Puisque vous avez du talent

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Puisque vous avez du talent episodes

  • Puisque vous avez du talent - Le duo Schangay : ' Notre complicité a été immédiate ! ' - 21/11/2021
    Le duo Schangay est un duo formé par la violoniste Ingrid Schang et la pianiste Myriam Ayari.
    Après des études aux Conservatoires de Bruxelles et de Mons et un cursus de perfectionnement en Italie, -pour la pianiste Myriam Ayari, auprès de Valentina Berman, l'épouse du regretté Lazar Berman-, les deux jeunes musiciennes développent leur carrière individuellement.
    C'est en 2017, que leur duo se forme. " Au départ", nous confiera la pianiste Myriam Ayari, "Notre idée était simplement de nous retrouver pour déchiffrer quelques uns des nombreux trésors du répertoire pour violon et piano. Mais dès le début, nous nous sommes rendues compte que notre complicité était immédiate et évidente ".
    Débutent alors une série de recherche de répertoire, suivie de nombreux concerts.
    En 2020, après 3 ans de travail, les deux jeunes artistes se voient offrir l'opportunité d'enregistrer un 1er disque chez "Passavant".
    C'est le fruit de ce travail que nous découvrirons aujourd'hui. "Nous avions pu rôder le répertoire du disque en concert, et nous avions envie de faire un disque qui nous ressemble", nous expliquera Myriam Ayari, "Sincère, et honnête".
    Une production sur laquelle on retrouve deux grandes Sonates du 20è siècle ayant pour toile de fond la guerre : le 1er conflit mondial pour la Sonate pour violon et piano de Janacek, et le second pour la 1ère Sonate pour violon et piano de Prokofiev. Enfin, et c'était important pour le duo Schangay, une création contemporaine de Karl Naegelen, compositeur français, né en 1979, qui nous a dédié son Cycle de 7 mouvements pour violon et piano.
    Le premier disque du duo Schangay est un disque puissant, exigeant, et qui évite les travers de ce "prêt à aimer" qui fleurit trop souvent dans un certain monde du disque.
    La complicité et l'entente musicale de la violoniste Ingrid Schang et de la pianiste Myriam Ayari y sont évidentes dès les premières mesures. On y sent deux artistes très en phase, à l'écoute, et très impliquées dans leur désir de partager ce répertoire, empreint de la souffrance de ces deux grands conflits mondiaux.
    Le duo Schangay : un duo qui voit loin, et large !
    Bonne écoute!
    Réalisation et présentation: Laurent GRAULUS
    1 hr 56 min
  • Puisque vous avez du talent - Le Studio lyrique du Palais des Beaux-Arts de Charleroi et la Chapelle musicale de Tournai dans ' Cosi fan tutte ' de Mozart - 14/11/2021
    Pleins feux ce dimanche sur le Studio lyrique du Palais des Beaux-Arts de Charleroi.
    Une initiative de l'institution carolorégienne qui a pour ambition d'aider de jeunes artistes lyriques diplômés, belges, ou ayant étudié en Belgique. Sélectionnés sur audition chaque saison, ces derniers reçoivent des conseils sur tous les aspects de l'Art lyrique : la dimension vocale, certes, mais aussi la dimension scénique, le jeu d'acteur...
    Une expertise et des conseils dispensés par le baryton Marcel Vanaud, et Cécile Bolle, directeurs artistiques de ce studio lyrique du Palais des Beaux-Arts de Charleroi et la metteuse en scène Karine Van Hercke, .
    A la clé pour ces jeunes chanteuses et chanteurs, la possibilité de se produire en public dans les plus grands opéras du répertoire, avec un orchestre professionnel, en l'occurrence " La Chapelle Musicale de Tournai ". Un Orchestre fondé il y a près de 30 ans par le pianiste Philippe Gérard, qui le dirige depuis sa création, et qui a fait de cet Orchestre, le partenaire musical de ce studio lyrique.
    A noter que Philippe Gérard est également Directeur musical de ce studio lyrique du Palais des Beaux-Arts de Charleroi.
    Ce 2 mai dernier, ce sont cinq chanteurs de ce studio lyrique qui se produisaient en l'église St jacques de Tournai. Au programme, une version de concert de "Cosi fan Tutte" de Mozart, accompagnée par la Chapelle musicale de Tournai, conduite par Philippe Gérard, qui dirigeait également les six chanteurs de ce célèbre opéra, au livret subtil de Da Ponte.
    De jeunes artistes que nous avons rencontrés après leur prestation, de même que le chef et Directeur musical, Philippe Gérard. Ils nous raconteront de l'intérieur comment ils ont vécu cette expérience, sans public, pour les raisons que l'on sait.
    Maintes fois reporté pour cause de pandémie, c'est le baryton Eric Dujardin, un chanteur professionnel chevronné qui avait dû remplacer au pied levé, le jeune Nicolas Roy, souffrant, dans le rôle de Gugliemo.
    Les cinq autres chanteuses et chanteurs font eux, bel et bien partie de ce studio lyrique du PBA de Charleroi :
    Tiffany Delguste (soprano): Fiordiligi
    Marie-Juliette Ghazarian (mezzo-soprano) : Dorabella
    Blandine Coulon (soprano) : Despina
    Kenny Ferreira (ténor) : Ferrando
    Halidou Nombre (baryton) : Don Alfonso
    Réalisation et présentation : Laurent GRAULUS
    Prise de son musicale RTBF Musiq3 : Francis WILLEMS et Manu WAUTIER
    1 hr 56 min
  • Puisque vous avez du talent - Louison Petit, guitariste: ' Il ne faut pas avoir peur du vide sonore, et laisser les harmonies se développer ' (Nouvelle diffusion) - 07/11/2021
    Nouvelle diffusion de cet entretien réalisé en février dernier.
    Louison Petit est né en France, en 1998.
    Il débute la musique et la guitare dès l'âge de 6 ans, et commence à se former
    auprès de David Garciarena en Dordogne, en 2011.
    Il rejoint ensuite le Conservatoire de Tours, après ses études secondaires, où il étudie avec Rémi Jousselme. Il y obtient son Diplôme d'Études Musicales (DEM) en 2018, suivi d'un Premier Prix de Perfectionnement et d'une Licence de Musicologie en 2019.
    La même année 2019, il intègre le Pôle Supérieur de Lille pour continuer sa formation auprès de Judicaël
    Perroy, Carlo Marchione et Florian Larousse, une formation qu'il poursuit actuellement.
    Musicien cultivé et ouvert à toutes les musiques, il se passionne pour toutes les époques : que cela soit celle de la musique Renaissance où le luth était encore roi, ou le 20e siècle de Villa-Lobos, ou bien encore les magnifiques Caprices de Legnani, ami de Paganini.
    Le répertoire contemporain n'est pas non plus en reste dans son univers guitaristique. Nous en aurons deux beaux exemples avec la musique de Léo Brouwer, et celle de Dušan Bogdanovic
    Guitariste à la technique impressionnante, Louison Petit s'est illustré lors de 4 Concours internationaux, entre 2018 et 2020. Des Concours français, portugais et allemands, au cours desquels il a raflé 3 Premiers Prix et un second Prix.
    Quel que soit le répertoire, le jeune guitariste a déjà une "patte" qu'on croit reconnaître : le vibrato est expressif, mais mesuré, et la variété de ses attaques donnent à son jeu beaucoup de variété, de lisibilité et de couleurs.
    Habité par son instrument, il a le souci de faire sortir la guitare de sa zone de confort, par le choix créatif de répertoires méconnus, et pourtant passionnants !
    A propos de la musique contemporaine, et de la manière de l'aborder, Louison Petit nous déclarera avec une maturité et un bon sens désarmants : " Il ne faut pas avoir peur du vide sonore, et laisser les harmonies se développer "
    Louison Petit, un guitariste intelligent, généreux et inspiré, et un homme résolument attachant.
    Bonne écoute !
    Réalisation et présentation : Laurent GRAULUS
    1 hr 56 min
  • Puisque vous avez du talent - Thomas Enhco, pianiste et compositeur : ' J'aime qu'on voie le geste artistique, mais pas forcément tout ce qui le précède' (Nouvelle diffusion) - 31/10/2021
    Nouvelle diffusion de cet entretien qui vous avait été proposé en mars dernier.
    Thomas Enhco est né en France, en 1988.
    Fils de la chanteuse lyrique Caroline Casadesus, petit fils du chef d'orchestre Jean-Claude Casadesus, beau-fils du violoniste de jazz Didier Lockwood, et fils de l'éditeur Jean-Etienne Cohen-Séat, lui-même mélomane et excellent pianiste amateur, la musique semble avoir toujours fait partie de la vie de Thomas Enhco.
    "Tout petit", nous racontera notre invité, " Ma mère nous chantait des airs d'opéra a capella, comme ceux de Richard Strauss par exemple (ndlr. : David, son frère, est trompettiste), cela a probablement été mon premier contact avec la musique. Quant à mon père, Jean-Etienne Cohen-Séat, éditeur de livre, et grand mélomane, j'aimais m'installer sous le piano quand il était au clavier. Il nous racontait des histoires en lien avec la musique qu'il jouait. "
    A l'âge de 4 ans, la mère de Thomas divorce, et épouse le violoniste de jazz Didier Lockwood. C'est à ce moment-là que le jeune Thomas découvre le jazz, et très singulièrement le monde de l'improvisation, par le biais de Lockwood, mais aussi de tous ses amis jazzmen qui passaient à la maison familiale.
    Le jeune enfant avait déjà commencé le violon à l'âge de 3 ans, grâce à sa mère. A l'âge de 6 ans, il se met au piano, et c'est au même moment qu'il commence le jazz . C'est Didier Lockwood qui enseignera le jazz à Thomas et son frère David, du moins au tout début. Le grand violoniste français qui avait une passion pour la transmission, ouvrira peu après une petite école de jazz, devenue une grande école aujourd'hui, et dans laquelle Thomas Enhco enseigne désormais, mais dans laquelle il fut d'abord élève.
    Notre invité a donc été baigné à la fois dans la tradition orale du jazz avec Didier Lockwood, et ses amis musiciens, mais a aussi reçu une solide formation théorique.
    Thomas entreprendra ensuite des humanités musicales, où tous les après-midis étaient dédiés à la musique, qu'il étudiait et pratiquait dans l'école de jazz fondée par Didier Lockwood.
    "Dès le moment où j'ai commencé le piano (ndlr; : à 6 ans) ", nous confiera le pianiste, " J'ai commencé à composer. Très vite, Didier Lockwood m'a incité à consigner par écrit mes compositions, juste pour que je m'en souvienne ! "
    A l'âge de 16 ans, le jeune pianiste est admis dans la section "Jazz" du Conservatoire national supérieur de Musique de Paris, dont il sera exclu 2 ans plus tard, pour avoir préféré une tournée de concerts avec Didier Lockwood, à une session d'examens dans l'institution parisienne. Peu après, Thomas complètera sa formation, en revenant étudier dans l'école de Jazz de Didier Lockwood.
    Repéré par un producteur japonais, il tournera ensuite beaucoup au Japon, en trio, et passera aussi quelques années à New York, où il jouera également essentiellement en "piano trio" : piano, contrebasse, batterie.
    Jusqu'en 2014-2015, la carrière fulgurante de Thomas Enhco se fera exclusivement dans le jazz, mais à partir de ce moment-là, il commencera à collaborer de plus en plus souvent avec des musiciens classiques.
    L'on ne peut séparer le compositeur du pianiste, tant la composition a toujours été omniprésente et fondamentale dans la vie de notre invité. Aujourd'hui, Thomas Enhco ne compose plus seulement du "jazz", mais aussi du répertoire classique. En 2019, dans son disque "Thirty", il dévoilait son 1er Concerto pour piano. Il en a depuis écrit un 2e, ainsi qu'un Concerto pour piano et marimba.
    A ce propos, et c'est là l'une des collaborations les plus flamboyantes de Thomas Enhco, il collabore depuis près de 13 ans avec la marimbiste bulgare Vassilena Serafimova.
    En 2016, ils faisaient paraître leur 1er disque en duo, "Funambules" chez Deutsche Grammophon.
    Leur 2e disque "Bach mirror", paraît en ce moment, chez Sony.
    Une production qui est consacrée à des transcriptions et des recompositions de quelques grands thèmes de J-S.Bach, mais...
    1 hr 57 min
  • Puisque vous avez du talent - Eva Zaïcik, mezzo-soprano : ' C'est en 1ère année de médecine que j'ai fait mon coming-out lyrique ! ' (Nouvelle diffusion) - 24/10/2021
    Nouvelle diffusion de la rencontre avec cette artiste qui s'est produite tout récemment à notre Festival Musiq3. C'était le 7 octobre dernier à Tourines La Grosse. Un concert qui a été enregistré par Musiq3, et que vous pouvez par ailleurs réécouter. L'entretien qui est à suivre a quant à lui été réalisé en mars dernier.
    Eva Zaïcik est née en France, en 1987.
    Alors qu'elle est encore une enfant, Eva se retrouve dans la chorale de sa ville natale de Maisons-Alfort, en banlieue parisienne. Elle se souvient particulièrement y avoir un jour chanté la Passion selon Matthieu de J-S.Bach. Une expérience qui la marquera durablement : " J'étais si petite, que je peux à peine me souvenir si j'ai vraiment chanté ", nous confiera la chanteuse, " Mais me retrouver baignée dans cette musique de Bach m'a transcendée, et presqu'illuminée ! "
    Après un moment sans musique, c'est adolescente qu'elle renouera avec la voix, en devenant la chanteuse du groupe de rock de son lycée. " Je ne lisais pas une note de musique à l'époque ", nous racontera Eva, " Mais je me souviens qu'un jour, après un concert, la mère du batteur (ndlr. : qui est devenu son mari) m'a dit que j'avais une jolie voix et que je devrais la travailler... ". Elle rejoint ensuite l'école de Musique pour commencer à "étudier" la musique de manière plus formelle.
    Après des études secondaires scientifiques, Eva Zaïcik entreprend des études de médecine. Un rêve qui était aussi celui de toute sa famille. C'est que du côté de sa maman, à peu près tout le monde est médecin ! Mais après une année de médecine très intense, sans chanter, Eva décide d'abandonner cette voie : " J'ai fait mon coming-out lyrique à ce moment-là, tant la musique me manquait. J'ai pris conscience qu'elle était essentielle à mon équilibre. "
    C'est donc relativement tard, vers 19, 20 ans que la mezzo-soprano se lance dans des études professionnelles. Un parcours qui commencera par la Maîtrise de Notre-Dame de Paris, et qui se terminera par le prestigieux Conservatoire national supérieur de Musique de Paris, une institution où elle avait par ailleurs longtemps hésité à s'inscrire.
    "Je n'ai jamais rêvé d'être là où je suis ! " nous dira Eva Zaïcik, " Chaque jour je me demande, comment est-ce arrivé ! ".
    Le talent et le travail exceptionnels de la chanteuse lui permettront de commencer à travailler professionnellement très rapidement. En 2017, c'est à l'éminent "Jardin des voix" de William Christie qu'elle est admise, et en 2018, elle irradie le Concours Reine Elisabeth en remportant le 2e Prix.
    La même année 2018, Eva Zaïcik est également élue "Révélation lyrique" aux "Victoires de la Musique" !
    Aujourd'hui, Eva Zaïcik évolue essentiellement dans le monde de la Musique baroque. Elle y est devenue l'une des voix les plus recherchées, pour son timbre extrêmement chaleureux, sa souplesse dans tous les registres, mais aussi son style et son goût exquis dans ce répertoire, où jamais l'information et l'élégance ne peuvent faire défaut.
    Ces deux dernières années, elle s'est particulièrement illustrée et consacrée à travailler avec l'ensemble " Le Consort ", fondé et dirigé par le claveciniste français, Justin Taylor, un ami du Conservatoire de Paris.
    Avec cet ensemble, Eva Zaïcik a déjà enregistré deux disques parus chez ALPHA : le 1er en 2019 : "Venez chère ombre", consacré à des cantates françaises.
    Le 2e opus du "Consort" "Royal Haendel" paraît en ce moment, toujours chez ALPHA. Il s'intéresse à la naissance de l'Académie royale de Londres, en 1719. Une académie dont Georg Friedrich Haendel fut nommé Directeur musical. Une époque où l'on souhaitait promouvoir la musique italienne au Royaume-Uni.
    Un disque lumineux, dans lequel l'élément le plus royal est sans nul doute la voix d'Eva Zaïcik : on y ressent à tout instant sa joie à chanter, à s'exprimer avec sincérité et simplicité. C'est une bouffée de bonheur et de beauté, magnifiée par la délicatesse de l'ensemble "Le Consort",...
    1 hr 56 min
  • Puisque vous avez du talent - Andreas Polyzogopoulos et Diederik Wissels : ' Si l'on a besoin de trop parler dans un duo, c'est qu'il y a un problème ! ' (Nouvelle diffusion) - 17/10/2021
    Nouvelle diffusion de cette émission qui vous avait été proposée le 5 novembre 2020.
    Diederik Wissels est pianiste de jazz et compositeur. Depuis plus de 30 ans, il est l'un des grands noms de la scène jazz en Belgique. Il est également professeur de piano, de composition, et d'ensemble (ndlr. : l'équivalent de professeur de musique de chambre) au Conservatoire de Bruxelles, section néerlandophone.
    C'est là qu'il a rencontré le trompettiste grec Andreas Polyzogopoulos, mais surtout lors d'un concert que donnait le jeune trompettiste. Diederik Wissels apprécie son jeu, l'invite à jouer quelques morceaux, le courant passe, ils réalisent un enregistrement "démo"... : leur duo était né !
    Andreas Polyzogopoulos, c'est un musicien au parcours intéressant, et étonnant. Il a d'abord aimé le rock, puis le jazz, qu'il aborde en tant que guitariste. C'est grâce à Miles Davis qu'il découvre la trompette, et la fanfare de son village en Grèce, où il apprend à jouer l'instrument.
    Rapidement, il prend conscience qu'il a quelque chose à dire avec cet instrument. A l'âge de 21 ans, il rejoint la section jazz du prestigieux Conservatoire d'Amsterdam, pour y étudier la trompette.
    Passionnés, curieux, ouverts et cultivés, les deux hommes découvrent qu'ils aiment les mêmes disques, et partagent la même conception de la musique. C'est donc avec beaucoup de naturel, et de simplicité que leur duo prend forme.
    Et le pianiste Diederik Wissels de nous confier " qu'un duo, c'est d'abord une rencontre personnelle. Si l'on a besoin de trop parler, c'est qu'il y a un problème ! [...] Ce n'est pas parce qu'on est deux, qu'on est petits, et qu'on ne peut pas sonner "large". Il s'agit surtout de faire appel à l'écoute de son partenaire. Pour bien écouter, il faut parfois se taire ! Chacun fait des propositions. Et c'est parfois quand votre partenaire ne vous emboîte pas le pas, que naissent des moments très forts, porteurs d'une grande créativité. "
    Et le trompettiste Andreas Polyzogopoulos de compléter : " La musique de notre duo, dont celle de Diederik Wissels, n'est pas difficile techniquement. Moins on joue de notes, plus on crée de l'espace. C'est ça qu'on veut accueillir avec cette musique "
    Le 13 octobre dernier, les deux musiciens étaient en concert à la Jazz Station, à Bruxelles, à l'invitation des "Lundis d'Hortense" (ndlr. : l'association des jazzmen/women de Belgique).
    C'est ce concert, enregistré par Musiq3 que nous vous proposons de découvrir aujourd'hui. On y entendra essentiellement des compositions du pianiste Diederik Wissels, et en bis, une composition du trompettiste grec Andreas Polyzogopoulos.
    Diederik Wissels et Andreas Polyzogopoulos : deux musiciens complices, et attentifs, mais avant tout deux belles personnes.
    Bonne écoute !
    Réalisation, prise de son musicale et présentation : Laurent GRAULUS
    1 hr 56 min
  • Puisque vous avez du talent - Le duo Etna : ' Nous sommes à la recherche de la beauté de l'imparfait ... ' (Nouvelle diffusion) - 10/10/2021
    Nouvelle diffusion de cet entretien que nous avions réalisé en février 2021
    Camille Fisette, 28 ans est violoniste et Marie Havaux, 32 ans, pianiste. Les deux jeunes femmes se sont rencontrées en 2015, alors que Camille Fisette donnait un concert, Marie était dans le public, elle a immédiatement été conquise par son jeu : le duo Etna était né !
    Camille Fisette s'est formée à l'IMEP, auprès de Marc Danel, puis en Autriche, dans le cadre d'une année Erasmus, auprès de Helfried Fister, et enfin à Poitiers, auprès de Brigitte Barat. Passionnée par l'enseignement, elle est également détentrice d'un diplôme d'agrégation. Une passion qu'elle partage avec la pianiste Marie Havaux, elle aussi agrégée.
    La jeune pianiste a, quant à elle, étudié au Conservatoire Royal de Liège, auprès d'Etienne Rappe, puis avec le grand Maître Benedetto Lupo lors de Master classes. Après sa Maîtrise à Liège, Marie Havaux a rejoint le Koninklijk Conservatorium Brussel pour y étudier le pianoforte avec Boyan Vodenitcharov.
    Animées par le désir de partager, le duo Etna porte un 1er projet en 2017 avec une danseuse contemporaine. Un programme se balançant entre musique contemporaine répétitive et musique de film, qui entraîne le spectateur dans un monde surréaliste et déconcertant de mouvements et de sonorités.
    Très attachées à l'éducation musicale des plus jeunes, elles proposent également une deuxième création, " Souvenirs d'enfance ", recueillant leurs meilleurs souvenirs musicaux respectifs. Une façon originale et ludique de décrire un parcours musical auprès du jeune public.
    Plus récemment, elles se sont investies dans un tout autre programme autour de la femme compositrice. Grâce au soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles, elles ont eu l'opportunité de partir à Montréal à deux reprises et d'échanger avec une compositrice et peintre québécoise, Julie Thériault.
    Soucieuses d'être des artistes, mais aussi des citoyennes engagées, Marie Havaux et Camille Fisette interrogent la place de la femme dans le milieu de la musique.
    Un travail initié avec cette compositrice québecoise et qui se prolonge avec la jeune compositrice belge Apolline Jésupret (25 ans), rencontrée tout récemment, et qui va leur écrire tout un programme original, violon-piano de 50 minutes !
    En août 2020, le duo Etna enregistrait la musique de Julie Thériault et la 2e Sonate pour violon et piano d'Edvard Grieg.
    "Enregistrer, c'est une expérience passionnante, mais c'est une toute autre énergie que celle du concert ", nous confiaient les deux artistes du Duo Etna. " Elle n'est ni meilleure, ni moins bonne, il faut juste s'y adapter. Nous avons malgré tout envisagé cette séance, comme un concert. Quand on joue pour un public, c'est un don de soi. Avec les caméras et les micros, le défi, c'est de pouvoir se réinventer dans une autre forme de don. "
    Et Marie Havaux de nous raconter une anecdote de l'un de ses professeurs vis à vis de la (vaine) quête de la perfection lorsqu'on enregistre: " Nous sommes dans une forme de génération "Ikea", où tous les musiciens devraient être identiques, et... parfaits ! Or la pratique de la Musique ancienne avec Boyan Vodenitcharov ", poursuivait Marie Havaux, " Cette pratique donc, m'a appris que deux chaises d'un menuisier n'étaient jamais identiques : cela les rend d'autant plus magnifiques ! Notre duo s'inspire de ce type d'artisanat. Nous sommes à la recherche de la beauté de l'imparfait "
    Camille Fisette, violoniste et Marie Havaux, pianiste : deux musiciennes complices, raffinées et solides, deux femmes généreuses et engagées, qui n'hésitent pas à à partager leurs savoirs et leurs passions.
    Réalisation et présentation : Laurent GRAULUS
    Prise de son musicale (E.Grieg et J.Thériault) : Simon BESÈME
    1 hr 56 min
  • Puisque vous avez du talent - Sarah Defrise, soprano : ' La découverte de Joseph Jongen m'a fait changer la façon dont j'envisage la musique ' - 03/10/2021
    Depuis le début de ce mois de septembre, Musiq3 vous invite à découvrir cinq podcasts originaux consacrés à de grands mythes, contes et légendes. Une série que nous avons intitulée "Au-delà du mythe"
    Des mythes qui vous sont contés par cinq grandes voix lyriques belges : Jodie Devos, Anne-Catherine Gillet, Sophie Junker, Céline Scheen et Sarah Defrise.
    La soprano Sarah Defrise que nous avions rencontrée en octobre 2020. A la faveur de cette série de podcasts "Au-delà du mythe", nous vous proposons de (re)découvrir cette artiste, aussi volubile que brillante !
    Née dans une famille de scientifiques-mélomanes, Sarah Defrise a toujours été entourée de musique. Dès l'âge de 4 ans, elle débute le piano. Une passion à laquelle s'ajoute rapidement celle du théâtre. Dès l'âge de 10 ans, la jeune soprano décide qu'elle sera chanteuse.
    Elle intègre alors la Choraline, le Choeur des Jeunes de la Monnaie. Parallèlement à ses activités musicales, elle entreprend des études de langues et littératures romanes à L'ULB. Des études qu'elle interrompra pour se consacrer désormais exclusivement à l'Art lyrique.
    Un parcours académique d'Art lyrique qui se poursuivra en deux temps temps : tout d'abord au Conservatoire de Bruxelles, section néerlandophone, puis à Paris, à l'Ecole Normale de Musique Alfred Cortot, où elle travaillera avec Daniel Ottevaere, grand pédagogue belge émigré à Paris, et qui deviendra son mentor.
    En 2014, la jeune soprano belge fait ses débuts à l'opéra royal de Wallonie dans le rôle de Clorinda dans la "Cenerentola" de Rossini. Depuis lors, Sarah Defrise n'a pas cessé de chanter à l'opéra. On y apprécie bien sûr la souplesse, l'agilité, et l'expressivité de sa voix lumineuse, à la projection rare. Mais c'est aussi son jeu d'actrice extrêmement convaincant et engagé, qui est particulièrement remarqué par les metteurs en scène, comme par les Directeurs musicaux.
    A la question de savoir si le métier de comédienne aurait pu être une autre voie, Sarah Defrise nous répondra sans détour : " J'y pense encore toujours, mais l'Opéra n'est rien d'autre que du théâtre en Musique ! "
    En septembre 2020, c'est à La Monnaie que Sarah Defrise incarne le rôle principal d'une adolescente, dans l'opéra "Dead little girl", de Jean-Luc Fafchamps, 1er volet de la trilogie "Is this the end ? " Dans cette production, filmée et diffusé en streaming, les performances vocales et théâtrales de Sarah Defrise ne font qu'un. On y ressent toute la douleur de l'adolescence, comme si la jeune soprano était vraiment cette adolescente en détresse.
    Parallèlement à ce métier à l'Opéra, Sarah Defrise nourrit depuis plusieurs années maintenant, une passion pour le compositeur belge Joseph Jongen (1873-1953). Une passion qui l'a conduite à réaliser une thèse de Doctorat autour des mélodies pour voix et piano de Jongen.
    Un travail intense, minutieux et méticuleux qui l'a occupée pendant quatre ans. Une thèse qui exigeait également de proposer une production musicale. Celle-ci s'est concrétisée par l'enregistrement discographique de l'intégrale des mélodies pour voix et piano de Jongen.
    Le 1er volume de cette trilogie, intitulé "Entrevisions" est paru chez Musique en Wallonie. Deux autres volumes sont à paraître dans le futur. Dans ce 1er volet, Sarah Defrise est accompagnée par l'excellent pianiste londonien Craig White. ils y explorent, entre autre, l'opus 25, composé en 1902.
    A propos de Jongen, Sarah Defrise nous confiera que " La découverte de sa musique m'a fait changer la façon dont j'envisage la musique [...] L'une des difficultés et des douleurs de Jongen aura été celle de ne pas comprendre, au tournant du 20e siècle tout le courant dodécaphonique qui s'amorçait. Jongen ne l'a jamais emprunté. "
    En conversant avec la jeune artiste, on se rend vite compte de la richesse de sa personnalité : elle n'est ainsi pas seulement une artiste lyrique très complète, mais aussi une chercheuse, et enfin une citoyenne...
    1 hr 56 min
  • Puisque vous avez du talent - Margaux Vranken, pianiste de jazz : ' Pour envisager une carrière musicale, il faut pouvoir compter sur un environnement très soutenant ' (Nouvelle diffusion) - 26/09/2021
    Nouvelle diffusion de cet entretien qui vous avait été proposé la 1ère fois, en mars dernier.
    Margaux Vranken vient tout juste de fêter ses 30 ans. Elle est pianiste, mais aussi compositrice et arrangeuse.
    D'aussi loin qu'elle se souvienne le chant a toujours fait partie de sa vie. Enfant, elle aimait chanter à tue-tête Michael Jackson ou Led Zeppelin que son père écoutait volontiers
    Elle se souvient ainsi avec émotion d'un disque, reçu de son papa lors de ses 10 ans, et reprenant les plus grands hits des Beatles
    " C'est entre autre grâce à ce disque que j'ai appris l'anglais, que j'ai aimé la, et les voix sous toutes leurs formes, et peut-être appris inconsciemment à goûter aux beaux arrangements ", nous confiera la jeune artiste.
    C'est grâce au piano de la maison familiale, que Margaux entreprend des études aux Académies de Schaerbeek et Woluwé Saint-Lambert.
    "Ma mère nous a beaucoup soutenues, ma soeur et moi, dans note parcours musical. Elle a par exemple étudié 3 années de solfège avec nous, pour pouvoir nous aider. C'est quelque chose qui a beaucoup compté pour moi, et le soutien familial et/ou amical est un élément déterminant pour envisager une carrière ! ", nous dira Margaux Vranken.
    Après ses études secondaires et son cycle d'académie -réussi avec la plus grande distinction-, la jeune pianiste est reçue dans la section jazz du Conservatoire flamand de Bruxelles, dans la classe de piano de Diederik Wissels. Un pianiste raffiné, mais aussi compositeur et arrangeur de talent.
    En 2017, Margaux reçoit une bourse d'études pour étudier au Berklee College of Music afin de poursuivre un Master d'un an, au Berklee Global Jazz Institute de Boston, un département de haut niveau du collège américain. En attestent le nom de ses professeurs : Danilo Pérez, Terry Lyne Carrington, John Patitucci, Joe Lovano.
    De très solides études et connaissances musicales qui permettent aujourd'hui à la jeune artiste bruxelloise d'envisager une triple carrière: de pianiste bien sûr, mais aussi de compositrice et d'arrangeuse.
    Un défi qu'elle relève aujourd'hui avec son disque "Purpose" (le but, l'objectif, le dessein, la voie...) qui paraît en ce moment chez IGLOO.
    Une production qui est le fruit de son année de travail passionné et acharné au "Berklee college of Music" de Boston. C'est là qu'elle a rencontré quasiment tous les musiciens (ndlr. : ils sont 13) de ce disque.
    "Purpose" a été enregistré à Brooklyn, et est constitué de dix compositions originales de la pianiste, qui en a aussi signé tous les arrangements. Le résultat est décoiffant : on passe par des climats très différents, en fonction de l'effectif instrumental. Margaux a tenu à créer autant de contrastes que possible, c'est ce qui lui tient le plus à coeur dans l'écriture, et les arrangements
    Elle s'est ainsi entourée d'un quatuor à cordes, de trois souffleurs, trois chanteuses, un guitariste, et un rythmique contrebasse/batterie. Des musiciens de haut vol, et du monde entier, qui ont fait leur classe, -comme notre invitée-, au Global institute de Berklee.
    Musiciens à la technique et à la maturité impressionnantes, ils mettent en valeur les compositions de Margaux Vranken, qui, toujours sont construits à partir de mélodies rudement bien ficelées. Elle réussit ce grand écart si difficile, entre de belles mélodies, faciles d'accès, et un jazz d'aujourd'hui, qui n'hésite pas à s'exprimer d'une manière exigeante, sans compromission aucune.
    "Purpose" est un magnifique travail, une production qu'on vous recommande, l'un de ces disques que l'on peut réécouter à l'envi, tant les couches qui le composent sont subtiles et nombreuses !
    Margaux Vrancken: une artiste très complète, passionnante, et attachante et dont les compositions font avancer le jazz dans des directions insoupçonnées.
    Bonne écoute!
    Réalisation et présentation : Laurent GRAULUS
    1 hr 56 min
  • Puisque vous avez du talent - Le quatuor Desguin: ' Le secret d'un bon quatuor ? Rester de bons amis ! ' (Nouvelle diffusion) - 19/09/2021
    Nouvelle diffusion de cet entretien que nous vous avions proposé en décembre 2020.
    Les quatre membres du quatuor Desguin se sont rencontrés au Conservatoire d'Anvers, où ils ont tous les quatre étudié.
    Wolfram Van Mechelen, 1er violon, et Ludovic Bataillie, 2e violon sont nos invités aujourd'hui. Une formation complétée par Rhea Vanhellemont à l'alto, et Pieter-Jan De Smet au violoncelle.
    L'histoire du quatuor débute alors que Wolfram et Ludovic, les deux violonistes, partagent un appartement pendant leurs études au Conservatoire. Ils s'y découvrent un vrai amour pour la musique de chambre. Peu après, ils créent un quatuor au cours de musique de chambre, avec les membres actuels du quatuor. Ils l'appelleront "quatuor Desguin", du nom du médecin qui a lui-même donné son nom à la rue où est situé le Conservatoire d'Anvers : la "Desguinlei".
    " Notre parcours de quatuor est avant tout un parcours d'amitié ", nous confiera Ludovic Bataillie, 2e violon.
    Et Wolfram Van Mechelen de compléter : " Après tout le travail que nous avions déjà effectué pendant nos études au Conservatoire, cela nous aurait paru tellement dommage, et par ailleurs impensable, de ne pas poursuivre cette belle aventure".
    Près de 3 ans après leur création, le quatuor Desguin commence à faire parler de lui de toutes parts. En février 2020, il remportait le prix Supernova. En octobre 2020, ils publiaient leur 1er enregistrement consacré au 10e quatuor D.87 de Franz Schubert, avec le soutien de l'ASBL SWUK Vlaanderen (sociale werk van de uitvoerende kunstenaar), une ASBL flamande qui soutient les débuts de carrière de jeunes artistes classiques.
    Mais ce qui leur a donné confiance en l'avenir, c'est indubitablement leur rencontre avec le grand quatuor tchèque Zemlinsky. Peu de temps après la création du quatuor Desguin, ses quatre membres ont la possibilité de suivre une "Master class" avec les "Zemlinsky". Les quatre musiciens tchèques les convainquent, -si besoin en était-, de débuter une carrière dans le monde du quatuor. Un chemin aussi exigeant que passionnant. "Ce qui nous a tout de suite frappés ", nous dira Ludovic Bataillie :
    " C'est le fait que les Zemlinsky avaient un profil tout à fait semblable au nôtre. Eux aussi, étaient quatre copains qui s'étaient rencontrés au Conservatoire de Prague" Et Wolfram d'ajouter : " Nous sommes rapidement devenus des amis. Lors d'une de ces Master class, Petr Strížek, le 2e violon des Zemlinsky a noté sur ma partition l'adresse du pub, où ils nous donnaient rendez-vous le soir ! Notre quatuor n'aurait jamais pris cet envol sans cette rencontre. C'est quelque chose d'inoubliable, et nous leur en sommes très reconnaissants ! ".
    Wolfram Van Mechelen et Ludovic Bataillie se souviennent aussi, avec beaucoup d'émotion, d'une Master Class avec le Maître, parmi les Maîtres : Günter Pichler (° 1940), 1er violon du mythique quatuor Alban Berg.
    Et Wolfram Van Mechelen de nous raconter leur 1ère rencontre : " Lorsque vous arrivez chez lui, tout doit être déjà parfaitement au point, comme par exemple les tempis, et cela au numéro près. Pour lui, 55 à la noire, ce n'est pas 54... [...] Cela dit, derrière cette immense rigueur se cache aussi une très grande générosité. A l'issue de cette Master class, ils nous a ainsi déclaré : " Vous pouvez oublier tout ce que je vous aurai dit, sauf ceci : si vous voulez faire carrière, il est essentiel que vous restiez tous les quatre de bons amis ! "
    Dans la droite ligne de Gunter Pichler, le quatuor Desguin se souvient aussi du travail avec Gilles Millet, 2e violon du quatuor Danel : "Pendant deux heures, nous avons travaillé sur... deux mesures ! Vous n'avez pas idée combien cela nous a fait progresser !"
    Fort de ces encouragements, le quatuor avance aujourd'hui avec confiance, mais aussi opiniâtreté et détermination : "Le quatuor est notre priorité, mais de nos jours, on ne peut plus se permettre de ne faire que cela. Nous sommes donc également tous les...
    1 hr 56 min

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L’émission de Laurent Graulus consacrée aux jeunes musiciens professionnels vous est proposée le samedi et le dimanche. Musiq’3 souhaite donner un coup de pouce à la visibilité des jeunes talents qui démarrent leur carrière, en les enregistrant, en les diffusant et en proposant l’enregistrement aux radios membres de l’Union des radios européennes (UER). Un beau moyen pour les grands noms de demain de se faire connaître !