Ce jeudi 13 novembre a lieu la commémoration des attentats du Bataclan, du stade de France et des terrasses. Dix ans après ce que certains appellent le « 11 septembre français », l’émotion demeure intacte.Rémi Féraud, sénateur (PS) de Paris, maire du 10ème arrondissement à l’époque, raconte ce qu’il a vu ce jour-là : « Nous avions eu des indications qu’un attentat de masse se préparait. Nous ne savions pas quand ou comment, mais probablement à Paris. Dès que j’ai appris pour les fusillades, même si le lieu me paraissait incroyable pour une cible terroriste, j’ai tout de suite pensé qu’il pouvait s’agir de cela. Je me souviens évidemment de la vision des personnes décédées sur le trottoir, des corps… et évidemment du silence et de la sidération des rescapés. C’est ce silence qui m’a beaucoup marqué, moi qui n’ai pas été présent au moment de l’attentat lui-même.Rémi Féraud ajoute que « c’est un attentat, dans l’arrondissement dont j’étais maire. Dans la rue où j’habite, rue Bichat. Les terroristes étaient directement liés à une organisation installée au Moyen-Orient, qui avait créé un califat et qui avait décidé d’attaquer la France. C’était un acte de guerre. 132 morts, c’est un attentat comme la France n’en a jamais connu. Et d’abord, on cherche à comprendre. François Hollande est intervenu assez tard dans la soirée, de manière très solennelle, en décrétant l’état d’urgence. Face à la crise terroriste, François Hollande a été un grand président ».
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