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Trois mamans entourées d'une sage-femme racontent le suivi de leur grossesse et leur accouchement à la maternité pour mieux comprendre quel est le rôle de la sage-femme dans le projet de naissance, pendant et après l'accouchement. Le podcast santé du GHOL Santé-vous bien se rend à la maternité de l'Hôpital de Nyon qui accompagne les futures mamans et leurs partenaires pour préparer une naissance, suivre un projet de naissance ou simplement envisager de devenir parent·es.
La sage-femme travaille en partenariat avec les femmes et leur accompagnant. Elle donne le support nécessaire dans les soins, effectue l'information nécessaire au cours de la grossesse, l'accouchement, la période post-natale et l'allaitement. Elle effectue tous les contrôles de grossesse et conduit l'accouchement sous sa responsabilité, elle accompagne la mère, le nouveau-né et la nouvelle famille pendant la période post-natale et l'allaitement.
La sage-femme a un rôle primordial et important en salle de naissance, c'est la première personne à prodiguer des soins en salle d'accouchement pour la mère et le bébé, c'est le premier caregiver. La volonté des sages-femmes de la maternité de l'Hôpital de Nyon est de suivre les projets de naissance des futurs parents tout en garantissant la sécurité de la mère et de l'enfant, en créant un lien et une communication avec les parents pour vivre un moment unique.
Sarah Soussan, sage-femme et coordinatrice du pôle obstétrique du GHOL est accompagnée pour cet épisode par trois mamans, Aude, Aliénor et Céline qui apportent leurs témoignages sur leur accouchement à l'Hôpital de Nyon.
La maternité de l'Hôpital de Nyon est composée d'une vingtaine de sage-femmes, la future maman crée un lien avec la sage-femme qui la suivra au long de son parcours. Après avoir exposé son projet de naissance au cours d'un rendez-vous d'une heure environ, toutes les consultations et l'accouchement seront suivi par la même sage-femme. La maternité est composée de trois salles d'accouchement dont une avec une baignoire et une salle de pré-travail également avec une baignoire. La salle nature avec une baignoire et lit parental permet d'offrir plusieurs possibilités aux femmes selon leur projet de naissance : pré-travail dans l'eau ou accouchement dans l'eau. Différents moyens antalgiques sont proposés, le bain en fait partie, et trois autres moyens médicamentaux pour répondre aux besoins des futures mamans. Des méthodes alternatives sont aussi proposées pour favoriser le travail : huiles essentielles, acupuncture, hypnose. Cela permet de proposer différentes méthodes en fonction des besoins ou souhaits de la femme ; ces différentes méthodes alternatives sont également proposées durant le post-partum.
Dans le cas d'un premier bébé, si on n'a pas de projet défini, on peut tester différentes méthodes comme l'acupuncture dans la préparation à l'accouchement, ce qui peut aider pour la nutrition du bébé, l'accouchement à terme sans déclenchement mais aussi dans le post-partum pour le périnée, l'incontinence.
L'accouchement dans l'eau est une expérience unique pour soulager la douleur, apporter un côté naturel. La sage-femme ressent les attentes de la maman pour les aiguiller et les guider, en apprenant à les connaître pour les aider et avancer dans leur projet avec elle, même s'il change, en garantissant que tout se passe bien pour la maman et le bébé.
L'accouchement avec ou sans péridurale est raconté par les mamans qui témoignent durant cet épisode, avec le soutien de l'équipe médico-soignante ; expliquant leurs sensations et le ressenti de la douleur qui peuvent être difficiles à gérer sans la péridurale.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Santé-vous bien, le podcast santé du GHOL part à la rencontre du service d'orthopédie de l'hôpital, avec un focus particulier sur la pose de prothèse de hanche et la pose de prothèse de genou. Deux témoignages de patient et patiente qui racontent leurs histoires personnelles permettent de mieux comprendre le cheminement entre les premières douleurs au genou ou à la hanche, la consultation chez le médecin traitant, la consultation chez le médecin spécialiste en orthopédie et la décision de poser une prothèse.
Les maladies dégénératives au niveau de la hanche touchent 280 personnes sur 100 000 en Suisse tandis que 23% de la population de plus de 40 ans sera concernée par un trouble au niveau du genou. On parle généralement d’arthrose. L'arthrose est une usure du cartilage, qui joue un rôle d'amortisseur et protecteur de l'os. Une fois que cette usure s'installe, des symptômes comme la douleur intervienne.
Dans ce type de douleurs, le message de prévention santé est particulièrement important : il arrive dans certains cas, comme dans notre témoignage de patient, que la douleur s'installe et soit supportée pendant des mois voire plusieurs années. Des pommades, séances de physiothérapie ou autres soins sont parfois mis en place et permettent de soulager la douleur ; la souffrance devient très intense et le rôle du professionnel de santé est de déterminer l'aspect fonctionnel qui reste prédominant afin d'améliorer la vie quotidienne du malade. Il existe différents stades d'arthrose et à un moment les traitements conservateurs ne suffisent plus et le traitement chirurgical doit être envisagé. C'est un long cheminement qui peut amener à se poser la question d'avoir une prothèse.
Pourquoi a-t-on besoin d’une prothèse de hanche ou du genou ?
A quel degré de douleur doit-on envisager cela ?
Qui peut me conseiller ?
Quelle est la durée de vie d’une prothèse ?
Y-a-t-il un âge minimum ou maximum pour la pose d’une prothèse de hanche ou du genou ?
En plus de nos deux invités qui racontent leurs expériences de pose de prothèses de hanche et du genou, le podcast Santé-vous bien accueille les médecins chefs co-responsables du service d’orthopédie au GHOL, à l’Hôpital de Nyon : les Docteurs Michel Sadowski et Matthias Vautrin, qui répondent à toutes ces questions au long de l'épisode.
Le service d’orthopédie du GHOL effectue plus de 500 poses de prothèses (hanche et genou confondus) chaque année, permettant de développer au quotidien les compétences et le savoir-faire des chirurgiens orthopédistes.
Il faut prendre en compte le phénomène de santé publique lié à l'obésité qui accélère l'usure des articulations et amène à des phénomènes arthrosiques.
Une activité physique modérée est bénéfique pour les articulations, au contraire de patients avec une activité physique professionnelle ou à outrance qui aura des effets néfastes pour les articulations. Une activité modérée peut être par exemple un jogging de 30 minutes à une heure, une à deux fois par semaine. Certaines activités sont plus contraignantes pour les articulations comme la course à pied, contrairement au vélo ou à la natation qui auront plus d'effets bénéfiques.
La population a une demande fonctionnelle de plus en plus importante et précoce ; on peut maintenant opérer des gens avant cinquante ans : les chirurgiens s'adaptent et le matériel aussi. Les durées de vie des implants ont évolué, par exemple pour une prothèse de hanche elle est désormais de 25 à 30 ans.
La pratique sportive avec une prothèse de hanche et du genou : il n'y a pas vraiment de règle, tous les sports sont autorisés modérément, à part le base jump et le saut à l'élastique ! Une activité sportive modérée et mesurée ne pose de pas de problème, les patients ont fait le choix de se faire opérer pour une meilleure qualité de vie.
Le mois de novembre est traditionnellement consacré à Movember dans le monde de la santé. C'est la contraction des mots novembre et moustache en anglais.
Movember est un mouvement de prévention santé lancé il y a vingt ans, qui a pour but de sensibiliser le grand public et de lever des fonds pour la recherche sur les maladies masculines. Il se déroule chaque année en novembre, invitant traditionnellement les hommes à se laisser pousser la moustache.
Pour évoquer Movember et plus particulièrement la lutte contre le cancer de la prostate, le plus fréquent chez l’homme après 50 ans, notre podcast santé accueille le Docteur Karim Kellou, médecin cadre responsable du service d’urologie au GHOL, à l’Hôpital de Nyon.
Deux invités, Pierre et Marc, apportent également leur expérience de lutte contre le cancer de la prostate à travers leur témoignage patient au micro de Santé-vous bien, le podcast du GHOL.
Les urologues s'occupent de tout ce qui concerne la santé masculine : cancer de la prostate, cancer des testicules, problématiques de santé mentale, etc... La prise en charge du cancer de la prostate a énormément changé : on le connaît mieux, on le diagnostique plus tôt. Son incidence augmente mais sa mortalité baisse, concluant à une meilleure prise en charge de ce cancer.
Le diagnostic du cancer de la prostate s'effectue simplement avec une prise de sang qu'on appelle PSA, marqueur spécifique de la prostate mais pas forcément du cancer et peut pousser le médecin traitant à orienter le patient vers un spécialiste urologue. Le médecin urologue prendra en compte l'aspect psychologie, l'état et la personnalité du patient ; tout en tenant compte de l'âge car cela reste une épreuve qui peut être perçue différemment selon l'âge à laquelle la maladie se déclare. L'IRM permet ensuite de cibler la zone qui mérite une biopsie, à partir de là on diagnostique le cancer à un stade le plus précoce possible.
Parmi les signes d'alerte, le taux élevé de PSA est vraiment un indicateur important, c'est le premier indice qui peut être donné, le point de départ. Ce contrôle s'effectue via une simple prise de sang, qui dure quelques minutes et permet pour l'occasion de contrôler d'autres valeurs par la même occasion. On ne ressent pas de douleur, on ne s'en aperçoit pas forcément dans son mode de vie. La sensibilisation à ce test PSA est indispensable pour surveiller cette pathologie si une dimension génétique existe vis-à-vis du cancer. Le poids de l'hérédité dans le cas du cancer de la prostate, comme dans le cancer du sein, est prépondérant. Les recommandations européennes sont de doser le PSA entre 50 et 75 ans pour les hommes, et dès 45 ans si il y a des antécédents familiaux (oncle, cousin, père, ...). Les tests génétiques sont aussi très importants pour sensibiliser plus tard la descendance. Même si cancer il y a, on parle de cancer de prostate qui est assez particulier et est bien pris en charge.
Une fois que le diagnostic est posé, se déroule la phase d'hospitalisation avec l'opération et l'ablation de la prostate. Elle peut être consolidée par une radiothérapie, selon le moment du diagnostic si le cancer est localisé à la prostate, si il y a des métastases ou pas. On peut être amené à faire du traitement complémentaire mais on est dans une prise en charge personnalisée avec du cas par cas, en prenant en compte également la volonté du patient.
L'opération peut amener des effets secondaires et des conséquences dans la vie personnelle de tous les jours, liés à la position de la prostate. Elle participe à la continence urinaire, en enlevant cet élément il peut y avoir des effets sur cette continence. Elle est intimement collée aux bandelettes neurovasculaires, qui contrôlent l'érection et tout traitement peut entraîner une dysfonction érectile. Les conséquences peuvent être là, à des degrés différents, tout en expliquant à chaque patient ces potentialités. Lorsqu'on fait un traitement pour guérir d'un cancer de prostate, on se projette au moins à dix ans.
Le mois d’octobre est une période de sensibilisation au dépistage et de lutte contre le cancer du sein. C’est dans ce cadre que nous consacrons notre 4ème épisode du podcast santé "Santé-vous bien" à Octobre Rose, en vous ouvrant les portes de la conférence « La résilience, le cancer et moi » qui s'est tenue le jeudi 5 octobre au GHOL, à l'Hôpital de Nyon. L'unité de sénologie du GHOL est affilié au centre du sein des HUG depuis 2017 et est devenu un satellite de ce dernier. Le centre du sein de l'Hôpital de Nyon et celui de la Tour collaborent avec les HUG lors de la campagne d'information et de prévention Octobre Rose. A cette occasion, les trois établissements hospitaliers accompagnés de leurs partenaires, le centre Otium, la Fondation genevoise pour le dépistage du cancer et la Ligue genevoise contre le cancer s'associent pour proposer un programme varié.
Le cancer du sein touche 6 500 femmes et 50 hommes chaque année en Suisse. La maladie tue encore 1 400 femmes par an dans notre pays, même si la mortalité diminue grâce aux progrès de la science.
Nous allons explorer dans ce podcast des histoires incroyables de force, de courage, d'acceptation qui émergent de cette lutte. Ces femmes nous rappellent la puissance de l'esprit humain, la capacité à surmonter l'adversité et à briller même dans les moments les plus sombres.
Au cours de cet épisode, nous plongeons dans ces récits inspirants en examinant les défis auxquels sont confrontées les femmes atteintes du cancer du sein. Nous découvrons les ressources et les soutiens qui favorisent leur résilience. Nous abordons ces questions essentielles avec empathie, espoir et un profond respect pour ces survivantes du cancer du sein.
Chimiothérapie, radiothérapie, opérations,...le diagnostic du cancer du sein est un choc, un traumatisme, et le parcours de soins qui suit est également parsemé d'étapes difficiles et indispensables. Il faut savoir s'accepter profondément avec un corps malade, avec ses rancœurs, ses colères, ses ressentiments, et tout ce qui peut y avoir de négatif chez soi. A partir de là, il faut savoir s'arrêter sur toutes les belles choses du quotidien et savoir être authentique, en mettant en place ses priorités.
Chacune possède des ressources, sans non plus se mettre une pression supplémentaire parce qu'on a un cancer du sein. La peur de la récidive est aussi un vrai sujet. On se réadapte parce qu'on a besoin d'un temps très précieux pour se reconstruire, la maladie peut amener a de gros changements professionnels, à de la précarité, à des changements majeurs. Du négatif il faut pouvoir sortir le positif, la chimiothérapie est difficile, et du combat du début on voit tout au long du parcours qu'on franchit des étapes d'acceptation qui conduisent progressivement au changement dans nos vies. Qu'est ce qui est important et qu'est-ce qu'on ne fera plus comme avant ?
Le terme de survivante du cancer est utilisé mais lutter contre un cancer est déjà quelque chose d'exceptionnel. L'empathie, les propos constructifs et encourageants sont autant de choses qui comptent énormément dans l'accompagnement et peuvent représenter le début de la résilience.
Dans le cancer, on parle de rémission, pas de guérison. La patience se visualise en étant guérie et se projette dans une situation idéale. L'opération est le traitement de guérison mais il reste plein d'incertitudes, c'est pour cela qu'il existe tous ces traitements complémentaires. L'oncologue fait tout pour que le cancer ne revienne plus.
Les intervenant·es de ce podcast Octobre Rose Santé-vous bien :
Olivier Cochereau, directeur des soins du GHOL
Sophia Aguet, maître d'enseignement «Santé mentale et psychiatrie»
Dre Vanessa Chatelain, médecin agréée en oncologie au GHOL
Madame Lager, infirmière spécialisée en oncologie et soins palliatifs et responsable en réadaptation oncologie à la Ligue Vaudoise contre le cancer
deux témoignages de patientes qui se sont battues contre le cancer du sein
Un service de soins intensifs accueille les patientes et les patients ayant besoin d’un monitoring et d’une surveillance accrue ; on parle généralement des personnes les plus gravement malades de l’hôpital et qui ont potentiellement besoin d’un soutien d’organes. C’est un service avec beaucoup de technicité, beaucoup d’appareils, comme vous allez l’entendre tout au long de cet épisode.
Au GHOL, le service des soins intensifs compte 8 lits certifiés SSMI, et 3 lits dédiés à l’Unité Neuro-vasculaire. La prise en charge de la patientèle est assurée 24h/24h et 7j/7j par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, d’infirmiers et infirmières, assistants et assistantes en soins, aides hospitaliers hospitalières et physiothérapeutes, ergothérapeutes, diététiciennes mais également avec une collaboration étroite entre médecins intensivistes et médecins des autres spécialités.
Durant cet épisode, vous entendrez de nombreux bruits et sons, qui font tous partie de la vie du service. Vous entendrez également des échanges et conversations entre professionnels de santé pour tenter de restituer au mieux le quotidien aux soins intensifs de l’Hôpital de Nyon.
Pour mieux comprendre le fonctionnement des soins intensifs, notre invitée la Docteure Mallory Moret, médecin-chef co-responsable du service de médecine interne et des soins intensifs, répond à toutes nos questions.
Aux soins intensifs, il y a eu un avant et un après COVID : le grand public a vu et sait désormais ce qu'est une intubation. Cela ne permet pas forcément de simplifier les choses mais permet d'expliquer plus simplement les choses. La période COVID a permis de réaliser beaucoup de recherche sur le sujet, il n'y a pas eu de grosse révolution sur la prise en charge de la patientèle intubée.
C'est un service particulier dans l'hôpital, où peu de monde a accès : ce n'est pas connu du grand public et bien souvent craint. Nos proches y sont souvent dans une situation instable, délicate, avec beaucoup d'émotions négatives qui peuvent tourner autour de ce service. On dit souvent que la porte d'entrée de l'hôpital est le service des urgences, le service des soins intensifs peut malheureusement être la porte de sortie. C'est avec les soins palliatifs et l'oncologie le service où la patientèle meurt le plus à l'hôpital. Beaucoup d'enjeux se passent dans un temps court, qui peut être déterminant pour la survie du patient.
C'est un endroit où il y a beaucoup de discussions entre professionnels de santé, beaucoup de stress pour les proches des personnes hospitalisées, et surtout beaucoup de bruit. Paradoxalement, ce bruit permet d'être rassurant et contribue à la sécurité des soins intensifs à condition de reconnaître ceux qui doivent faire agir. Ce bruit peut être anxiogène pour la patientèle, c'est pourquoi chaque bruit doit être utile.
Une partie de la patientèle des soins intensifs est sédatée pour bénéficier des thérapies, ce que l'on appelle dans le grand public le coma artificiel. Dans cet état d'éveil-sommeil les bruits sont importants : les proches peuvent leur parler, de la musique est mise dans les chambres, les professionnels de santé leur parlent pour contribuer à la réafférentation.
L'expérience patient aux soins intensifs est très étudiée : certains patients gardent parfois des traumatismes, appelés syndrome traumatique post-soins intensifs qui peut conduire à une baisse de la qualité de vie majeure.
La notion de temps est assez particulière aux soins intensifs : très vite il faut reconnaître l'urgence et intervenir. Les premières heures sont très intenses et déterminantes, et puis lorsque le patient est stabilisé alors le temps devient long pour la patientèle mais aussi pour les proches. La communication est transparente et honnête est essentielle pour informer et préparer les proches à ce qu'ils vont voir et vivre, il est important de tisser un lien étroit avec les familles qui seront partie prenantes de la guérison dans le meilleur des cas.
« What matters to you ? » « Qu’est-ce qui est important pour vous ? » L'expérience patientèle est devenue une priorité dans l'univers hospitalier et les équipes de l'Hôpital de Nyon en Suisse se sont emparées du sujet depuis plusieurs années. Notre podcast "Santé-vous bien" s'intéresse logiquement à cette campagne pour mieux comprendre comment améliorer l'expérience patient autour d'un sujet santé d'actualité.
C’est à travers cette question, en demandant à la patientèle du GHOL ce qui est important pour elle, que nos professionnels de santé cherchent à instaurer une relation de confiance, d’empathie et de partenariat dans le quotidien des soins.
Depuis cinq ans, le GHOL participe activement à cette campagne en collaboration avec la Fédération des Hôpitaux Vaudois. Cette année, elle a eu lieu du 31 mai au 6 juin 2023.
Les services de chirurgie, de médecine, du pôle privé, de radiologie et les étudiant·es en soins infirmiers se sont appropriés ce message, traduit concrètement par des actions sur le terrain.
Retour sur cette campagne visant à améliorer l'expérience de la patientèle avec les témoignages de Sabine Deregnaucourt et Marie Angot, coordinatrice et répondante clinique du pôle médecine ; Boris Sylvain, technicien en radiologie médicale ; Soraya Esmail et Victor Marti, responsables relations patientèle privée au GHOL.
« Qu’est-ce qui est important pour vous ? » Cette question résonne de manière positive chez la patientèle. Cela questionne le patient de manière plus intimiste, on lui adresse une question ouverte à laquelle il ne peut pas répondre "Oui", "Non" ou encore "Ca va" ou "Ca ne va pas". C'est une phrase qui permet de désamorcer les situations, la patientèle se sent écoutée, attendue, et ouvre ensuite à un vrai échange. L'infirmier ou l'infirmière prend le temps d'écouter la réponse, puis de documenter les informations reçues dans le dossier de soins. Les équipes infirmières débriefent ensuite en équipe ce que ces réponses apportent et de ce qu'on peut faire comme actions concrètes pour améliorer l'expérience patient.
Les infirmières suivent au quotidien un plan de soins, qui se construit à partir de protocoles : ce temps de discussion "Qu'est-ce qui est important pour vous" avec les patients est désormais inclus sur le plan de soins. Cette question est également incluse dans la structure de la visite médicale, posée par les infirmières ou les médecins. Toutes ces données sont documentées avec l'objectif pour l'Hôpital de Nyon dans le but d'améliorer la prise en charge de la patientèle hospitalisée et être au plus proche de ses préoccupations.
Le service ambulatoire de radiologie a également pris part à cette campagne en 2023. Les techniciens en radiologie médicale (TRM) ont découvert cette question et l'ont posée lors des rendez-vous ambulatoires. On se met à la place des patients et d'avoir des réponses différentes concernant le bruit de l'IRM par exemple. La question a désormais trouvé sa place dans le questionnaire de sécurité.
Le service de relations patientèle du Pôle Privé au GHOL s'applique à officier auprès de la patientèle privée : accueil, durant le séjour, en soutien prolongé au moment du départ. Les patients peuvent contacter directement l'équipe, sans forcément déranger les équipes soignantes. C'est un soutien aux équipes soignantes et médicales, un patient qui se sent bien à l'hôpital pourrait avoir une guérison améliorée. Cette question "Qu'est ce qui est important pour elle" est plus directe et permet d'approfondir les attentes de la patientèle, au-delà de la guérison. Cela permet une ouverture à l'intégration du service hôtelier et peut représenter l'avenir au cœur du milieu hospitalier en le déclinant à l'ensemble de la patientèle.
Le podcast "Santé-vous bien" présente la vie des établissements hospitaliers du GHOL. Chaque mois et avec nos invités, nous évoquons l'offre de soins, l'actualité, la prévention et tous les événements santé qui font l'actualité autour du Léman.
Le podcast santé du GHOL s'intéresse à l'Accident Vasculaire Cérébral. L'AVC représente la troisième cause de décès en Suisse et la première cause de handicap sévère dans les pays industrialisés. Un homme sur 6 et une femme sur 5 seront victimes d’un AVC au cours de leur vie. En Suisse, on dénombre 16 000 attaques cérébrales par an soit une toute les trente minutes.
Un AVC est un manque de sang dans le cerveau, lié à une occlusion d'une artère de petit ou gros calibre, qui va conduire à une lésion du cerveau qui peut être transitoire ou définitive. Des lésions conduisent à des symptômes très limitées, et d'autres beaucoup plus impressionnantes.
L'AVC se manifeste par un déficit d'une fonction neurologique de façon brutale : on perd une fonction (force, sensibilité, vision, parole, équilibre) généralement sur l'espace d'une ou quelques secondes. On peut différencier ce déficit brutal d'autres attaques qui durent quelques minutes : migraine, altération de la vision, fourmillement le long du bras...
Pour améliorer la prise en charge des victimes d’attaque cérébrale puis leur rééducation neurologique, l’Hôpital de Nyon (GHOL) est agréé Stroke Unit depuis 2015, et prend en charge environ 350 patients et patientes par an en hospitalisation. La prise en charge et l’hospitalisation dans une stroke unit augmente de 20% les chances de remarcher après un AVC.
Une certification Stroke Unit assure une présente 24/24 et 7/7 des médecins neurologues, qui supervisent le traitement de l'AVC dès les premières minutes. La patientèle est suivie tout au long de son hospitalisation, avec le rôle de connaître la ou les causes de l'AVC et comment faire pour qu'il ne revienne pas.
Pour mieux comprendre la mission, le fonctionnement et l'importance d'une Stroke Unit, le Docteur Julien Niederhaüser, médecin agréé en neurologie au GHOL et Directeur de l’unité neurovasculaire, nous détaille la prise en charge de l'accident vasculaire cérébral. Accompagné d’Elise Cadeau Berger, logopédiste à la clinique de la Lignière qui intervient au sein de l’unité neurovasculaire du GHOL, ils abordent le thème de la rééducation neurologique après un AVC.
Les logopédistes s'occupent de tout ce qui touche à la communication orale et écrite, la parole et la capacité à pouvoir avaler correctement c'est à dire la déglutition. Avec les autres thérapeutes, le rôle des logopédistes va être de tester la communication et comment la personne arrive à avaler et manger, car ces troubles peuvent être inaperçus et donc être très handicapant pour sa vie quotidienne. Il existe un protocole de tests de déglutition à effectuer tous les jours par les soignants pour savoir si on peut nourrir la patientèle ou simplement la faire boire, pour éviter tout risque de fausse route silencieuse et ne pas le mettre en danger. Les pneumopathies dues à l'inhalation des aliments ou de l'eau consommés représentent la deuxième cause de décès post AVC, d'où l'importance de reconnaître les signes d'alerte en formant le personnel soignant.
Les spécialistes médicaux distillent également quelques conseils santé préventifs, en insistant sur la prévention de l'hypertension artérielle à tout âge. L'hypertension augmente de trois fois le risque de faire un AVC, le diabète quasiment 2 fois, le tabac deux fois. Le bilan médical et l'éducation thérapeutique sont des aspects très importants de la prise en charge.
Pour prévenir l'accident vasculaire cérébral, l'hygiène de vie a forcément son importance : il est recommandé de ne pas fumer et de réfréner la consommation d'alcool, réguler son hygiène alimentaire, avoir une activité physique modérée. A partir de 40 ans un contrôle de santé annuel peut être utile, à évoquer auprès de son médecin traitant.
L'application Stroke Riskometer permet d'estimer approximativement un risque d'AVC à 5-10 ans : https://www.strokeriskometer.com/
La Fondation Suisse de cardiologie a lancé une application Urgences HELP qui aide à réaliser les premiers secours en cas d'attaque cérébrale.
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