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Le deuxième épisode du balado Hiatus, consacré à la poésie, propose une conversation autour de quatre œuvres qui trouvent, dans le silence, le langage et l’agentivité des choses, une manière de répondre aux horreurs du monde. Les critiques abordent les territoires de l’absence et de la présence de Dieu, là où la poésie tente de donner forme à ce qui nous échappe.
Cet épisode est aussi l’occasion de rendre hommage au poète Marcel Labine, qui a accompagné le balado et qui nous a quitté·es le 4 mai dernier. Sa présence, sa pensée et sa voix continuent de résonner dans cette conversation.
Animation:
Jeannot Clair
Critiques:
Laurance Ouellet Tremblay
Hector Ruiz
Marie-Célie Agnant
Oeuvres:
Chant des créatures (2024) de Nadine Ltaif - Le Noroît
Folie, fureur et ferveur. Oeuvres poétiques (1972-1975) (2025), Anne Sexton, traduit de l’anglais par Sabine Huynh - Antoine Fouque / des femmes
La bouche pour montrer une série de lames (2024) de Mégane Desrosiers - Les Herbes rouges
Lecture d’un poème de Je n’y suis pour personne (2026) de Marcel Labine - Les Herbes rouges
Crédits sonores :
Ravi Shankar, Morning Raga
Anne Sexton reading The Ambition Bird
Lucienne Vernay et les Quatre Barbus, Ah! vous dirais-je maman
Thème musical : Zéa Calla
Enregistrement : Maurice Bolduc
Hiatus est le rendez-vous critique de la revue Spirale. Il réunit une douzaine d’adeptes de la critique culturelle, qui débattent avec l’animateur, Jeannot Clair, de poésie, d’arts de la scène, d’essai littéraire et d’arts visuels. Hiatus permet de découvrir des œuvres récentes et moins récentes, et de prendre le pas de recul qui rapproche l’art de soi. Dans l’écart de la critique, soudain, le sens apparaît. La critique est un « chœur discursif », écrivait Arnaud Viviant dans Cantique de la critique : « …plus il est grand, plus il paraît chanter et discourir juste. »
Le balado Hiatus, enregistré dans les studios de CIBL, est une coproduction de Radio Spirale.
La troisième saison du balado critique Hiatus est lancée ! Dans ce premier épisode, consacré aux arts de la scène, l’animateur et les critiques se penchent sur la 20e édition du Festival TransAmériques (FTA), présentée au printemps 2026.
Laissez-vous porter par une discussion critique autour des œuvres, des corps et des enjeux qui traversent une programmation marquée par la diversité des pratiques, des voix et des territoires.
Animation:
Jeannot Clair
Critiques:
Guylaine Massoutre
Kama La Mackerel
François Jardon-Gomez
Oeuvres:
Réquiem para un alcaraván (2026) de Lukas Avendaño
The Chains (2026) de Evan Webber
Baldwin and Buckley at Cambridge (2026) de Elevator Repair Service
Crédits sonores :
Bande-annonce FTA, Requiem para un alcaraván
Bande-annonce FTA, The Chains
Bande-annonce FTA, Baldwin and Buckley at Cambridge
Thème musical : Zéa Calla
Enregistrement : Maurice Bolduc
Hiatus est le rendez-vous critique de la revue Spirale. Il réunit une douzaine d’adeptes de la critique culturelle, qui débattent avec l’animateur, Jeannot Clair, de poésie, d’arts de la scène, d’essai littéraire et d’arts visuels. Hiatus permet de découvrir des œuvres récentes et moins récentes, et de prendre le pas de recul qui rapproche l’art de soi. Dans l’écart de la critique, soudain, le sens apparaît. La critique est un « chœur discursif », écrivait Arnaud Viviant dans Cantique de la critique : « …plus il est grand, plus il paraît chanter et discourir juste. »
Le balado Hiatus, enregistré dans les studios de CIBL, est une coproduction de Radio Spirale.
L’oiseau a trimballé le fil qu’il avait à la patte de par le monde. Il l’a teint en rouge. Il s’est perdu en circonvolutions. Le fil, bien sûr, s’est emmêlé. L’oiseau a fini par se blottir dans la pelote, qui est un nid comme un autre.
Découvrez Le nœud, le sixième et dernier épisode du balado Seuls les ratés me plaisent. À travers le fil, la corde, la broderie, le tricot et l’écriture, l’épisode explore les liens entre création, artisanat et ratage. Que se passe-t-il lorsque la maîtrise laisse place à l’expérimentation, à l’erreur ou à ce qui nous dépasse? Un épisode sur le perfectionnisme, le temps, les détours et les formes qui naissent parfois de ce qui ne s’est pas passé comme prévu.
Intervenantes :
Stéphanie Cazaentre
Rebecca Colère
May Dosem
Stéphane Martelly
Maude Pilon
Citation en exergue :
Stéphane Martelly, « Prose 1 », Inventaires, Montréal, Triptyque, 2016.
Bibliothèque (œuvres citées, évoquées ou dans l’orbite de l’épisode) :
Lou Andrea-Salomé et Anna Freud, À l’ombre du père. Correspondance 1919-1937
Stéphanie Cazaentre, Dans la tête d’une brodeuse
Yves Citton, « Pour une écologie des lignes et des tissages », en collaboration avec Saska Walentowitz
Antoine Compagnon, La seconde main ou le travail de la citation
Tim Ingold, « Les matériaux de la vie » (trad. de l’anglais de Christel Paris)
Tim Ingold, Une brève histoire des lignes (trad. de Sophie Renaud)
Jacques Lacan, « Le moment de conclure », Leçon du 11 avril 1978
Stéphane Martelly, Comme un trait/Le fil d’or et d’argent
Stéphane Martelly, Les jeux du dissemblable
Stéphane Martelly, « Créer depuis le lieu de ce silence. Possibilités et impossibilités de la marge en création », Savoir les marges
Théo Mercier, « Catch of the Night », 2023, BAD TIMING, Villa Médici
Maude Pilon, À midi, une joie
Idée originale, animation et narration de Karianne Trudeau Beaunoyer
Réalisation de Karianne Trudeau Beaunoyer, avec l’aide de Mathieu Rolland
Conception sonore, montage et mixage par Antonin Wyss
Musique originale d’Alexandre David
Visuel de Louise Marois, graphisme par Bianca Sanguino
L'identité visuelle du balado est une adaptation du travail du Studio T-Bone.
Production de Radio Spirale, avec la collaboration de Charlotte Biron (UQAM) et du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ)
Où vont les choses qui disparaissent? Et celleux qui démissionnent? Où se logent les proto-poèmes? Les fantômes? Celleux qui n’ont jamais pu commencer?
Dans ce cinquième épisode de Seuls les ratés me plaisent, la mémoire devient un espace troué, mouvant, où l’effacement peut aussi ouvrir sur d’autres mondes. Avec Hoda Adra, Amandine André, Jo·hana Blanc et Camille Paré-Poirier, on discute de silences, de traces, de répétitions, de démissions, de mémoire corporelle et de ce qui persiste malgré tout.
Cet épisode nous invite à penser le trou non pas comme un vide, mais comme une ouverture vers ce qui reste à inventer.
Citation en exergue :
Amandine André et Frédéric Neyrat, Impossessions primitives/L’Anti-Terre, Paris, les presses du réel, coll. « al dante », 2024.
Intervenantes :
Hoda Adra
Amandine André
Jo Blanc
Camille Paré-Poirier
Bibliothèque (œuvres citées, évoquées ou dans l’orbite de l’épisode) :
Hoda Adra, L’histoire de comment je me suis séparée en deux
Jo·hana Blanc, Les déserteuses
Lewis Caroll, Les aventures d’Alice au pays des merveilles
Diderot, Paradoxes sur le comédien
Nye Ffarrabas, « Terminal Piece »
Jack Halberstam, The queer art of failure
Raymond Murray Schafer, Alzheimer’s Masterpiece
Camille Paré-Poirier, Je viendrai moins souvent
Camille Paré-Poirier, Quelqu’une d’immortelle
Samuel Taylor Coleridge, Biographia Literaria
Denis Villeneuve, Arrival
Idée originale, animation et narration de Karianne Trudeau Beaunoyer
Réalisation de Karianne Trudeau Beaunoyer, avec l’aide de Mathieu Rolland
Conception sonore, montage et mixage par Antonin Wyss
Musique originale d’Alexandre David
Visuel de Louise Marois, graphisme par Bianca Sanguino
L'identité visuelle du balado est une adaptation du travail du Studio T-Bone.
Production de Radio Spirale, avec la collaboration de Charlotte Biron (UQAM) et du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ)
La troisième paupière de l’oiseau cligne devant le flash de l’appareil. Il échappe à la prise en un clin d’œil.
Que devient-on lorsqu’on s’expose? Que révèle une image, et que laisse-t-elle dans l’ombre? Entre photographie, autofiction et écritures de soi, cet épisode explore les zones troubles où le réel se déforme, où l’intime devient visible et où l’image, plutôt que de saisir, nous échappe.
Découvrez, dans le quatrième épisode du balado Seuls les ratés me plaisent, une réflexion sur le regard, la mémoire, la disparition et ce qui résiste à toute tentative de représentation.
Citation en exergue :
Claire Legendre, Ce désir me point, Montréal, Leméac, 2024.
Intervenantes :
Lula Carballo
rachel lamoureux
Claire Legendre
Prune Paycha
Karine Rosso
Bibliothèque (œuvres citées, évoquées ou dans l’orbite de l’épisode) :
Le Théâtre des Cuisines
Gloria Anzaldúa, Terres frontalières/La frontera : la nouvelle mestiza
Nelly Arcan
Roland Barthes, La chambre claire
Louky Bersianik, Nicole Brossard, Louise Cotnoir, Louise Dupré, Gail Scott et France Théoret, La théorie, un dimanche
Pierre Bourdieu, Les règles de l’art : genèse et structure du champ littéraire
Sophie Calle, Douleur exquise
Lula Carballo, post-espoir
Alix Cléo Roubaud, Journal (1979-1983)
Marguerite Duras, L’été 80
rachel lamoureux, À quoi jouons-nous?
Claire Legendre, Vérité et amour
Claire Legendre, Viande
Claire Legendre, Making-of
Fernando Pessoa, « Bureau de tabac »
Karine Rosso, Mon ennemie Nelly
Karine Rosso, Entre l’île et la tortue
Stendhal, De l’amour
Jean-Marc Victor, « Une “laine d’albâtre” : quelques cas de surexposition dans la photographie américaine »
Idée originale, animation et narration de Karianne Trudeau Beaunoyer
Réalisation de Karianne Trudeau Beaunoyer, avec l’aide de Mathieu Rolland
Conception sonore, montage et mixage par Antonin Wyss
Musique originale d’Alexandre David
Visuel de Louise Marois, graphisme par Bianca Sanguino
L'identité visuelle du balado est une adaptation du travail du Studio T-Bone.
Production de Radio Spirale, avec la collaboration de Charlotte Biron (UQAM) et du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ)
Et si revenir sur ses pas n'était pas toujours une façon de corriger une erreur, mais plutôt une manière de prendre son temps, de ne pas s'abandonner à l'inertie, de se prêter au jeu de la transformation? Dans ce troisième épisode, l'oiseau explore le repentir, qui désigne autant une correction apportée à une œuvre en cours d'exécution que le vif regret d'une faute, et se faufile dans l'interstice entre regret et recommencement, entre accroc et renouveau.
Les voix de Sayaka Araniva-Yanez, Chloé Savoie-Bernard, Sfiya, Lucie Taïeb et Laurence Thériault-Lainé nous invitent à suivre les gestes de la peinture, de l’écriture et de la création : les retouches invisibles, les œuvres abandonnées, les détours nécessaires et les imperfections qui deviennent parfois le lieu même où quelque chose advient.
Écoutez « Le repentir », le troisième épisode de Seuls les ratés me plaisent.
Citation en exergue :
Lucie Taïeb, Freshkills : recycler la terre, Montréal, Varia, coll. « Proses de combat », 2019 / Paris, Pocket, 2022.
Intervenantes :
Sayaka Araniva-Yanez
Sfiya
Chloé Savoie-Bernard
Lucie Taïeb
Laurence Thériault-Lainé
Bibliothèque (œuvres citées, évoquées ou dans l’orbite de l’épisode) :
Sayaka Araniva-Yanez, Je regarde de la porno quand je suis triste
Anya Nousri, On m’a jeté l’œil
Chloé Savoie-Bernard, Sainte Chloé de l’amour
Lucie Taïeb, La mer intérieure
L. Etchart, Tupamadre
Idée originale, animation et narration de Karianne Trudeau Beaunoyer
Réalisation de Karianne Trudeau Beaunoyer, avec l’aide de Mathieu Rolland
Conception sonore, montage et mixage par Antonin Wyss
Musique originale d’Alexandre David
Visuel de Louise Marois, graphisme par Bianca Sanguino
L'identité visuelle du balado est une adaptation du travail du Studio T-Bone.
Production de Radio Spirale, avec la collaboration de Charlotte Biron (UQAM) et du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ)
Peut-il venir à la perruche ondulée l’idée de s’aventurer dehors si elle a grandi entre quatre murs où se répercutait l’écho de ses vocalises ? Encouragée par le chœur de ses compères, elle se lance, elle y va : dehors.
Que révèle une fausse note ? Que se passe-t-il lorsque la voix déraille, lorsque le corps résiste, lorsque l’on accepte de ne pas être parfaitement en accord avec ce que l’on attend de nous ?
Nous avons le plaisir de vous présenter le deuxième épisode de Seuls les ratés me plaisent : La fausse note.
Dans cet épisode, Karianne Trudeau Beaunoyer creuse les liens entre la voix, le doute et la création. À travers les récits de Zoé Besmond de Senneville, Gabrielle Chevarier, Gabrielle Giasson-Dulude, Maud Joiret et Sandra Nkaké, elle interroge ces moments où l’on perd pied, où l’erreur devient une ouverture et où la dissonance peut révéler une autre façon d’exister.
Citation en exergue :
Gabrielle Giasson-Dulude, Entre les murs, des voix, Montréal, éditions du remue-ménage, 2023.
Intervenantes :
Zoé Besmond de Senneville
Gabrielle Chevarier
Gabrielle Giasson-Dulude
Maud Joiret
Sandra Nkaké
Bibliothèque (œuvres citées, évoquées ou dans l’orbite de l’épisode) :
Zoé Besmond de Senneville, Journal de mes oreilles
Gabrielle Chevarier, Madame Werner
Georges Didi-Huberman, Être crâne : lieu, contact, pensée
Ella Fitzgerald, « Flying home »
Maud Joiret, Jerk
Sandra Nkaké, Scars
Serge Wilfart, Le chant de l’être
Fritz Zorn, Mars
Idée originale, animation et narration de Karianne Trudeau Beaunoyer
Réalisation de Karianne Trudeau Beaunoyer, avec l’aide de Mathieu Rolland
Conception sonore, montage et mixage par Antonin Wyss
Musique originale d’Alexandre David
Visuel de Louise Marois, graphisme par Bianca Sanguino
L'identité visuelle du balado est une adaptation du travail du Studio T-Bone.
Production de Radio Spirale, avec la collaboration de Charlotte Biron (UQAM) et du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ)
Pour savoir voler, l’oiseau doit apprendre à tomber. De son nid, il regarde le sol en bas, et voit dans sa tête la scène, le sang, son petit corps disloqué, jusqu’à ce qu’une fée qui passait par là dépose quelques coussins dans la trajectoire de sa chute.
Dans ce premier épisode, Karianne Trudeau Beaunoyer explore la chute comme une pratique autant physique que créatrice. À travers la danse, l’improvisation, la philosophie et l’écriture, elle rencontre Emma Bigé, Catherine Wilson, Catherine Lalonde, Olivia Rosenthal et Laureline Richard, qui réfléchissent aux gestes qui nous déstabilisent, aux automatismes qu’il faut parfois abandonner et à la possibilité de créer autrement en acceptant de ne pas tout contrôler.
Citation en exergue :
Emma Bigé, Mouvementements : écopolitiques de la danse, Paris, La Découverte, 2023.
Intervenantes :
Emma Bigé
Catherine Lalonde
Laureline Richard
Olivia Rosenthal
Catherine Wilson
Bibliothèque (œuvres citées, évoquées ou dans l’orbite de l’épisode) :
Emma Bigé et Myriam Rabah-Konaté, « Ce qui nous retient de nous toucher »
Deleuze et Guattari, Mille plateaux
Le « Passing Through » de Simone Forti
Jack Halbertstam, L’art queer de ne pas réussir (trad. de l’anglais par Morgan Labar et Emma Bigé)
Catherine Lalonde, La dévoration des fées
Montaigne, Les essais
Fred Moten, Black and Blur
Les « Tuning Scores » de Lisa Nelson
Le Contact Improvisation de Steve Paxton
Francis Ponge, L’atelier contemporain
Olivia Rosenthal, Une femme sur le fil
« The Gap » dans the Underscore par Nancy Stark Smith
Le phrasé de Loïc Touzet et Mathieu Bouvier
Le « Flying low » de David Zambrano
Varia :
Certains extraits de la narration sont tirés de « Maintenant, je suis le groove », paru dans le numéro 172 de la revue Les écrits.
Idée originale, animation et narration de Karianne Trudeau Beaunoyer
Réalisation de Karianne Trudeau Beaunoyer, avec l’aide de Mathieu Rolland
Conception sonore, montage et mixage par Antonin Wyss
Musique originale d’Alexandre David
Visuel de Louise Marois, graphisme par Bianca Sanguino
L'identité visuelle du balado est une adaptation du travail du Studio T-Bone.
Production de Radio Spirale, avec la collaboration de Charlotte Biron (UQAM) et du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ)
Il n’est pas tellement bien vu d’être un oiseau qui veut changer de nid. Partout où l’oiseau va, on l’attend avec des ciseaux pour couper ses ailes. C’est pour ça qu’il se tient sur les plus hautes branches. Sauf que de là, il ne peut que regarder le monde de haut, sans y participer. Pour y remédier, il s’essaie à quelque chose d’inédit pour lui qui s’est toujours senti drôle de moineau : « habiter en oiseau » comme l’écrit Vinciane Despret qui, avec Bernie Krause, s’est attachée à comprendre comment les animaux composent ensemble.
Découvrez ce prologue, qui inaugure une série de conversations où la littérature se déploie comme un territoire à traverser, à écouter et à réinventer. Liliane Giraudon, Marie Kock et Catherine Mavrikakis échangent avec Karianne Trudeau Beaunoyer autour des multiples façons d’habiter l’écriture et la pensée.
Citation en exergue :
Liliane Giraudon, La jument de Troie, Paris, P.O.L, 2023.
Intervenantes :
Liliane Giraudon @lilianegiraudon
Marie Kock @marie_kock
Catherine Mavrikakis @catmavrikakis
Bibliothèque (œuvres citées, évoquées ou dans l’orbite de l’épisode) :
Le Lagarde et Michard
Le Yi Jing
La revue Action poétique
Thomas Bernhard, Mes prix littéraires
Jean Genet, Journal du voleur
André Gide, Les nourritures terrestres
Gisèle Harrus-Révidi, Parents immatures et enfants-adultes
Marie Kock, Vieille fille
Marie Kock, Après le virage, c’est chez moi
Stéphane Mallarmé, « Crise de vers », Divagations
Catherine Mavrikakis, Le ciel de Bay City
Yuko Tsushima, Poursuivie par la lumière de la nuit
Varia :
Certains extraits de la narration sont tirés de « Maintenant, je suis le groove », paru dans le numéro 172 de la revue Les écrits.
Idée originale, animation et narration de Karianne Trudeau Beaunoyer
Réalisation de Karianne Trudeau Beaunoyer, avec l’aide de Mathieu Rolland
Conception sonore, montage et mixage par Antonin Wyss
Musique originale d’Alexandre David
Visuel de Louise Marois, graphisme par Bianca Sanguino
L'identité visuelle du balado est une adaptation du travail du Studio T-Bone.
Production de Radio Spirale, avec la collaboration de Charlotte Biron (UQAM) et du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ)
À quoi le public consent-il lorsqu’il prend place dans une salle de spectacle ? La réponse à cette question paraît de moins en moins évidente lorsque les règles esthétiques qui régissent les attitudes spectatorielles se confondent avec les lois sociales et juridiques, au point de les pervertir ou d’en révéler la violence intrinsèque. Foncièrement ambiguë, l’expérience des spectateur·rices devient elle-même le théâtre de profonds dilemmes moraux et éthiques, voire politiques : que doit-on tolérer, sur scène comme dans la vie ? Faut-il réagir à ce qui se produit injustement devant nos yeux ? Jusqu’à quel point doit-on jouer le jeu et à quel moment doit-on prendre parti, intervenir, protester ou même quitter la salle ?
En amont de la présentation du spectacle BROS de Romeo Castellucci, il s’agit de réfléchir à l’ébranlement des conditions spectatorielles face aux œuvres qui traitent de sujets clivants et controversés, nous invitant à concevoir le théâtre comme une antichambre, un prolongement ou un tribunal du monde réel.
Animation
Catherine Lalonde - Poète et journaliste au Devoir
Intervention
François Jardon-Gomez - Professeur de littérature et de théâtre au au Cégep Édouard- Montpetit et critique de théâtre
Aref Kodeh - Avocat et médiateur, spécialisé en éthique
Annabel Soutar - Autrice, dramaturge et directrice artistique de la compagnie de théâtre documentaire Porte Parole
Enregistré devant public à l'Usine C le 23 février 2026
Thème musical / Zéa Calla
Enregistrement et montage / Antonin Wyss
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La critique est un « chœur discursif », écrivait Arnaud Viviant dans Cantique de la critique (2021) : « plus il est grand, plus il paraît chanter et discourir juste.…