par les citoyens.