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Koudekouto : kou dé kou to mon non ba Hin kpo
Quelle que soit la cause de ta mort, on trouvera toujours une raison malveillante pour la justifier.
« Vous les connaissez, ces histoires sordides que l'on raconte dès que quelqu'un meurt au Bénin ?
"Ah, c’était une sorcière hein, ses enfants vont enfin avoir la paix." ou encore "Tu ne sais pas comment il est devenu riche ? Il a fait des sacrifices, même sa femme avait peur de lui." »
On a beau faire, la mort ne fait pas taire les langues. Il faut toujours qu’on trouve une raison cachée, une faute ou un mystère.
C’est pour cela que le patronyme que je vous présente aujourd’hui se porte comme un véritable bouclier : Koudékouto.
« Vous écoutez Les mots panés. Je suis Lindagbé, et ici, on explore les trésors des langues du Bénin : pour se comprendre, s'émerveiller… et tisser des liens. C’est parti ! »
Koudékouto est un patronyme wémè, originaire de la belle vallée de l'Ouémé du Bénin. Il vient de la phrase : « Kou dé kou to mon non ba Hin kpo ».
Ce qui se traduit par : « Quelle que soit la cause de ta mort, on trouvera toujours une raison malveillante pour la justifier. »
C'est un classique, n'est-ce pas ? Quand nous décidons de dire du mal de quelqu'un, nous le faisons rarement en face. Il vaut mieux attendre que la personne ne soit plus là, qu'elle ne puisse plus se défendre. Parce que, c’est tellement plus facile à faire quand il n'y a personne pour laisser place à la contradiction !
Porter le nom de Koudékouto aujourd'hui, c'est comme se promener avec une armure contre les mauvaises langues. Un Koudékouto ne devrait donc pas prendre les ragots personnellement car de toutes les façons, les gens parleront. Autant s’en détacher. C’est dur à faire, vraiment très dur... mais c'est le message de ce nom.
Pour finir, j’aimerais dire que cette habitude de parler dans le dos des gens est universelle. En français, nous avons par exemple le célèbre dicton : « Les absents ont toujours tort » pour l’exprimer. En anglais, pour parler de cette fâcheuse habitude de s'en prendre à ceux qui ne peuvent plus riposter, on utilise souvent l'expression to speak ill of the dead – parler en mal des morts, qui fait parfaitement écho à notre découverte du jour.
Avant de nous quitter, j'ai une question pour vous : comment réagissez-vous face à la médisance ? Et soyons honnêtes... qu’est-ce qui vous amène, parfois, à jouer les mauvaises langues ?
Merci de m’avoir écoutée. On se retrouve très vite pour un nouveau voyage au cœur des mots. À bientôt.
👉 N’oubliez pas de vous abonner pour ne rien manquer… et de partager ce podcast avec vos proches !
By Les Mots PanésKoudekouto : kou dé kou to mon non ba Hin kpo
Quelle que soit la cause de ta mort, on trouvera toujours une raison malveillante pour la justifier.
« Vous les connaissez, ces histoires sordides que l'on raconte dès que quelqu'un meurt au Bénin ?
"Ah, c’était une sorcière hein, ses enfants vont enfin avoir la paix." ou encore "Tu ne sais pas comment il est devenu riche ? Il a fait des sacrifices, même sa femme avait peur de lui." »
On a beau faire, la mort ne fait pas taire les langues. Il faut toujours qu’on trouve une raison cachée, une faute ou un mystère.
C’est pour cela que le patronyme que je vous présente aujourd’hui se porte comme un véritable bouclier : Koudékouto.
« Vous écoutez Les mots panés. Je suis Lindagbé, et ici, on explore les trésors des langues du Bénin : pour se comprendre, s'émerveiller… et tisser des liens. C’est parti ! »
Koudékouto est un patronyme wémè, originaire de la belle vallée de l'Ouémé du Bénin. Il vient de la phrase : « Kou dé kou to mon non ba Hin kpo ».
Ce qui se traduit par : « Quelle que soit la cause de ta mort, on trouvera toujours une raison malveillante pour la justifier. »
C'est un classique, n'est-ce pas ? Quand nous décidons de dire du mal de quelqu'un, nous le faisons rarement en face. Il vaut mieux attendre que la personne ne soit plus là, qu'elle ne puisse plus se défendre. Parce que, c’est tellement plus facile à faire quand il n'y a personne pour laisser place à la contradiction !
Porter le nom de Koudékouto aujourd'hui, c'est comme se promener avec une armure contre les mauvaises langues. Un Koudékouto ne devrait donc pas prendre les ragots personnellement car de toutes les façons, les gens parleront. Autant s’en détacher. C’est dur à faire, vraiment très dur... mais c'est le message de ce nom.
Pour finir, j’aimerais dire que cette habitude de parler dans le dos des gens est universelle. En français, nous avons par exemple le célèbre dicton : « Les absents ont toujours tort » pour l’exprimer. En anglais, pour parler de cette fâcheuse habitude de s'en prendre à ceux qui ne peuvent plus riposter, on utilise souvent l'expression to speak ill of the dead – parler en mal des morts, qui fait parfaitement écho à notre découverte du jour.
Avant de nous quitter, j'ai une question pour vous : comment réagissez-vous face à la médisance ? Et soyons honnêtes... qu’est-ce qui vous amène, parfois, à jouer les mauvaises langues ?
Merci de m’avoir écoutée. On se retrouve très vite pour un nouveau voyage au cœur des mots. À bientôt.
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