Sermons – Site de M. l’abbé Pivert

Sermon ~ La Genèse 23. La vie de famille d’Abraham


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Mes bien chers Frères,

Voici un nouvel épisode de la vie d’Abraham bien enthousiasmant. Voilà ce que doivent être les familles chrétiennes et c’est ainsi qu’elles renouvelleront l’Église, comme Abraham a engendré une nouvelle race de chrétiens.

Transcription du sermon en livret

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Texte de la Genèse
Saint Jean Chrysostome

Texte sacré de la Genèse

Ch. 16 Cependant Sara femme d’Abram ne lui avait pas donné d’enfants ; mais ayant une servante égyptienne du nom d’Agar, elle dit à son mari ; Voilà que le Seigneur m’a rendue stérile, pour que je n’aie pas d’enfants ; prends ma servante, peut-être qu’au moins par elle j’aurai des enfants. Abram ayant consenti à sa prière, elle prit Agar sa servante égyptienne, dix ans après qu’ils eurent commencé d’habiter dans la terre de Chanaan, et elle la donna à son mari pour femme.

Il alla donc vers elle. Mais elle, voyant qu’elle avait conçu, méprisa sa maîtresse.

Alors Sara dit à Abram : Tu agis injustement envers moi : c’est moi qui t’ai donné ma servante pour femme, laquelle, voyant qu’elle a conçu, me traite avec mépris. Que le Seigneur juge entre moi et toi.

Abram lui répondant : Voilà, dit-il, ta servante qui est entre tes mains ; fais d’elle ce qui te plaira. Saraï l’ayant donc châtiée, elle prit la fuite.

Mais l’Ange du Seigneur l’ayant trouvée dans la solitude auprès de la source d’eau qui est sur le chemin de Sur au désert, lui dit : Agar, servante de Sara, d’où viens-tu ? et où vas-tu ? Elle répondit : Je fuis devant Sara ma maîtresse. Et l’ange du Seigneur lui repartit : Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main.

Et de nouveau : Multipliant, dit-il, je multiplierai ta postérité, et elle sera innombrable par la multitude. Puis : Voilà, ajouta-t-il, que tu as conçu et tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom d’Ismaël, parce que le Seigneur a entendu ton affliction. (…)

Alors elle appela le Seigneur qui lui parlait du nom de : Vous êtes le Dieu qui m’avez vue. Car elle dit : Certainement ici j’ai vu par derrière, celui qui me voit. C’est pourquoi elle appela ce puits, le Puits du vivant et me voyant. Ce puits est entre Cadès et Barad.

Agar donc enfanta un fils à Abram qui l’appela du nom d’Ismaël.

Abram avait quatre-vingt-six ans, quand Agar lui enfanta Ismaël.

Livre des Proverbes. Il y a trois choses qui troublent la terre, dit le livre des Proverbes : un esclave lorsqu’il règne, un sot lorsqu’il est rassasié de nourriture, une femme odieuse lorsqu’elle a été prise en mariage. Et il en est une quatrième qu’elle ne peut supporter : une servante qui a supplanté sa maîtresse. (30, 21-23 traduction des LXX)

Saint Jean Chrysostome

Apprenons à être humains et indulgents envers tout le monde, surtout envers nos femmes. Ayons surtout bien soin, quand elles nous accusent, soit à tort, soit à raison, de ne pas tout juger avec rigueur, et songeons seulement à écarter de nous toute cause de contrariété et de rendre inébranlable la paix domestique. La femme alors aura toujours recours à son mari, et le mari viendra près de sa femme comme dans un port tranquille, chercher un refuge dans toutes les affaires et les agitations extérieures, sûr d’y trouver une consolation à toutes ses peines. En effet, la femme a été donnée au mari comme un secours qui lui permette de résister à tous les coups du sort. Si elle est bonne et douce, non seulement elle procurera à son mari les consolations de la vie à deux, mais elle lui sera encore utile de mille manières, elle rendra pour lui toute chose facile et légère, et l’empêchera de souffrir des difficultés qui naissent chaque jour dans l’intérieur de la maison ou à l’extérieur. Semblable à un bon pilote, elle changera par sa sagesse toute tempête de l’âme en calme, et sa prudence saura tout adoucir. Ceux qui seront bien unis ne trouveront, même dans la vie présente, rien qui trouble leur bonheur. Quand la concorde, la paix et le lien de l’affection existent entre le mari et la femme, tous les biens leur surviennent, rien ne peut leur nuire, un mur inexpugnable les entoure, je veux dire l’union en Dieu. Ce rempart les rendra plus invincibles que le diamant, plus solides que le fer, ils seront comblés de richesses et d’opulence ; enfin, ils jouiront de la gloire céleste, et obtiendront de Dieu les bénédictions les plus abondantes. Aussi, je vous en conjure, ne préférons rien à ce trésor, mais employons toutes nos actions et tous nos efforts à obtenir ce calme et ce repos de l’intérieur. Alors les enfants imiteront les vertus de leurs parents, les serviteurs en feront autant, et la vertu sera la règle de la maison, qui se verra comblée de prospérité ! Si nous préférons ce qui vient de Dieu, tout le reste s’en suivra, nous n’éprouverons aucune peine, et la bonté divine nous fournira tout en abondance. Ainsi, pour passer sans tristesse la vie d’ici-bas et obtenir de plus en plus la bienveillance du Seigneur, pratiquons la vertu, cherchons à faire régner chez nous la concorde et la paix, soignons l’éducation des enfants et les mœurs des serviteurs ; alors, par notre reconnaissance pour tant de largesses, nous mériterons les biens qui nous ont été annoncés, par la grâce et la bonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ, auquel, ainsi qu’au Père et au Saint-Esprit, gloire, puissance, honneur, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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