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Attacher sa tuque - Akon kpi kpan
J’habite au Québec depuis presque 10 ans et l’hiver m'a fait découvrir les plus belles subtilités de la langue française, telle qu'elle est parlée ici. Aujourd’hui, je change le scénario : on part de l'hiver québécois avec l'expression “Attache ta tuque”, pour s’envoler vers le Bénin. C’est ma façon de me réchauffer, tout en rendant hommage à mon lieu de résidence avec un véritable appel au courage pour affronter l'hiver de la vie.
« Vous écoutez Les mots panés. Je suis Lindagbé, et ici, on explore les trésors des langues du Bénin — pour se comprendre, s’émerveiller et tisser des liens. C’est parti ! »
Que veut dire “Attache ta tuque” et quel est son équivalent en goun ? Voici le mystère que nous allons résoudre sans plus tarder !
Je suis arrivée à Montréal le 31 décembre 2017. Depuis, l'adaptation à l'hiver est un éternel recommencement. La tuque, c’est l’accessoire qu’il ne faut pas négliger pour garder la tête au chaud, surtout par temps venteux.
“Attache ta tuque”, ça veut dire : accroche-toi, prépare-toi bien. C’est une façon de dire que comme l’hiver, cette situation difficile passera, mais qu'il faut être prêt et y mettre du sien.
En goun, une expression équivalente serait : “Akon kpi kpan”. Littéralement, c'est le fait de mettre sa poitrine à califourchon dans son dos.
C’est une image qui vient du portage des bébés : on attache l'enfant solidement derrière soi pour garder les mains libres et continuer à vaquer à ses occupations.
“Akon kpi kpan”, c’est porter ses émotions, ses difficultés comme on porterait un enfant : c’est là, c’est lourd, mais on continue d'avancer.
Mes parents utilisaient souvent ces mots pour annoncer une mauvaise nouvelle ou présenter des condoléances.
Je me rappelle aussi de ma mère qui me demandait d’avoir ce courage-là, au moment de mon accouchement.
Et il y a aussi ces au revoir à l’aéroport... ces moments où il faut autant de force pour partir que pour accepter de voir partir.
Dans le fond, Akon kpi kpan, c'est aussi avoir la foi, une foi inébranlable que ça va bien aller.
C'est pour cela, que tous les jours, nous prenons notre courage à 2 mains pour réaliser nos ambitions et continuer à rêver. C’est ainsi que va la vie !
Avant de nous quitter, j'aimerais savoir : quelle est l’expression de chez vous qui vous aide à tenir bon quand le vent tourne ? Partagez-la moi en commentaire, j'ai hâte de vous lire.
Merci de m’avoir écoutée. On se retrouve très vite pour une nouvelle découverte.
D'ici-là, n’oubliez pas de vous abonner pour ne rater aucun épisode et de partager ce podcast.
By Les Mots PanésAttacher sa tuque - Akon kpi kpan
J’habite au Québec depuis presque 10 ans et l’hiver m'a fait découvrir les plus belles subtilités de la langue française, telle qu'elle est parlée ici. Aujourd’hui, je change le scénario : on part de l'hiver québécois avec l'expression “Attache ta tuque”, pour s’envoler vers le Bénin. C’est ma façon de me réchauffer, tout en rendant hommage à mon lieu de résidence avec un véritable appel au courage pour affronter l'hiver de la vie.
« Vous écoutez Les mots panés. Je suis Lindagbé, et ici, on explore les trésors des langues du Bénin — pour se comprendre, s’émerveiller et tisser des liens. C’est parti ! »
Que veut dire “Attache ta tuque” et quel est son équivalent en goun ? Voici le mystère que nous allons résoudre sans plus tarder !
Je suis arrivée à Montréal le 31 décembre 2017. Depuis, l'adaptation à l'hiver est un éternel recommencement. La tuque, c’est l’accessoire qu’il ne faut pas négliger pour garder la tête au chaud, surtout par temps venteux.
“Attache ta tuque”, ça veut dire : accroche-toi, prépare-toi bien. C’est une façon de dire que comme l’hiver, cette situation difficile passera, mais qu'il faut être prêt et y mettre du sien.
En goun, une expression équivalente serait : “Akon kpi kpan”. Littéralement, c'est le fait de mettre sa poitrine à califourchon dans son dos.
C’est une image qui vient du portage des bébés : on attache l'enfant solidement derrière soi pour garder les mains libres et continuer à vaquer à ses occupations.
“Akon kpi kpan”, c’est porter ses émotions, ses difficultés comme on porterait un enfant : c’est là, c’est lourd, mais on continue d'avancer.
Mes parents utilisaient souvent ces mots pour annoncer une mauvaise nouvelle ou présenter des condoléances.
Je me rappelle aussi de ma mère qui me demandait d’avoir ce courage-là, au moment de mon accouchement.
Et il y a aussi ces au revoir à l’aéroport... ces moments où il faut autant de force pour partir que pour accepter de voir partir.
Dans le fond, Akon kpi kpan, c'est aussi avoir la foi, une foi inébranlable que ça va bien aller.
C'est pour cela, que tous les jours, nous prenons notre courage à 2 mains pour réaliser nos ambitions et continuer à rêver. C’est ainsi que va la vie !
Avant de nous quitter, j'aimerais savoir : quelle est l’expression de chez vous qui vous aide à tenir bon quand le vent tourne ? Partagez-la moi en commentaire, j'ai hâte de vous lire.
Merci de m’avoir écoutée. On se retrouve très vite pour une nouvelle découverte.
D'ici-là, n’oubliez pas de vous abonner pour ne rater aucun épisode et de partager ce podcast.