La motion de censure du jeudi 16 octobre n’a pas été votée, avec 271 voix pour (il en fallait 289 pour faire chuter le gouvernement). Le gouvernement Lecornu II entre donc en période de sursis. Place désormais au débat parlementaire sur le budget qui aura lieu à l’Assemblée nationale et au Sénat, puis probablement en CMP (commission mixte paritaire). De nombreux blocages peuvent survenir tout au long de ces travaux parlementaires, et s’annoncent comme une nouvelle épreuve à surmonter pour l’exécutif.Pour Arnaud Benedetti, éditorialiste politique : « C’est grâce aux deux flotteurs, que sont le Parti Socialiste et Les Républicains, les deux anciens partis de gouvernement, qui, en ne votant pas la censure ont permis au Premier ministre de passer ce premier obstacle. Ce n’était pas une surprise à partir du moment où les deux groupes ont manifesté leurs intentions. Maintenant, le parcours d’obstacles se poursuit. Ce sera certainement compliqué, que ce soit sur le budget de l’État ou le budget de la Sécurité sociale ».Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’IFOP revient en particulier sur la décision de Sébastien Lecornu de suspendre la réforme Borne sur les retraites pour éviter la censure du Parti Socialiste : « Pour la réforme des retraites, ‘66’ est presque un chiffre magique. Le jour du vote, dans les circonstances que l’on sait, on avait 66% des Français qui étaient défavorables à la réforme des retraites. Sur sa suspension il y a quelques semaines, 66% y étaient déjà favorables. Et aujourd’hui, 66% des Français considèrent que Sébastien Lecornu a eu raison d’annoncer sa suspension. Cela montre qu’il s’agissait d’un point de blocage, que la page n’a jamais été tournée, que c’est un verrou qui a sauté ».
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