Dans l’épisode précédent, nous avons posé une base essentielle : les données ne sont que des signaux physiologiques. Aujourd’hui, nous abordons un sujet central de l’entraînement moderne, souvent simplifié à l’extrême : les zones d’entraînement.
Zones 1, 2, 3, 4, 5… On en parle partout. Pourtant, peu de sportifs comprennent réellement ce que ces zones représentent physiologiquement.
Dans cet épisode, nous expliquons ce qui se passe réellement dans le corps lorsqu’on change d’intensité :
le métabolisme énergétique, l’utilisation des lipides et des glucides, et surtout le rôle des seuils ventilatoires.
Une zone d’entraînement n’est pas simplement un pourcentage de fréquence cardiaque.
C’est avant tout une transition métabolique.
Nous expliquons notamment :
le seuil ventilatoire 1 (SV1), moment où la ventilation commence à augmenter et où l’organisme développe l’endurance fondamentale, l’efficacité mitochondriale et l’oxydation des graisses ;
le seuil ventilatoire 2 (SV2), frontière entre effort soutenable et effort difficilement durable, liée à l’accumulation de lactate ;
pourquoi la fameuse zone 2 est essentielle pour les triathlètes longue distance, les traileurs et les sportifs en recherche d’endurance ;
et pourquoi les formules standards basées sur un pourcentage de fréquence cardiaque maximale peuvent être trompeuses, notamment chez les personnes en situation de surpoids ou dans des contextes physiologiques particuliers.
Nous abordons également une erreur fréquente chez les athlètes amateurs :
s’entraîner constamment dans une zone intermédiaire, ni assez basse pour construire la base aérobie, ni assez élevée pour stimuler la performance.
Résultat : fatigue chronique, stagnation et sensation de toujours s’entraîner dur sans progresser.