
Sign up to save your podcasts
Or


Le Bulletin de la société de géographie du janvier 1868 a publié un article de M.Guérin, vice-consul de la France à Formose (1864-1866) sur les aborigènes de l’île de Formose. Dans cet article, Guérin écrivait : « Quelle sera la destinée des aborigènes de Formose ? On peut avancer de suite que ces peuplades ne sont point de celles que le contact de la civilisation condamnerait fatalement à périr (...) »
Quelques années plus tard, en 1878, Léon Rousset, Professeur de sciences naturelles à l'arsenal de Fou-Tchéou (Chine) a décrit l'expédition punitive de Taïwan de 1874 par le Japon en indiquant que « les Japonais se contentèrent de demander à la Chine une indemnité pécuniaire et rentrèrent chez eux. Cet avertissement n'a pas été perdu pour les Chinois ; depuis cette époque ils font de vigoureux efforts pour soumettre à leur domination la portion orientale de Formose et il est probable que d'ici à quelques années, la conquête sera complète (...) »
En 1908, Beauvais, le consul de France à Canton, regrettait le contrôle du colonisateur japonais sur les aborigènes de l’est de Taïwan en évoquant une extinction entière des aborigènes.
Aujourd’hui, les aborigènes ne représentent plus que 2,45 % de la population taïwanaise et réclament toujours le retour de leur territoire traditionnel. La sélection des écrits de différents voyageurs français à Taïwan recueillis dans le livre Regards français sur Taïwan 1630-1930 de Frédéric Laplanche ne nous présente pas uniquement les regards curieux des Français au fil des siècles. Les textes nous invitent également à réfléchir sur les conditions de ces premiers habitants de l’île et notamment à voir comment ils étaient devenus des esclaves des Hans avant de perdre leurs terres et leur culture.
By La Rédaction, RtiLe Bulletin de la société de géographie du janvier 1868 a publié un article de M.Guérin, vice-consul de la France à Formose (1864-1866) sur les aborigènes de l’île de Formose. Dans cet article, Guérin écrivait : « Quelle sera la destinée des aborigènes de Formose ? On peut avancer de suite que ces peuplades ne sont point de celles que le contact de la civilisation condamnerait fatalement à périr (...) »
Quelques années plus tard, en 1878, Léon Rousset, Professeur de sciences naturelles à l'arsenal de Fou-Tchéou (Chine) a décrit l'expédition punitive de Taïwan de 1874 par le Japon en indiquant que « les Japonais se contentèrent de demander à la Chine une indemnité pécuniaire et rentrèrent chez eux. Cet avertissement n'a pas été perdu pour les Chinois ; depuis cette époque ils font de vigoureux efforts pour soumettre à leur domination la portion orientale de Formose et il est probable que d'ici à quelques années, la conquête sera complète (...) »
En 1908, Beauvais, le consul de France à Canton, regrettait le contrôle du colonisateur japonais sur les aborigènes de l’est de Taïwan en évoquant une extinction entière des aborigènes.
Aujourd’hui, les aborigènes ne représentent plus que 2,45 % de la population taïwanaise et réclament toujours le retour de leur territoire traditionnel. La sélection des écrits de différents voyageurs français à Taïwan recueillis dans le livre Regards français sur Taïwan 1630-1930 de Frédéric Laplanche ne nous présente pas uniquement les regards curieux des Français au fil des siècles. Les textes nous invitent également à réfléchir sur les conditions de ces premiers habitants de l’île et notamment à voir comment ils étaient devenus des esclaves des Hans avant de perdre leurs terres et leur culture.

7 Listeners