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Or


Il y a des matins comme ça, on se lève, c’est vendredi, on prend son café, la matinée se passe à peu près, tout va bien. Et puis, vient midi, on allume la radio pour écouter Midi Bascule bien sûr, et on tombe sur le sujet : Vendre son art c’est tout un art. Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? J’me suis planté de radio ? J’ai mis par erreur La 1ère ? Je suis tombé sur un sujet culture de la RTS ?
Non non, vous êtes bien sur Midi Bascule et le sujet c’est vraiment ça... rassurez-vous, ou rassurez-vous pas, à ce stade, c’est plus de mon ressort.
Chèr.e.s auditeurices, je ne vous cache pas que déjà avec le changement de saison, l’heure d’hiver, la faible luminosité, les baskets qui font splotch splotch à cause de la pluie quand on va faire son jogging, le moral est mis à rude épreuve. Mais là, si on veut achever l’individu encore un tant soit peu sensible dans ce monde de brutes et finissant, y’a qu’à lui concocter pareil programme radio…
Alors bon, déjà que c’est pas donné de pratiquer son art avec art… Mais maintenant, si en plus t’es pas bon dans : l’art de vendre ton art, alors t’as beau être bon dans ton art, ça le fera pas, on te dit. Limite vaut mieux être bon dans l’art de vendre ton art que dans ton art lui-même. Quelle époque fantastique, quand même…
Alors, puisqu’on en est là, je me dois de poser le constat que personne ici, dans l’équipe de Bascule ni même chez les invités, n’a pour l’heure de résultats dans l’art de vendre son art dont on puisse dire qu’ils sont – comment dire – extrêmement significatifs en terme de répercussions, d’impact. J’entends, vraiment significatifs. Je veux dire au niveau de, je sais pas, Lady Gaga, Jean-Claude Van Damme, Jef Koons, Mireille Mathieu ou même Michel Sardou. Eh oui, même Michou nous bat à plates coutures dans la discipline.
Faut croire que dans l’équipe artistique de Bascule, on s’est pas trop bien démerdés jusqu’à présent dans l’art de vendre son art. On a pas été trop artistes de ce côté là… Pour l’autre côté, il y a encore un p’tit suspense. Qui sait ? Une fois qu’on sera morts… Mais pour ce qui est de l’art de le vendre, son art, de son vivant… C’est même un peu la loose dès qu’on se met à citer des vrais noms et comparer les résultats.
A Genève, faut l’admettre, on tient plus des pages jaunes que du Who’s Who, en général, question art et art de la vente de l’art… Mais, rien à battre, nous à Bascule, on vous fait quand même un sujet d’une heure dessus : On en touche pas une dans le domaine, mais on y va ! A la romande…
Sérieux, ici, dans la région – je veux dire à part Joël Dicker - on a quand même toutes et tous de sérieux progrès à faire dans l’art de vendre son art. Enfin, si, comme Joël Dicker on s’en fout au final de faire un tort immense à l’art… Passons. Joël Dicker, en voilà un qui a pas attendu les activistes du climat pour saloper son œuvre… Eh oui mais ici vous êtes sur Vostok pas sur la 1ère, si vous voulez des vannes à la tranquilou, allez sur la radio d’Etat ! Voilà, ça c’est dit. Tant pis, Charles et Anne, on perd des auditeurices, je me fâche avec des collègues, mais la liberté ça n’a pas de prix.
Oui, je sais, la liberté, bien sûr, c’est comme dans le dicton sur l’argent, ça se mange pas. Dommage, tous les problèmes seraient réglés d’un coup. Il suffirait d’avoir de la liberté pour bouffer et on n’aurait pas à faire cette émission tellement suspecte.
A propos de crève-la-faim et d’art, il me semble que le moment est venu de parler du plus incompétent de nous tous pour vendre son art, j’ai nommé : Vincent Van Gogh. Il a eu de l’actu récemment. Pas mal pour un mec qui est mort en 1890, et qui savait pas vendre son art. Il aurait entendu cette émission… mais c’est deux oreilles qu’il se serait coupé pas une, histoire de plus entendre des conneries pareilles.
Pauvre Vincent, si on lui avait dit qu’en 2022 l’avenir de la planète passerait par le jet de sauce tomate sur une de ses toiles... Mais le gars, il les aurait directement peintes à la sauce tomate, ses toiles. Déjà qu’éclabousser de la couleur, c’est assez son style. Des tournesols en rouge ? Allez, pourquoi pas… Si ça peut sauver la planète.
Déjà qu’il avait pas le budget pour se payer de la peinture à l’huile, qu’il crevait la dalle, justement pour pouvoir peindre... Eh, avec de la sauce tomate il aurait pu peindre et manger à la fois… Malin ! Et pis contribuer à sauver le monde, puisque c’est comme ça qu’on fait. Et sans énerver personne, ce qui n’est pas un moindre avantage.
Bon, j’espère après ça que les budgets qui vont devoir être dépensés dans les musées pour foutre une vitre devant chaque œuvre d’art et encore plus de flics dans les musées seront pas pris dans l’enveloppe écolo pour sauver le monde.
Je vous le dis cash, moi, lancer l’accompagnement pour les pâtes sur des œuvres d’art, c’est pas trop mon truc. Je veux dire, ça me prendrait pas de lancer de la sauce tomate par exemple sur Marie-Eve ou sur Candice. Même si elles peuvent se prendre une douche après et que les fringues ça se lave, et qu’en vrai, ce serait pas grave, du moment que ça bouge les choses.
Et si je le fais, Patrick Drahi va moindre prendre son jet ? Elon Musk va bloquer Space X au sol ? Ou plus modestement, à l’échelle de nous autres, la masse : « Oh, quelqu’un a lancé de la sauce tomate sur les tournesols de Van Gogh, cette fois c’est décidé, j’arrête de prendre Easy Jet. Fini les streams sur le web. Tant pis, pour la fin de la saison 5 de Handmaid’s tale. J’déchire mes billets pour le Mondial au Qatar et j’arrête le foot, promis juré… Mais putaaaaain, arrêtez de balancer de la sauce sur Van Gogh, deudieu ! »
C’est pas sûr. Y’a comme un doute là quand même. Faut être honnête, des fois, en plus de désespérer, c’est pas incompatible. Et qui sait, ça peut aussi contribuer à faire bouger les choses.
By Radio BasculeIl y a des matins comme ça, on se lève, c’est vendredi, on prend son café, la matinée se passe à peu près, tout va bien. Et puis, vient midi, on allume la radio pour écouter Midi Bascule bien sûr, et on tombe sur le sujet : Vendre son art c’est tout un art. Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? J’me suis planté de radio ? J’ai mis par erreur La 1ère ? Je suis tombé sur un sujet culture de la RTS ?
Non non, vous êtes bien sur Midi Bascule et le sujet c’est vraiment ça... rassurez-vous, ou rassurez-vous pas, à ce stade, c’est plus de mon ressort.
Chèr.e.s auditeurices, je ne vous cache pas que déjà avec le changement de saison, l’heure d’hiver, la faible luminosité, les baskets qui font splotch splotch à cause de la pluie quand on va faire son jogging, le moral est mis à rude épreuve. Mais là, si on veut achever l’individu encore un tant soit peu sensible dans ce monde de brutes et finissant, y’a qu’à lui concocter pareil programme radio…
Alors bon, déjà que c’est pas donné de pratiquer son art avec art… Mais maintenant, si en plus t’es pas bon dans : l’art de vendre ton art, alors t’as beau être bon dans ton art, ça le fera pas, on te dit. Limite vaut mieux être bon dans l’art de vendre ton art que dans ton art lui-même. Quelle époque fantastique, quand même…
Alors, puisqu’on en est là, je me dois de poser le constat que personne ici, dans l’équipe de Bascule ni même chez les invités, n’a pour l’heure de résultats dans l’art de vendre son art dont on puisse dire qu’ils sont – comment dire – extrêmement significatifs en terme de répercussions, d’impact. J’entends, vraiment significatifs. Je veux dire au niveau de, je sais pas, Lady Gaga, Jean-Claude Van Damme, Jef Koons, Mireille Mathieu ou même Michel Sardou. Eh oui, même Michou nous bat à plates coutures dans la discipline.
Faut croire que dans l’équipe artistique de Bascule, on s’est pas trop bien démerdés jusqu’à présent dans l’art de vendre son art. On a pas été trop artistes de ce côté là… Pour l’autre côté, il y a encore un p’tit suspense. Qui sait ? Une fois qu’on sera morts… Mais pour ce qui est de l’art de le vendre, son art, de son vivant… C’est même un peu la loose dès qu’on se met à citer des vrais noms et comparer les résultats.
A Genève, faut l’admettre, on tient plus des pages jaunes que du Who’s Who, en général, question art et art de la vente de l’art… Mais, rien à battre, nous à Bascule, on vous fait quand même un sujet d’une heure dessus : On en touche pas une dans le domaine, mais on y va ! A la romande…
Sérieux, ici, dans la région – je veux dire à part Joël Dicker - on a quand même toutes et tous de sérieux progrès à faire dans l’art de vendre son art. Enfin, si, comme Joël Dicker on s’en fout au final de faire un tort immense à l’art… Passons. Joël Dicker, en voilà un qui a pas attendu les activistes du climat pour saloper son œuvre… Eh oui mais ici vous êtes sur Vostok pas sur la 1ère, si vous voulez des vannes à la tranquilou, allez sur la radio d’Etat ! Voilà, ça c’est dit. Tant pis, Charles et Anne, on perd des auditeurices, je me fâche avec des collègues, mais la liberté ça n’a pas de prix.
Oui, je sais, la liberté, bien sûr, c’est comme dans le dicton sur l’argent, ça se mange pas. Dommage, tous les problèmes seraient réglés d’un coup. Il suffirait d’avoir de la liberté pour bouffer et on n’aurait pas à faire cette émission tellement suspecte.
A propos de crève-la-faim et d’art, il me semble que le moment est venu de parler du plus incompétent de nous tous pour vendre son art, j’ai nommé : Vincent Van Gogh. Il a eu de l’actu récemment. Pas mal pour un mec qui est mort en 1890, et qui savait pas vendre son art. Il aurait entendu cette émission… mais c’est deux oreilles qu’il se serait coupé pas une, histoire de plus entendre des conneries pareilles.
Pauvre Vincent, si on lui avait dit qu’en 2022 l’avenir de la planète passerait par le jet de sauce tomate sur une de ses toiles... Mais le gars, il les aurait directement peintes à la sauce tomate, ses toiles. Déjà qu’éclabousser de la couleur, c’est assez son style. Des tournesols en rouge ? Allez, pourquoi pas… Si ça peut sauver la planète.
Déjà qu’il avait pas le budget pour se payer de la peinture à l’huile, qu’il crevait la dalle, justement pour pouvoir peindre... Eh, avec de la sauce tomate il aurait pu peindre et manger à la fois… Malin ! Et pis contribuer à sauver le monde, puisque c’est comme ça qu’on fait. Et sans énerver personne, ce qui n’est pas un moindre avantage.
Bon, j’espère après ça que les budgets qui vont devoir être dépensés dans les musées pour foutre une vitre devant chaque œuvre d’art et encore plus de flics dans les musées seront pas pris dans l’enveloppe écolo pour sauver le monde.
Je vous le dis cash, moi, lancer l’accompagnement pour les pâtes sur des œuvres d’art, c’est pas trop mon truc. Je veux dire, ça me prendrait pas de lancer de la sauce tomate par exemple sur Marie-Eve ou sur Candice. Même si elles peuvent se prendre une douche après et que les fringues ça se lave, et qu’en vrai, ce serait pas grave, du moment que ça bouge les choses.
Et si je le fais, Patrick Drahi va moindre prendre son jet ? Elon Musk va bloquer Space X au sol ? Ou plus modestement, à l’échelle de nous autres, la masse : « Oh, quelqu’un a lancé de la sauce tomate sur les tournesols de Van Gogh, cette fois c’est décidé, j’arrête de prendre Easy Jet. Fini les streams sur le web. Tant pis, pour la fin de la saison 5 de Handmaid’s tale. J’déchire mes billets pour le Mondial au Qatar et j’arrête le foot, promis juré… Mais putaaaaain, arrêtez de balancer de la sauce sur Van Gogh, deudieu ! »
C’est pas sûr. Y’a comme un doute là quand même. Faut être honnête, des fois, en plus de désespérer, c’est pas incompatible. Et qui sait, ça peut aussi contribuer à faire bouger les choses.