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É gblé Man kou : la promesse qui tue !
Il y a des moments dans la vie où un simple « je te le promets » semble dérisoire face à l'enjeu.
Il y a des situations où l'on est tellement acculé, ou tellement sûr de soi, qu'on ressent le besoin de mettre dans la balance ce qu'on a de plus cher au monde.
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Vous écoutez Les mots panés. Je suis Lindagbé, et ici, on explore les trésors des langues du Bénin — pour se comprendre, s’émerveiller et tisser des liens. C’est parti !
L'expression du jour n'est pas une simple phrase. C'est la promesse qui tue. La phrase : « É gblé Man kou ». Je la dis en goun mais il y a l'équivalent en fin aussi et elle est utilisée partout au sud du Bénin.
Décortiquons ensemble chacun de ses mots :
É gblé : c'est gaté
Man : Que je…
Kou : Meure.
Littéralement « Si ça se gâte, que je meure. »
Vous sentez la tension monter ? C'est normal.
Cette expression, je l'ai rarement entendue chuchotée. Non. « É gblé Man kou », c’est une phrase qui se crie, qui se projette. C’est une expression pleine de testostérone.
C'est l'apanage des discussions houleuses, souvent entre hommes, où l'ego prend beaucoup de place. Quand on prononce ces mots, on met son honneur sur la table.
Même si on ne cherche pas vraiment la mort, on cherche la crédibilité absolue. C'est l'engagement ultime. En mettant sa propre vie en gage, l'orateur dit à son interlocuteur : « Ma parole a plus de valeur que mon souffle. »
Ce n'est pas une phrase qu'on sort pour une promesse en l'air.
Si on devait traduire cette intensité en français classique, on dirait peut-être : « Que je sois pendu si je mens » ou le très célèbre « Je le jure sur la tête de ma mère » ou encore ça passe ou ça casse.
Comme d'habitude, avant de nous quitter, j'ai une question pour vous : Quelle est la cause, la promesse ou l'engagement pour lequel vous seriez prêt, vous aussi, à scander : « É gblé Man kou » ?
Sur ce, je vous remercie de m'avoir écoutée. On se retrouve bientôt pour une nouvelle découverte !
By Les Mots PanésÉ gblé Man kou : la promesse qui tue !
Il y a des moments dans la vie où un simple « je te le promets » semble dérisoire face à l'enjeu.
Il y a des situations où l'on est tellement acculé, ou tellement sûr de soi, qu'on ressent le besoin de mettre dans la balance ce qu'on a de plus cher au monde.
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Vous écoutez Les mots panés. Je suis Lindagbé, et ici, on explore les trésors des langues du Bénin — pour se comprendre, s’émerveiller et tisser des liens. C’est parti !
L'expression du jour n'est pas une simple phrase. C'est la promesse qui tue. La phrase : « É gblé Man kou ». Je la dis en goun mais il y a l'équivalent en fin aussi et elle est utilisée partout au sud du Bénin.
Décortiquons ensemble chacun de ses mots :
É gblé : c'est gaté
Man : Que je…
Kou : Meure.
Littéralement « Si ça se gâte, que je meure. »
Vous sentez la tension monter ? C'est normal.
Cette expression, je l'ai rarement entendue chuchotée. Non. « É gblé Man kou », c’est une phrase qui se crie, qui se projette. C’est une expression pleine de testostérone.
C'est l'apanage des discussions houleuses, souvent entre hommes, où l'ego prend beaucoup de place. Quand on prononce ces mots, on met son honneur sur la table.
Même si on ne cherche pas vraiment la mort, on cherche la crédibilité absolue. C'est l'engagement ultime. En mettant sa propre vie en gage, l'orateur dit à son interlocuteur : « Ma parole a plus de valeur que mon souffle. »
Ce n'est pas une phrase qu'on sort pour une promesse en l'air.
Si on devait traduire cette intensité en français classique, on dirait peut-être : « Que je sois pendu si je mens » ou le très célèbre « Je le jure sur la tête de ma mère » ou encore ça passe ou ça casse.
Comme d'habitude, avant de nous quitter, j'ai une question pour vous : Quelle est la cause, la promesse ou l'engagement pour lequel vous seriez prêt, vous aussi, à scander : « É gblé Man kou » ?
Sur ce, je vous remercie de m'avoir écoutée. On se retrouve bientôt pour une nouvelle découverte !