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Or


« Qu’un personnage aussi insensé, vulgaire, agité, immature, puisse devenir président de la République, c’était déjà un choc à l’époque. Depuis, il a fallu s’habituer. », disait Frédéric Lordon à propos de Nicolas Sarkozy.
Et il ne pouvait avoir plus raison.
Pendant que Trump regagne la maison blanche, échappant à la justice qui ne semble pouvoir l’attraper, c’est au tour de la France de trainer, pour une potentielle 4e condamnation, son illustre criminel.
Plus qu’un film de Yannick Kergoat (Les nouveaux chiens de garde, La (très) grande évasion), c’est un film sur l’ancien président de la république que nous sommes alllé.e.s voir. À travers la parole de deux journalistes de Mediapart, Personne n’y comprend rien tente de nous y faire voir plus clair sur l’affaire Kadafi-Sarkozy...pari réussi ? Écoutez notre 11ème épisode critique pour le savoir! 🤫
Personne n'y comprend rien,
Réalisation : Yannick Kergoat
Production : Belladone Films, Norte Productions, coproduit par Mediapart
Distribution : jour2fête
Crédit musical : Cet homme, Lo (2008)
Nous recevons ce mois-ci dans ce nouvel épisode de Qui relève de l'entrevue la réalisatrice Turco-Suisse Aylin Gökmen !
Le cinéma d’Aylin est sensible, poétique, tourné vers l'autre, s'intéressant aux récits et aux endroits qu'elle traverse afin de comprendre le passé dans la captation au présent.
Ses deux premiers courts-métrages Spirits & rocks et Depuis je vole ont rencontré un grand succès en festivals, voyageant de Locarno à Sundance. Malgré ces réussites à l'international, le monde du cinéma s'est révélé être celui de la désillusion et des violences structurelles.
Dans cette entrevue, on parle des festivals et de leurs importance dans les carrières des cinéastes, de l’industrie du cinéma Suisse, des discriminations dont Aylin a pu être victime. Finalement on lui pose la question du rôle du cinéma aujourd'hui, face à un contexte politique désastreux, de ses possibilités.
Crédit musical :
Eldorado 54, Yom
Avec l’aide du critique Olivier Du Ruisseau, on crée en live le top 10 des documentaires de l’année. En hommage au podcast Super Ciné Battle, chacun.e présente un film pour le débattre, puis le classer par rapport aux autres. Des oeuvres reflétant l’actualité politique 2024, une mise en avant du documentaire québécois et la victoire du Cinéma en fin de compte…cette liste ultime des documentaires 2024 offre un beau panorama de ce que le cinéma du réel peut produire.
Nous continuons notre exploration des métiers du cinéma documentaire en recevant aujourd'hui Philippe Bouchard-Cholette en charge des communications au Cinéma Public. Lorsque l'on se rend au cinéma on se pose rarement la question de qui décide des films qui y sont accessibles ? Quels enjeux se cachent derrière les choix de programmation pour une salle indépendante de quartier de Montréal comme le Cinéma Public.
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Crédit musical : Cinema Paradiso, Ennio Morricone , 1988
Deuxième long métrage de la réalisatrice Mati Diop, récompensé de l’ours d’Or à Berlin, Dahomey se déroule en 2021, navigant entre la France et le Bénin. On y suit le rapatriement de 26 œuvres pillées par l’armée française lors du sac d’Abomey en 1892. C’est la première fois qu’un état d’Afrique du sud Sahara obtient le retour physique de sa culture et de son histoire. Un événement si inattendu pour Mati Diop que ce film, commençant comme un projet fiction, se voit obligé de devenir documentaire…
Date de sortie : 22 mars 2024
Extrait : How the world works, Bo Burnham (2021)
Matthew Wolkow réalise des films documentaires depuis le milieu des années 2010. Son premier long-métrage, coréalisé avec Jean-Jacques Martinaud, sera diffusé à l'édition 2024 des RIDM. Tenk le décrit comme “l’une des nouvelles voix les plus originales” du documentaire québécois".
Crédit musical :
Aucun documentaire dans l’histoire du cinéma français n’a eu une telle couverture et un tel buzz! Quoi qu’on pense du film, Kaizen, le premier film du youtubeur Inoxtag, est un événement pour le cinéma documentaire. L’avenir nous dira s’il s’agissait d’un symptôme ou le début d’une révolution. Il nous semblait important de nous intéresser sérieusement au film, en tant que film. Pour ce neuvième épisode, on revient sur l’avalanche de critiques qu’a reçu Kaizen, mais, aussi et surtout, on analyse le film à partir de sa proposition esthétique et de son dispositif.
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Considéré comme le chef d’œuvre du réalisateur Richard Linklater, Boyhood a marqué les esprits, entres autres, pour son dispositif étonnant. Le film est tourné sur douze ans, à raison de quelques jours de tournage par année. Boyhood étiqueté comme film de fiction, mais une dimension ou un degré documentaire est incontestablement présent dans le film qui, en moins de 3h, arriver à capter des corps soumis au temps, tente de saisir les passages d’une époque à une autre et ce qui compose matériellement une époque : c’est-à-dire sa technologie et ses événements (ou plutôt, ses non-événements).
Film antépénultième d’Agnès Varda, la réalisatrice revient à reculons comme elle le dit sur sa vie, ses films, sesamis. Un processus autoréflexif et autobiographique qui mêle photographies, extraits de films, images d’archives, installation artistique et expérimentations formelles fictionnelles et documentaires. Un film testamentqui part de la plage et de la mer pour celle à qui on a longtemps volé l’origine de ce qu’on a appelé la Nouvelle Vague.
© Ciné Tamaris, 2009
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Paul B. Preciado est un chercheur, philosophe, essayiste, commissaire d’exposition, connu notamment pour ses livres Un appartement sur Uranus, Testo Junkie et plus récemment Dysphoria Mundi. À présent cinéaste, Preciado nous offre un premier long-métrage intitulé Orlando, ma biographie politique (prix spécial du jury à la Berlinale 2023 dans la section Encounters). Prenant comme fil rouge, point de départ ou point d’ancrage (appelez le vous voulez) le livre Orlando de Virginia Woolf (déjà adapté au cinéma par Sally Potter en 1992) Preciado assemble passage du livre et témoignages biographiques dans des scènes semi-fictionnelles (ou semi-documentaires, qui sait) le tout générant un film collage, un manifeste trans venant transposer dans le cinéma certaines des thématiques récurrentes de ses œuvres.
Date de sortie 30 novembre 2023
@Arte
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