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Or


Évangile du mardi 17 juin - 11ème semaine du temps ordinaire
« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 43-48)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »
Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.
Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 22 juin et que nous les reprendrons le lundi 8 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Barbara, Dany, Halyna, Laurence, Marie-Emmanuel, Martial, Michel, Paolo, Stéfan et Vincent
« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. » L’opposition présentée dans un style si radical est choquante ! Pourtant, n’est-ce pas le lot des groupes humains ? Considérer le prochain et reléguer le lointain, n’est-ce pas ce qui définit la « justice des hommes » ? Les sociétés édifient des Codes et construisent des tribunaux, car un système pénal leur est indispensable.
Le fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud a vu le côté blessé de l’âme humaine : « L'homme est tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain, d'exploiter son travail sans dédommagements, de l'utiliser sexuellement sans son consentement, de s'approprier ses biens, de l'humilier, de lui infliger des souffrances. » (1) Sur le fondement de cœurs meurtris, les hommes construisent des sociétés meurtries. La maxime se vérifie : aimer les uns à condition de haïr les autres… Il est toujours possible, ajoute Freud, d’unir les hommes par les liens de l’amour à la seule condition qu'il reste d'autres hommes en dehors de ce groupe uni « pour recevoir les coups » (1). Cette force unificatrice de la blessure se vérifie dans une école, une classe s’unit contre un souffre-douleur. C’est le phénomène du harcèlement ! En géopolitique, cela se vérifie encore : la guerre renforce un Empire qui se nourrit de haine. Les ennemis de l’intérieur à traquer, les ennemis de l’extérieur à tuer sont indispensables à sa survie d’un Empire.
Telle est la cruelle vérité de l’homme pécheur. Chacun tente de prévenir la souffrance en faisant souffrir. L’accompagnement met au jour ces mécanismes blessés : « tout contrôler par le mental », « congeler sa sensibilité », « ne pas faire de vague », « faire semblant », n’est-ce pas la justice ordinaire de l’homme blessé ?
Mais… est-ce le tout de notre condition d’homme ? Tout est-il dit ? N’y a-t-il rien de plus ? Rien de plus haut ? La vérité de la blessure n’éteint pas l’aspiration à la grandeur, la soif de beauté, le désir d’aimer. Comme l’écrit Blaise Pascal : « Apprenez que l’homme passe infiniment l’homme et entendez de votre Maître votre condition véritable que vous ignorez. Écoutez Dieu. » (2). Seul Dieu parle bien de l’homme. Au cœur de notre blessure, une Vie demande à croître. Une autre justice perce. N’est-ce pas ce que le Christ est venu révéler ? Un jour dans un Palais de Justice, Jésus a fait briller Sa justice divine : Il a subi l’interrogatoire de Pilate ; Il a arpenté le tribunal de Caïphe où Sa justice céleste n’a pas été reconnue. Nos aveuglements ont déposé sur la justice divine une couronne de dérision. Nous n’avons pas compris Son amour.
By Centre Le PèlerinÉvangile du mardi 17 juin - 11ème semaine du temps ordinaire
« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 43-48)
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »
Texte d'Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.
Veuillez noter que nous terminerons nos méditations ce dimanche 22 juin et que nous les reprendrons le lundi 8 septembre. Nous vous remercions de nous avoir lu durant toute cette année et nous espérons vous revoir en septembre. Bonnes vacances et que Dieu vous accompagne ! Alice (celle qui prête sa voix aux méditations), Barbara, Dany, Halyna, Laurence, Marie-Emmanuel, Martial, Michel, Paolo, Stéfan et Vincent
« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. » L’opposition présentée dans un style si radical est choquante ! Pourtant, n’est-ce pas le lot des groupes humains ? Considérer le prochain et reléguer le lointain, n’est-ce pas ce qui définit la « justice des hommes » ? Les sociétés édifient des Codes et construisent des tribunaux, car un système pénal leur est indispensable.
Le fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud a vu le côté blessé de l’âme humaine : « L'homme est tenté de satisfaire son besoin d'agression aux dépens de son prochain, d'exploiter son travail sans dédommagements, de l'utiliser sexuellement sans son consentement, de s'approprier ses biens, de l'humilier, de lui infliger des souffrances. » (1) Sur le fondement de cœurs meurtris, les hommes construisent des sociétés meurtries. La maxime se vérifie : aimer les uns à condition de haïr les autres… Il est toujours possible, ajoute Freud, d’unir les hommes par les liens de l’amour à la seule condition qu'il reste d'autres hommes en dehors de ce groupe uni « pour recevoir les coups » (1). Cette force unificatrice de la blessure se vérifie dans une école, une classe s’unit contre un souffre-douleur. C’est le phénomène du harcèlement ! En géopolitique, cela se vérifie encore : la guerre renforce un Empire qui se nourrit de haine. Les ennemis de l’intérieur à traquer, les ennemis de l’extérieur à tuer sont indispensables à sa survie d’un Empire.
Telle est la cruelle vérité de l’homme pécheur. Chacun tente de prévenir la souffrance en faisant souffrir. L’accompagnement met au jour ces mécanismes blessés : « tout contrôler par le mental », « congeler sa sensibilité », « ne pas faire de vague », « faire semblant », n’est-ce pas la justice ordinaire de l’homme blessé ?
Mais… est-ce le tout de notre condition d’homme ? Tout est-il dit ? N’y a-t-il rien de plus ? Rien de plus haut ? La vérité de la blessure n’éteint pas l’aspiration à la grandeur, la soif de beauté, le désir d’aimer. Comme l’écrit Blaise Pascal : « Apprenez que l’homme passe infiniment l’homme et entendez de votre Maître votre condition véritable que vous ignorez. Écoutez Dieu. » (2). Seul Dieu parle bien de l’homme. Au cœur de notre blessure, une Vie demande à croître. Une autre justice perce. N’est-ce pas ce que le Christ est venu révéler ? Un jour dans un Palais de Justice, Jésus a fait briller Sa justice divine : Il a subi l’interrogatoire de Pilate ; Il a arpenté le tribunal de Caïphe où Sa justice céleste n’a pas été reconnue. Nos aveuglements ont déposé sur la justice divine une couronne de dérision. Nous n’avons pas compris Son amour.