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Jean-Louis ANDRÉ, normalien, journaliste, réalisateur de documentaire. Auteur de Notre chez-soi : la maison des français depuis les Trente Glorieuses (Odile Jacob)
Peut-être avez-vous déménagé en cette rentrée. C’est alors le moment d’occuper l’espace d’un nouvel intérieur. Y mettrez-vous un bouddha ou un crucifix ? Notre chez soi ne se résume pas à quatre murs surmontés d’un toit. Dans nos espaces intimes s’écrivent nos vies. Mais ceux-ci sont aussi des projections mentales, l’œuvre d’architectes et d’urbanistes qui ont les ont pensés. Comment ? Pourquoi ? L’architecture nous reflète, nous conditionne aussi. Depuis la Seconde Guerre mondiale, on est passés des papiers peints fleuris aux murs blancs, du Formica à Ikea, des grands ensembles aux pavillons. Normalien, journaliste, réalisateur de documentaire, Jean-Louis André refait cette histoire de la maison des Français depuis les Trente Glorieuses. C’est depuis l’appel de l’abbé Pierre en 1954 que l’État s’implique massivement dans une politique du logement qui, pendant vingt ans, va couvrir la France de grands ensembles. Valéry Giscard d’Estaing y met fin en 1974. Le consumérisme, allié au clocher de la France tranquille des années Mitterrand, inaugure une ère nouvelle, plus individualiste, celle des lotissements pavillonnaires, lesquels sont décriés aujourd’hui pour leur empreinte écologique. Le pavillon demeure toutefois le rêve des Français. Le chez soi est aussi une source de tensions, qu’il s’agisse des résidences secondaires ou des AirBnB.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Louis DaufresneJean-Louis ANDRÉ, normalien, journaliste, réalisateur de documentaire. Auteur de Notre chez-soi : la maison des français depuis les Trente Glorieuses (Odile Jacob)
Peut-être avez-vous déménagé en cette rentrée. C’est alors le moment d’occuper l’espace d’un nouvel intérieur. Y mettrez-vous un bouddha ou un crucifix ? Notre chez soi ne se résume pas à quatre murs surmontés d’un toit. Dans nos espaces intimes s’écrivent nos vies. Mais ceux-ci sont aussi des projections mentales, l’œuvre d’architectes et d’urbanistes qui ont les ont pensés. Comment ? Pourquoi ? L’architecture nous reflète, nous conditionne aussi. Depuis la Seconde Guerre mondiale, on est passés des papiers peints fleuris aux murs blancs, du Formica à Ikea, des grands ensembles aux pavillons. Normalien, journaliste, réalisateur de documentaire, Jean-Louis André refait cette histoire de la maison des Français depuis les Trente Glorieuses. C’est depuis l’appel de l’abbé Pierre en 1954 que l’État s’implique massivement dans une politique du logement qui, pendant vingt ans, va couvrir la France de grands ensembles. Valéry Giscard d’Estaing y met fin en 1974. Le consumérisme, allié au clocher de la France tranquille des années Mitterrand, inaugure une ère nouvelle, plus individualiste, celle des lotissements pavillonnaires, lesquels sont décriés aujourd’hui pour leur empreinte écologique. Le pavillon demeure toutefois le rêve des Français. Le chez soi est aussi une source de tensions, qu’il s’agisse des résidences secondaires ou des AirBnB.
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