
Sign up to save your podcasts
Or


Charles-Alexandre de la TOUR et TAXIS, descendant des rois de Grèce et de Danemark, des tsars de Russie et des princes allemands. Auteur de C’était une autre Europe - souvenirs de famille (Flammarion)
Nul ne peut disconvenir que l’Europe, au-delà de l’Union européenne, traverse une crise existentielle inédite, marquée notamment par la dénatalité et désindustrialisation, ainsi qu’« un effacement civilisationnel ». Que l’expression vienne de Donald Trump ne suffit pas à la récuser. D’ailleurs, cet effacement ne date pas d’hier. La guerre froide, par la discipline qu’elle imposait au camp occidental, avait masqué les fragilités de l’Europe. Notons que les États-Unis jouent à son égard un jeu très pervers : ils veulent que l’Europe soit un vassal, qu’elle ne soit jamais un rival. Le Vieux continent a le privilège de la profondeur du temps et de l’histoire. Si tout se délite, faut-il changer d’élite ? Faut-il revenir à l’Europe des cousins ? Renouer avec les familles aristocratiques permettrait-il de réconcilier des peuples en plein désarroi, laissés comme orphelins, abandonnés aux extrêmes. On a tous besoin d’un père. La chose toutefois n’est pas si simple : les familles régnantes, qui n’ont pas réussi à empêcher la guerre de 14, ne sont pas faites pour gouverner mais pour incarner, pour peu qu’elles aient une très haute idée de leur rôle et des servitudes qu’il impose. L’inverse du monde des people et autres célébrités.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Louis DaufresneCharles-Alexandre de la TOUR et TAXIS, descendant des rois de Grèce et de Danemark, des tsars de Russie et des princes allemands. Auteur de C’était une autre Europe - souvenirs de famille (Flammarion)
Nul ne peut disconvenir que l’Europe, au-delà de l’Union européenne, traverse une crise existentielle inédite, marquée notamment par la dénatalité et désindustrialisation, ainsi qu’« un effacement civilisationnel ». Que l’expression vienne de Donald Trump ne suffit pas à la récuser. D’ailleurs, cet effacement ne date pas d’hier. La guerre froide, par la discipline qu’elle imposait au camp occidental, avait masqué les fragilités de l’Europe. Notons que les États-Unis jouent à son égard un jeu très pervers : ils veulent que l’Europe soit un vassal, qu’elle ne soit jamais un rival. Le Vieux continent a le privilège de la profondeur du temps et de l’histoire. Si tout se délite, faut-il changer d’élite ? Faut-il revenir à l’Europe des cousins ? Renouer avec les familles aristocratiques permettrait-il de réconcilier des peuples en plein désarroi, laissés comme orphelins, abandonnés aux extrêmes. On a tous besoin d’un père. La chose toutefois n’est pas si simple : les familles régnantes, qui n’ont pas réussi à empêcher la guerre de 14, ne sont pas faites pour gouverner mais pour incarner, pour peu qu’elles aient une très haute idée de leur rôle et des servitudes qu’il impose. L’inverse du monde des people et autres célébrités.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.