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Or


Alors déjà, d’avance pardon, je suis vraiment désolé de ce qui va suivre, j’aurais vraiment souhaité que l’actualité ne ressemble pas à ça et faire une chronique marrante, un peu légère, tu vois, printanière, bien dans ma vibe naturelle, qui envoie du bon feel good maintenant que les beaux jours reviennent, mais: patatras! Badaboum! Et même saperlipopette! Oui, oui, saperlipopette. Ça me dépasse tellement qu’il n’y a plus que des mots désuets qui puissent encore exprimer pleinement le désarroi dans lequel ça plonge de jeter un œil sur l’actu.
Alors non, je ne vais pas parler d’écologie. Quoique! Si on pousse le raisonnement, c’est pas forcément si éloigné, vu la façon lamentable dont on traite aussi la nature… Non, là, hélas, c’est la façon lamentable dont on traite les femmes dont il s’agit. Et quand je dis on, s’il-vous plaît, désincluez-moi de ce on, je ne veux rien avoir à faire avec ces on qui pullulent de partout, et je me permets également de parler au nom de mon camarade de chronique, Olivier, ici présent.
C’est quand même incroyable!
Cinq ans après MeToo, c’est encore pire! Dans le genre: rien à battre de rien, on se lâche. On est les rois du monde. Alors, tenez-vous bien: jeudi soir, on apprend par des élues de gauche du Grand Conseil vaudois, qui n’en peuvent plus, qu’elles sont régulièrement confrontées de la part d’élus de droite de ce même Grand Conseil vaudois à des propos sexistes du type Les belles plantes, ça s’arrose ou Faites le ménage, au lieu de crier - bon, là, on aura reconnu l’imaginaire UDC - et à des contacts physiques non consentis. Une formule un peu technico-abstraite pour pas dire tripotage, mains baladeuses ou, plus classiquement, main au cul. Mais l’apothéose, c’est le gars de droite qui balance droit dans les yeux à l’élue de gauche: Toi, tu devrais te faire dresser par un mec de droite. Mais quelle misère! Quelle beaufitude XXL! Quel degré zéro de la consistance masculine. Ça fout la honte, ça déshonore les autres mecs que des mecs soient à ce point cons et insipides. Vulgaires et attristants.
Dans la même veine: l’après-midi de ce même jeudi, on apprend qu’une jeune femme irlandaise assure avoir été droguée à son insu par des membres de Rammstein pendant une fête privée avant leur concert à Vilnius, et s’être réveillée avec des ecchymoses sur le corps et quasi aucun souvenir de la soirée. Dénonciation suivie de nombreux autres témoignages sur Twitter de jeunes femmes racontant des faits similaires relatifs à Rammstein. Bon, j’avais viré sans trop de chagrin Noir Désir de ma playlist à l’époque; ça m’avait fait un peu plus mal avec Marilyn Manson, mais là, Rammstein, si cette affaire se confirme, perso c’est un coup dur, mais vu les mœurs dans les backstages des célèbs… Bref.
Ce jeudi toujours, on apprend que l’ex-entraîneur de Swiss Tennis, Yves Allegro, est définitivement condamné par le Tribunal fédéral pour abus sexuel sur une membre de la délégation autrichienne lors d’une réunion d’entraîneurs européens en Estonie en 2014. Ah ben, ça, tennis ou metal, pour le coup, c’est kif-kif.
Bon, je passe sur l’habitante du Petit-Lancy poignardée par son mari de la veille… Là, on est plutôt dans la catégorie féminicide et c’est pas tout-à-fait le sujet…
Je commence vraiment à désespérer de la catégorie de vivant à laquelle j’appartiens, à savoir: l’homme. Mais l’Homme pas au sens générique d’humanité, ah non, ce serait lui faire trop d’honneur. Non, l’homme au sens genré de machin masculin avec bitounette à l’entrecuisse et la pulsion de baise qui lui sautille dans sa cervelle, d’un neurone à l’autre, jusqu’à proliférer et finir par occuper l’intégralité des 100 milliards de neurones que contient pourtant le cerveau humain. Comme s’il pouvait y avoir rien d’autre dans un neurone. Comme si un neurone ça servait qu’à ça, à contenir en 100 milliards d’exemplaires l’idée de tout fourrer. Non, franchement, c’est désespérant. 100 milliards de neurones dans une cervelle de mâle et pour quoi? Pour les dédier à une seule activité cérébrale: l’idée fixe de tremper son col roulé dans de la choune. À n’importe quel prix. N’importe comment. Et, surtout, sans le moindre égard ou considération pour la personne convoitée qui n’est plus réduite ici qu’à la notion de proie.
Non, vraiment, j’ai eu tort de me moquer, la semaine dernière des célibs d’extrême-droite et du site de rencontre spécialisé qui essaie de les faire se mettre ensemble, pour qu’ils soient moins tendus dans la vie et qu’ils se comblent entre eux sexuellement…
Je ne comprends pas. C’est tellement mieux quand c’est consentant. Quand les cœurs vibrent à l’unisson. Ou le simple désir. Consentons-nous les uns les autres bon sang, le reste, c’est vraiment du malheur et de la folie.
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By Radio BasculeAlors déjà, d’avance pardon, je suis vraiment désolé de ce qui va suivre, j’aurais vraiment souhaité que l’actualité ne ressemble pas à ça et faire une chronique marrante, un peu légère, tu vois, printanière, bien dans ma vibe naturelle, qui envoie du bon feel good maintenant que les beaux jours reviennent, mais: patatras! Badaboum! Et même saperlipopette! Oui, oui, saperlipopette. Ça me dépasse tellement qu’il n’y a plus que des mots désuets qui puissent encore exprimer pleinement le désarroi dans lequel ça plonge de jeter un œil sur l’actu.
Alors non, je ne vais pas parler d’écologie. Quoique! Si on pousse le raisonnement, c’est pas forcément si éloigné, vu la façon lamentable dont on traite aussi la nature… Non, là, hélas, c’est la façon lamentable dont on traite les femmes dont il s’agit. Et quand je dis on, s’il-vous plaît, désincluez-moi de ce on, je ne veux rien avoir à faire avec ces on qui pullulent de partout, et je me permets également de parler au nom de mon camarade de chronique, Olivier, ici présent.
C’est quand même incroyable!
Cinq ans après MeToo, c’est encore pire! Dans le genre: rien à battre de rien, on se lâche. On est les rois du monde. Alors, tenez-vous bien: jeudi soir, on apprend par des élues de gauche du Grand Conseil vaudois, qui n’en peuvent plus, qu’elles sont régulièrement confrontées de la part d’élus de droite de ce même Grand Conseil vaudois à des propos sexistes du type Les belles plantes, ça s’arrose ou Faites le ménage, au lieu de crier - bon, là, on aura reconnu l’imaginaire UDC - et à des contacts physiques non consentis. Une formule un peu technico-abstraite pour pas dire tripotage, mains baladeuses ou, plus classiquement, main au cul. Mais l’apothéose, c’est le gars de droite qui balance droit dans les yeux à l’élue de gauche: Toi, tu devrais te faire dresser par un mec de droite. Mais quelle misère! Quelle beaufitude XXL! Quel degré zéro de la consistance masculine. Ça fout la honte, ça déshonore les autres mecs que des mecs soient à ce point cons et insipides. Vulgaires et attristants.
Dans la même veine: l’après-midi de ce même jeudi, on apprend qu’une jeune femme irlandaise assure avoir été droguée à son insu par des membres de Rammstein pendant une fête privée avant leur concert à Vilnius, et s’être réveillée avec des ecchymoses sur le corps et quasi aucun souvenir de la soirée. Dénonciation suivie de nombreux autres témoignages sur Twitter de jeunes femmes racontant des faits similaires relatifs à Rammstein. Bon, j’avais viré sans trop de chagrin Noir Désir de ma playlist à l’époque; ça m’avait fait un peu plus mal avec Marilyn Manson, mais là, Rammstein, si cette affaire se confirme, perso c’est un coup dur, mais vu les mœurs dans les backstages des célèbs… Bref.
Ce jeudi toujours, on apprend que l’ex-entraîneur de Swiss Tennis, Yves Allegro, est définitivement condamné par le Tribunal fédéral pour abus sexuel sur une membre de la délégation autrichienne lors d’une réunion d’entraîneurs européens en Estonie en 2014. Ah ben, ça, tennis ou metal, pour le coup, c’est kif-kif.
Bon, je passe sur l’habitante du Petit-Lancy poignardée par son mari de la veille… Là, on est plutôt dans la catégorie féminicide et c’est pas tout-à-fait le sujet…
Je commence vraiment à désespérer de la catégorie de vivant à laquelle j’appartiens, à savoir: l’homme. Mais l’Homme pas au sens générique d’humanité, ah non, ce serait lui faire trop d’honneur. Non, l’homme au sens genré de machin masculin avec bitounette à l’entrecuisse et la pulsion de baise qui lui sautille dans sa cervelle, d’un neurone à l’autre, jusqu’à proliférer et finir par occuper l’intégralité des 100 milliards de neurones que contient pourtant le cerveau humain. Comme s’il pouvait y avoir rien d’autre dans un neurone. Comme si un neurone ça servait qu’à ça, à contenir en 100 milliards d’exemplaires l’idée de tout fourrer. Non, franchement, c’est désespérant. 100 milliards de neurones dans une cervelle de mâle et pour quoi? Pour les dédier à une seule activité cérébrale: l’idée fixe de tremper son col roulé dans de la choune. À n’importe quel prix. N’importe comment. Et, surtout, sans le moindre égard ou considération pour la personne convoitée qui n’est plus réduite ici qu’à la notion de proie.
Non, vraiment, j’ai eu tort de me moquer, la semaine dernière des célibs d’extrême-droite et du site de rencontre spécialisé qui essaie de les faire se mettre ensemble, pour qu’ils soient moins tendus dans la vie et qu’ils se comblent entre eux sexuellement…
Je ne comprends pas. C’est tellement mieux quand c’est consentant. Quand les cœurs vibrent à l’unisson. Ou le simple désir. Consentons-nous les uns les autres bon sang, le reste, c’est vraiment du malheur et de la folie.
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