Le renouvellement de l’intelligence ne fait pas de nous de froids raisonneurs. Au contraire, il produit des sentiments ardents : la ferveur, la joie dans l’espérance, l’allégresse avec nos frères et sœurs qui ont des sujets de joie, les pleurs avec ceux qui souffrent. Il nous pousse aussi à agir avec zèle, à pratiquer l’amour fraternel, à exercer l’hospitalité, à mettre les autres en valeur, à prendre soin des personnes souffrantes, même si ce sont des ennemis. Pour être vainqueur, il faut, paradoxalement, s’abaisser : ne pas croire que nous possédons la sagesse (16, fin), mais demander conseil à d’autres. Car il ne s’agit pas de vaincre les autres hommes, c’est du mal que nous devons triompher. (...)