L’Écriture Sainte nous a été donnée pour notre instruction, pour former notre jugement sur les choses de Dieu. Isaac qui, sans se lasser creuse cinq fois des puits que les Philistins lui bouchent, met en vive lumière ce que doit être l’action de l’Église, ce que, hélas, la Fraternité Saint Pie X n’a pas compris ou, plutôt refuse de comprendre. Faudra-t-il que les peuples meurent de soif auprès de puits que la Fraternité Saint ¨Pie X aura refusé de déboucher ?
Voilà pourquoi le sermon est un peu plus long que d’habitude. Un peu. Mais je suis certain que vous ne le regretterez pas.
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Commentaire d’Origène
Échange de lettres entre la Fraternité Saint Pie X et le Dicastère pour la doctrine de la foi
Commentaire d’Origène
Nous trouvons sans cesse les patriarches en train de creuser des puits.
L’Écriture rapporte, en effet, qu’Isaac, lorsque « Dieu l’eut béni et comblé de richesses », entreprit une grande œuvre : « Il se mit à creuser des puits, ces puits qu’avaient creusés ses serviteurs au temps de son père Abraham et que les Philistins avaient bouchés et remplis de terre. » Or « il campa d’abord près du puits de vision », et c’est illuminé par le puits de la vision qu’il entreprit de déboucher les autres puits. Non pas en premier lieu des puits nouveaux, mais ceux qu’avaient déjà creusés son père Abraham.
Lorsqu’il eut creusé un premier puits, « les Philistins lui portèrent envie ». Mais il ne se laissa pas intimider par leur jalousie et ne plia pas devant l’envie : « Il creusa de nouveau les puits qu’avaient creusés les serviteurs d’Abraham son père et qu’avaient obstrués les Philistins après la mort d’Abraham son père. Et il leur donna les mêmes noms que son père leur, avait donnés. » Ainsi creusa-t-il les puits que son père avait creusés et que les Philistins, par malveillance, avaient comblés de terre. Il en creusa aussi de nouveaux dans la vallée de Gérare ; pas lui toutefois, mais ses serviteurs : « Et il trouva là un puits d’eau vive. Mais les bergers de Gérare se querellèrent avec les bergers d’Isaac en disant que l’eau était à eux. Et il nomma le puits : Injustice, car ils avaient agi injustement envers lui. » Mais Isaac s’éloigne, échappant à leur méchanceté. « Et il creusa un autre puits au sujet duquel il y eut encore une querelle. Et il le nomma : Inimitié. Et il s’éloigna. Et il creusa encore un autre puits au sujet duquel il n’y eut pas de querelle. Il le nomma Abondance, car maintenant, dit-il, Dieu nous a mis au large et nous a fait croître dans le pays. »
À juste titre, le saint Apôtre, considérant la profondeur des mystères, dit quelque part : « Et qui donc les peut pénétrer ? » De la même manière — ou plutôt bien différemment, puisque nous sommes tellement au-dessous de lui ! — apercevant nous aussi tant de profondeur dans les mystères des puits, nous disons : « Et qui donc les peut pénétrer ? » Oui, qui pourrait expliquer dignement les secrets de ces puits si profonds ou ceux des actes qui sont rapportés à leur sujet ? Invoquons donc le Père de la Parole Vivante, qu’il daigne mettre sa parole dans notre bouche, afin qu’à votre soif nous puissions offrir un peu d’eau vive puisée à ces puits si abondants et si nombreux.
— Il y a donc les puits que les serviteurs d’Abraham ont creusés, mais les Philistins les ont comblés de terre. C’est eux qu’Isaac entreprend d’abord de déblayer. Les Philistins détestent les eaux et aiment la terre. Isaac aime les eaux ; il recherche les puits, déblaye les anciens, en ouvre de nouveaux.
Contemplez notre Isaac, celui « qui s’est offert en victime pour nous » : il vient dans la vallée de Gérare, dont le nom signifie « muraille » ou « barrière » ; il vient « renverser le mur de séparation, l’inimitié, dans sa chair » ; il vient enlever la barrière, c’est-à-dire le péché qui met une séparation entre nous et Dieu, cette barrière qui s’élève entre nous et les vertus célestes ; par là, « des deux peuples il n’en fait qu’un », et la brebis perdue, voici que « sur ses épaules » il la ramène jusqu’aux montagnes et la rend aux « quatre-vingt dix-neuf autres qui n’étaient pas perdues ».
Notre Sauveur, cet Isaac, une fois dans cette vallée de Gérare, veut donc avant tout creuser les puits qu’avaient creusés les serviteurs de son Père ; autrement dit, il veut renouveler les puits de la loi et des prophètes, obstrués par les Philistins.
Mais quels sont ceux qui remplissent les puits de terre ? — Ceux, à n’en pas douter, qui donnent à la loi un sens terrestre et charnel et lui interdisent un sens spirituel et mystique, en sorte qu’ils ne s’y abreuvent pas ni ne permettent aux autres de le faire. Écoutez ce qu’Isaac, notre Sauveur Jésus-Christ, dit dans l’Évangile : « Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous avez enlevé la clé de la science ; vous-mêmes n’êtes point entrés et vous avez empêché ceux qui voulaient entrer. » Les voilà donc, ceux qui comblent de terre « les puits creusés par les serviteurs d’Abraham » ; ils enseignent la loi charnellement et ils souillent les eaux du Saint-Esprit. Ils possèdent des puits non pour en tirer de l’eau, mais pour y jeter de la terre. — Tels sont les puits qu’Isaac entreprend de creuser. Voyons maintenant comment il s’y prend.
Les serviteurs d’Isaac, ce sont les Apôtres de notre Seigneur. « Un jour de Sabbat qu’ils passaient au travers des moissons, ils arrachaient des épis et, les froissant dans leurs mains, les mangeaient. » Là-dessus, réflexion de ceux qui avaient obstrué les puits de son Père : « Voici que tes disciples font ce qui n’est pas permis le jour du sabbat. » Mais lui, essayant de dégager leur esprit enlisé, leur dit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David quand il eut faim, lui et ses compagnons ; comment il entra chez le grand-prêtre Abiathar et mangea, lui et ses serviteurs, les pains de proposition qu’il n’était permis de manger qu’aux seuls prêtres ? » — Et il ajouta : « Si vous compreniez cette parole : Je veux la miséricorde et non le sacrifice, vous n’auriez jamais condamné des innocents ». — Mais eux, à cela, que repartent-ils ? Ils s’en prennent à ses serviteurs et disent : « Cet homme n’est pas envoyé de Dieu, puisqu’il n’observe pas le sabbat. » Telle est donc la façon dont Isaac recreusa les puits « qu’avaient creusés les serviteurs de son Père ».
Moïse était serviteur de son Père, lui qui avait creusé le puits de la loi ; David, Salomon, les prophètes et d’autres étaient serviteurs de son Père, eux qui avaient écrit les livres de l’Ancien Testament, ces livres que submergea l’interprétation toute terrestre et grossière des Juifs.
Aussi lorsque (notre) Isaac voulut leur rendre leur pureté et montrer que tout ce que « la loi et les prophètes » avaient dit « était dit de lui-même », nos Philistins lui cherchèrent querelle. Mais il s’éloigne. Il ne peut rester avec ceux qui, au lieu d’eau dans leurs puits, veulent de la terre. Il leur dit : « Voici que votre maison vous sera laissée solitaire. »
Alors Isaac, ou plutôt ses serviteurs creusent de nouveaux puits. Serviteurs d’Isaac, Matthieu, Marc, Luc et Jean ; serviteurs, Pierre, Jacques et Jude ; serviteur, l’Apôtre Paul ; tous, puisatiers du Nouveau Testament. Mais contre eux s’élèvent « ceux qui n’ont de goût que pour les choses terrestres », ceux qui ne laissent ni découvrir du nouveau, ni purifier l’ancien. Ils s’attaquent aux puits évangéliques, ils sont les adversaires des puits apostoliques. Et parce qu’ils s’attaquent à tout et s’en prennent à tout, c’est pour eux qu’il est dit : « Puisque vous vous jugez indignes de la grâce de Dieu, désormais nous irons aux Gentils. »
— Après cela, Isaac creusa un troisième puits, « et il nomma ce lieu : Abondance, disant : Maintenant, le Seigneur nous a mis au large et nous a fait croître dans le pays ».
Vraiment, Isaac a été mis au large et son nom a grandi sur toute la terre quand il nous a remplis de la connaissance de la Trinité. Car autrefois « Dieu n’était connu qu’en Judée et c’était en Israël seulement que l’on invoquait son grand nom », tandis que maintenant « leur son parcourt toute la terre et leurs accents vont jusqu’aux extrémités du monde ».
Les serviteurs d’Isaac se sont répandus sur toute la surface de la terre ils ont creusé des puits, ils ont montré « l’eau vive » à tous, « baptisant toutes les nations au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit », car « au Seigneur appartient la terre et tout ce qu’elle renferme ».
Or, quiconque est parmi nous ministre de la parole de Dieu, creuse un puits et cherche de « l’eau vive » dont il réconforte ses auditeurs. Si donc je me mets, moi aussi, à expliquer les paroles des anciens, si j’y cherche un sens spirituel, si j’essaye d’enlever « le voile de la loi » et de montrer que l’Écriture a « un sens allégorique », pour ma part je creuse des puits. Mais aussitôt les amis de la « lettre » d’élever contre moi des calomnies, de m’attaquer, de manigancer sans trêve des oppositions et des poursuites, disant qu’il ne peut y avoir de vérité que sur la terre.
Pour nous, puisque nous sommes serviteurs d’Isaac, aimons les puits d’eau vive et les sources. Éloignons-nous de ces brouillons et de ces menteurs et laissons-les à la terre qu’ils aiment. Ne cessons jamais de creuser des puits d’eau vive. Et dans nos explications de l’ancien comme du nouveau, rendons-nous semblables à ce Scribe de l’Évangile dont le Seigneur a dit « qu’il tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes ».
Si, parmi ceux qui m’écoutent discourir, il en est un de versé dans les lettres profanes, peut-être pense-t-il : « Tu nous empruntes ce que tu dis et c’est là la science de notre profession. Cette éloquence avec laquelle tu dissertes et enseignes, c’est la nôtre. » — Il me cherche querelle, comme un Philistin qui dirait : « C’est sur mon terrain que tu as creusé ton puits », s’imaginant revendiquer à bon droit ce qui est son propre domaine.
À cela, je répondrai que toute terre contient des eaux, mais qu’un Philistin qui « n’a de goût que pour les choses terrestres » ne sait pas, en toute terre, découvrir de l’eau ; il ne sait pas en toute âme découvrir la raison (rationabilem sensum) et l’image de Dieu ; il ne sait pas qu’il peut y avoir chez tous foi, piété, sens religieux. À quoi vous sert l’instruction si vous ne savez pas vous en servir, et la parole, si vous ne savez pas parler ?
C’est là justement l’œuvre des serviteurs d’Isaac : en toute terre, ils creusent des puits d’eau vive, c’est-à-dire qu’à toute âme ils disent « la parole de Dieu » et ils en recueillent le fruit.
Voulez-vous voir maintenant les grands puits qu’un seul des serviteurs d’Isaac a creusés en terre étrangère ? Regardez Paul qui, « depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu’à l’Illyrie, a porté partout l’Évangile de Dieu ». À chacun de ces puits, il a subi les persécutions des Philistins. Écoutez-le : « Que d’ennuis à Iconium, à Lystres », et « à Ephèse » ! Combien de fois a-t-il été battu et lapidé ? « Combien de fois a-t-il combattu contre les bêtes ? » Mais il a persévéré jusqu’à ce qu’il parvînt « à la plénitude », c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il eût établi les Églises sur toute la surface de la terre.
Ainsi donc les puits creusés par Abraham, c’est-à-dire les écrits de l’Ancien Testament, ont été remplis de terre par les Philistins, que ce fussent de mauvais docteurs, Scribes et Pharisiens, ou les puissances adverses : leurs ouvertures furent bouchées, pour qu’ils ne pussent donner à boire aux descendants d’Abraham, Oui, ce peuple ne peut pas boire aux Écritures, et « la soif de la parole de Dieu » le tourmente, jusqu’à la venue d’Isaac qui dégage les puits où boiront ses serviteurs. — Soyons donc pleins de reconnaissance pour le Christ fils d’Abraham — dont il est dit : « Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham », — qui est venu et nous a déblayé les puits. Il les déblayait pour ceux qui disaient : « Est-ce que notre cœur n’était pas brûlant en nous quand il nous ouvrait les Écritures ? » Ainsi ouvrit-il ces puits et « il les nomma comme les avait nommés Abraham son père », car il ne les changea pas de nom.
On peut s’étonner que Moïse ait encore gardé pour nous son nom de Moïse, et chaque prophète le sien. C’est que le Christ, sans les changer de nom, a changé la manière de les entendre. Il a opéré ce changement de nous détourner désormais des « fables judaïques » et des « généalogies indéfinies », car il est dit : « ils ferment leurs oreilles à la vérité et les ouvrent à des fables. »
Ainsi a-t-il ouvert les puits : il nous a enseigné que Dieu n’est pas à chercher en un lieu déterminé, et nous a appris qu’ « un sacrifice est offert à son nom en tout endroit de la terre ». C’est maintenant en effet « le temps où les vrais adorateurs adorent le Père », non plus à Jérusalem ni sur le mont Garizim, « mais en esprit et en vérité ». Ce n’est donc pas dans un lieu ni sur la terre que Dieu habite, mais dans le cœur. Vous cherchez alors où se trouve Dieu ? Dieu se trouve en un cœur pur. C’est là en effet qu’il fera sa demeure, selon qu’il l’a dit par le prophète : « J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux, et ils seront mon peuple et je serai leur Dieu, dit le Seigneur. »
Remarquez bien que chacune de nos âmes contient en quelque sorte un puits d’eau vive, il y a en elle un certain sens céleste, une image de Dieu enfouie ; c’est ce puits que les Philistins, c’est-à-dire les puissances adverses, ont obstrué de terre. De quelle terre ? Des comportements charnels (carnalibus sensibus), des pensées terrestres, et c’est pourquoi « nous avons porté l’image de l’homme terrestre ». C’est quand nous portions cette image de l’homme terrestre que les Philistins obstruèrent nos puits de terre. Mais maintenant qu’est venu notre Isaac, accueillons sa venue et creusons nos puits ; rejetons-en la terre, purifions-les de toute ordure, de toute pensée fangeuse et terrestre : nous trouverons en eux l’eau vive, cette eau dont le Seigneur dit : « Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive sortiront de sa poitrine ». Et remarquez la libéralité du Seigneur ; ce sont des puits que les Philistins ont comblés et de maigres filets d’eau qu’ils nous ont disputés ; à leur place, il nous est rendu des sources et des fleuves.
— Si vous, qui m’écoutez aujourd’hui, vous recueillez fidèlement ce que vous entendez, Isaac travaille aussi en vous et purifie vos cœurs des comportements terrestres. Sachant que de si profonds mystères sont cachés dans les divines Écritures, vous progressez en discernement, vous progressez en comportements spirituels. Vous deviendrez docteurs à votre tour, et il émanera de vous « des fleuves d’eau vive ». Car il est là, le Verbe de Dieu, et son opération actuelle est d’écarter la terre de votre âme à chacun, pour faire jaillir votre source. Cette source est en vous et ne vient pas du dehors, comme « le royaume de Dieu qui est en vous ».
Ce n’est pas au dehors, mais chez elle, que la femme qui avait perdu sa drachme la retrouva : « Elle avait allumé sa lampe, elle avait balayé sa maison » des ordures et des saletés qu’y avait accumulées une longue et paresseuse négligence ; et c’est là qu’elle retrouva sa drachme. — Quant à vous, si vous allumez votre lampe, si vous vous servez de l’illumination du Saint-Esprit, « si vous voyez la lumière dans sa lumière », vous trouverez la drachme en vous. Car c’est en vous que se trouve l’image du roi céleste.
Quand Dieu fit l’homme, au commencement, « il le fit à son image et ressemblance » ; et il n’imprima pas cette image à l’extérieur, mais au dedans de lui. On ne pouvait pas la voir en vous, tant que votre maison était sale, pleine d’ordures et de plâtras. Cette source de perfection était en vous, mais elle ne pouvait pas jaillir, puisque les Philistins l’avaient remplie de terre et vous avaient fait ressembler à l’homme terrestre ». Ainsi vous avez porté, jadis, l’image de l’homme terrestre ; mais après ce que vous venez d’entendre, débarrassés par le Verbe de Dieu de cette grande masse de terre qui vous oppressait, faites resplendir en vous, maintenant, « l’image de l’homme céleste ».
C’est cette image dont le Père disait au Fils : « Faisons l’homme à notre image et ressemblance. »
L’artisan de cette image est le Fils de Dieu. Artisan d’une telle valeur, que son image peut bien être obscurcie par la négligence, mais non pas détruite par la malice. L’image de Dieu demeure toujours en vous, même quand vous y superposez de vous-même celle de l» homme terrestre ».
Le tableau de celui-ci, c’est vous qui en êtes le peintre. La luxure vous a terni ? C’est une première couleur terrestre dont vous vous êtes recouvert. L’avarice vous brûle ? C’est une autre couleur que vous y avez mêlée. La colère vous emporte ? C’est une troisième couleur que vous ajoutez. Et l’orgueil en apporte une autre, et l’impiété une autre. Ainsi vous êtes le peintre, par toutes sortes de fautes qui, réunies, en sont pour ainsi dire les diverses couleurs, de cette « image de l’homme terrestre » que Dieu n’a pas mise en vous. Aussi nous faut-il prier Celui qui dit par les prophètes : « Voici que je détruis tes iniquités comme une vapeur et tes péchés comme de la fumée. » — Lorsqu’il aura détruit en vous toutes ces vilaines couleurs tirées des noirceurs de la malice, alors c’est la belle image créée par Dieu qui resplendira en vous. — Ainsi vous voyez comment les divines Écritures proposent des représentations et des figures qui renseignent l’âme sur la connaissance et la purification de soi.
Vous voulez encore voir une autre description de cette image ? Eh bien, il y a le billet que Dieu écrit et il y a celui que nous écrivons, nous. Écoutez l’Apôtre : « Détruisant l’acte qui était écrit contre nous dans les décrets et nous était contraire, il l’a fait disparaître en le clouant à la croix. » Cet acte dont il parle était un « reçu » de nos péchés. Car chacun de nous est débiteur de ses fautes et écrit le billet (de reconnaissance) de son péché. Au jugement de Dieu, que Daniel représente assis, il y a, dit-il, « des livres ouverts », pour contenir, sans doute, les péchés des hommes. C’est nous qui les avons écrits contre nous avec nos fautes. Et cela trouve une illustration dans l’Évangile, quand il est raconté de l’économe d’iniquité qu’il dit à chaque débiteur : « Prends ton billet, assieds-toi et écris : quatre-vingts » et la suite. C’est bien à chacun, n’est-ce pas, qu’il est dit : « Prends ton billet ». D’où il ressort que notre billet est un billet de péché ; tandis que le billet de justice, c’est Dieu qui l’écrit. En ce sens l’Apôtre dit : « Vous êtes ma lettre écrite, non avec de l’encre, mais par l’Esprit de Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur vos cœurs. » Vous avez donc en vous le billet de Dieu et le billet du Saint-Esprit. Mais si vous péchez, vous signez contre vous l’acte écrit du péché. Remarquez, que lorsque vous êtes venus à la croix du Christ et à la grâce du baptême, votre écrit a été crucifié et a été effacé dans l’eau du baptême. N’écrivez pas à nouveau ce qui a été effacé, ne rétablissez pas ce qui a été supprimé : ne gardez en vous que le billet de Dieu, ne conservez en vous que l’écriture du Saint-Esprit.
Mais revenons à Isaac et creusons avec lui des puits d’eau vive. Les Philistins peuvent susciter des oppositions et des querelles, n’en persévérons pas moins avec Isaac à creuser des puits, jusqu’à ce qu’il nous soit dit : « Bois de l’eau de tes puits et de tes sources ». Creusons au point que les eaux du puits surabondent sur « nos places publiques », creusons au point d’arriver à une science des Écritures suffisante non seulement pour nous, mais pour enseigner les autres et les instruire, creusons pour que boivent les hommes, creusons pour que boivent aussi les troupeaux. Écoutez, sages, écoutez, simples : « Le docteur de l’Église est débiteur envers les savants comme envers les ignorants » ; il doit abreuver les hommes et il doit abreuver les troupeaux, car le Prophète a dit : « Seigneur, tu sauveras hommes et bêtes ». — Pour cela, daigne le Seigneur Jésus lui-même, notre Sauveur, nous illuminer et purifier nos cœurs, « Lui à qui appartiennent la gloire et la puissance dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il ».
Réponse du Conseil général de la Fraternité Saint-Pie X
au Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi et annexes
Source : FSSPX Actualités
Menzingen, le 18 février 2026
Mercredi des Cendres
Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir reçu le 12 février dernier, ainsi que d’avoir rendu public le contenu de notre rencontre, ce qui favorise une parfaite transparence dans la communication.
Je ne peux qu’accueillir favorablement l’ouverture à une discussion doctrinale, manifestée aujourd’hui par le Saint-Siège, pour la simple raison que c’est moi-même qui l’avais proposée il y a exactement sept ans, dans une lettre datée du 17 janvier 2019 1. À l’époque, le Dicastère n’avait pas vraiment exprimé d’intérêt pour une telle discussion, au motif – exposé oralement – qu’un accord doctrinal entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie X était impossible.
Du côté de la Fraternité, une discussion doctrinale était – et demeure toujours – souhaitable et utile. En effet, même si l’on ne parvient pas à se mettre d’accord, des échanges fraternels permettent de mieux se connaître mutuellement, d’affiner et d’approfondir ses propres arguments, de mieux saisir l’esprit et les intentions qui animent les positions de son interlocuteur, surtout son amour réel pour la Vérité, pour les âmes et pour l’Église. Cela vaut, en tout temps, pour les deux parties.
Telle était précisément mon intention, en 2019, lorsque j’ai suggéré une discussion dans un moment serein et pacifique, sans la pression ou la menace d’une éventuelle excommunication qui aurait rendu le dialogue un peu moins libre – ce qui, malheureusement, se produit aujourd’hui.
Cela dit, si je me réjouis, bien sûr, d’une nouvelle ouverture au dialogue et d’une réponse positive à ma proposition de 2019, je ne puis accepter, par honnêteté intellectuelle et fidélité sacerdotale, devant Dieu et devant les âmes, la perspective et les objectifs au nom desquels le Dicastère propose une reprise du dialogue dans la situation actuelle ; ni, d’ailleurs, le report de la date du 1er juillet.
Je vous en expose respectueusement les raisons, auxquelles j’ajouterai quelques considérations complémentaires.
Nous savons d’avance tous deux que nous ne pouvons pas nous mettre d’accord sur le plan doctrinal, en particulier concernant les orientations fondamentales prises depuis le Concile Vatican II. Ce désaccord, du côté de la Fraternité, ne relève pas d’une simple divergence de vue, mais d’un véritable cas de conscience, né de ce qui s’avère une rupture avec la Tradition de l’Église. Ce nœud complexe est malheureusement devenu encore plus inextricable avec les développements doctrinaux et pastoraux survenus au cours des récents pontificats.Je ne vois donc pas comment un processus de dialogue commun pourrait aboutir à déterminer ensemble ce qui constituerait « les exigences minimales pour la pleine communion avec l’Église catholique », puisque – comme vous l’avez vous-même rappelé avec franchise – les textes du Concile ne peuvent être corrigés, ni la légitimité de la Réforme liturgique remise en cause.
Ce dialogue est censé permettre de clarifier l’interprétation du Concile Vatican II. Mais celle-ci est déjà clairement donnée dans le post-Concile et les documents successifs du Saint-Siège. Le Concile Vatican II ne constitue pas un ensemble de textes librement interprétables : il a été reçu, développé et appliqué depuis soixante ans, par les papes qui se sont succédé, selon des orientations doctrinales et pastorales précises.Cette lecture officielle s’exprime, par exemple, dans des textes majeurs tels que Redemptor hominis, Ut unum sint, Evangelii gaudium ou Amoris lætitia. Elle se manifeste également dans la Réforme liturgique, comprise à la lumière des principes réaffirmés dans Traditionis custodes.Tous ces documents montrent que le cadre doctrinal et pastoral dans lequel le Saint-Siège entend situer toute discussion est d’ores et déjà déterminé.
Le dialogue proposé se présente aujourd’hui dans des circonstances qui ne peuvent être ignorées. En effet, nous attendions depuis sept ans un accueil favorable à la proposition de discussion doctrinale formulée en 2019. Plus récemment, nous avons écrit par deux fois au Saint-Père : afin de solliciter d’abord une audience, puis pour exposer avec clarté et respect nos besoins et la situation concrète de la Fraternité.Or, après un long silence, ce n’est qu’au moment où des sacres épiscopaux sont évoqués que l’on propose la reprise d’un dialogue, lequel apparaît donc comme dilatoire et conditionné. En effet, la main tendue de l’ouverture au dialogue s’accompagne malheureusement d’une autre main déjà prête à infliger des sanctions. Il est question de rupture de communion, de schisme 2 et de « graves conséquences ». Qui plus est, cette menace est désormais publique, ce qui crée une pression difficilement compatible avec un vrai désir d’échanges fraternels et de dialogue constructif.
Par ailleurs, il ne nous paraît pas possible d’entreprendre un dialogue pour définir quels seraient les minima nécessaires à la communion ecclésiale, tout simplement parce que cette tâche ne nous appartient pas. Tout au long des siècles, les critères d’appartenance à l’Église ont été établis et définis par le Magistère. Ce qui devait être cru obligatoirement pour être catholique a toujours été enseigné avec autorité, dans une fidélité constante à la Tradition.Dès lors, on ne voit pas comment ces critères pourraient faire l’objet d’un discernement commun par le moyen d’un dialogue, ni comment ils pourraient être réévalués aujourd’hui au point de ne plus correspondre à ce que la Tradition de l’Église a toujours enseigné, et que nous désirons observer fidèlement, à notre place.
Enfin, si un dialogue est envisagé en vue d’aboutir à une déclaration doctrinale que la Fraternité puisse accepter, concernant le Concile Vatican II, nous ne pouvons ignorer les précédents historiques des efforts déployés en ce sens. J’attire votre attention en particulier sur le plus récent : le Saint-Siège et la Fraternité ont eu un long parcours de dialogue, commencé en 2009, particulièrement intense pendant deux ans, puis poursuivi de manière plus sporadique jusqu’au 6 juin 2017. Pendant toutes ces années, on a cherché à atteindre ce que le Dicastère propose maintenant.Or, tout s’est finalement terminé de manière drastique par une décision unilatérale du préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, le cardinal Müller, qui, en juin 2017, a solennellement établi, à sa manière, les « minima nécessaires pour la pleine communion avec l’Église catholique », incluant explicitement tout le Concile et le post-Concile 3. Cela montre que, si l’on s’obstine dans un dialogue doctrinal trop forcé et sans suffisamment de sérénité, à long terme, au lieu d’obtenir un résultat satisfaisant, on ne fait qu’aggraver la situation.
Ainsi, dans le constat partagé que nous ne pouvons pas trouver d’accord sur la doctrine, il me semble que le seul point sur lequel nous pouvons nous rejoindre est celui de la charité envers les âmes et envers l’Église.
En tant que cardinal et évêque, vous êtes avant tout un pasteur : permettez-moi de m’adresser à vous à ce titre. La Fraternité est une réalité objective : elle existe. C’est pourquoi, au fil des années, les Souverains Pontifes ont pris acte de cette existence et, par des actes concrets et significatifs, ont reconnu la valeur du bien qu’elle peut accomplir, malgré sa situation canonique. C’est également pour cela que nous nous parlons aujourd’hui.
Cette même Fraternité vous demande uniquement de pouvoir continuer à faire ce même bien aux âmes auxquelles elle administre les saints sacrements. Elle ne vous demande rien d’autre, aucun privilège, ni même une régularisation canonique qui, dans l’état actuel des choses, s’avère impraticable en raison des divergences doctrinales. La Fraternité ne peut pas abandonner les âmes. Le besoin des sacres est un besoin concret à court terme pour la survie de la Tradition, au service de la sainte Église catholique.
Nous pouvons être d’accord sur un point : aucun d’entre nous ne souhaite rouvrir des blessures. Je ne répéterai pas ici tout ce que nous avons déjà exprimé dans la lettre adressée au pape Léon XIV, et dont vous avez directement connaissance. Je souligne seulement que, dans la situation présente, la seule voie réellement praticable est celle de la charité.
Au cours de la dernière décennie, le pape François et vous-même avez abondamment prôné « l’écoute » et la compréhension des situations particulières, complexes, exceptionnelles, étrangères aux schémas ordinaires. Vous avez également souhaité une utilisation du droit qui soit toujours pastorale, flexible et raisonnable, sans prétendre tout résoudre par des automatismes juridiques et des schémas préétablis. La Fraternité ne vous demande rien d’autre dans le moment présent – et surtout elle ne le demande pas pour elle-même : elle le demande pour ces âmes dont, comme déjà promis au Saint-Père, elle n’a d’autre intention que de faire de véritables enfants de l’Église romaine.
Enfin, il est un autre point sur lequel nous sommes également d’accord, et qui doit nous encourager : le temps qui nous sépare du 1er juillet est celui de la prière. C’est un moment où nous implorons du Ciel une grâce spéciale et, de la part du Saint-Siège, de la compréhension. Je prie en particulier pour vous le Saint-Esprit et – ne le prenez pas comme une provocation – son épouse très sainte, la Médiatrice de toutes les grâces.
Je tiens à vous remercier sincèrement pour l’attention que vous m’avez accordée, et pour l’intérêt que vous voudrez bien porter à la présente question.
Veuillez agréer, Éminence Révérendissime, l’expression de mes salutations les plus distinguées et de mon dévouement dans le Seigneur.
Davide Pagliarani, Supérieur général
+ Alfonso de Galarreta, Premier Assistant général
Christian Bouchacourt, Second Assistant général
+ Bernard Fellay, Premier Conseiller général, Ancien Supérieur général
Franz Schmidberger, Second Conseiller général, Ancien Supérieur général
Annexe I : Lettre de l’abbé Pagliarani à Mgr Pozzo, du 17 janvier 2019
Annexe II : Ordre et juridiction : inanité de l’accusation de schisme
Annexe III : Lettre du Cardinal Müller à Mgr Fellay, du 6 juin 2017
1 Cf. Annexe I.2 La Fraternité se défend pourtant de toute accusation de schisme et considère, appuyée sur toute la théologie traditionnelle et l’enseignement constant de l’Église, qu’une consécration épiscopale non autorisée par le Saint-Siège, lorsqu’elle ne s’accompagne ni d’une intention schismatique, ni de la collation de la juridiction, ne constitue pas une rupture de la communion de l’Église. Cf. Annexe II.3 Cf. Annexe III.Lettre du cardinal Müller à Mgr Fellay, du 6 juin 2017
Source : FSSPX Actualités
Le 26 juin 2017, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, recevait du cardinal Gerhard Ludwig Müller, préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, une lettre datée du 6 juin précédent, dans laquelle le prélat allemand énonçait, avec l’approbation du pape François, les conditions d’une déclaration doctrinale, préalable à toute reconnaissance canonique de la Fraternité.
Comme vous le savez, le Pape François a manifesté, à maintes reprises, sa bienveillance envers votre Fraternité Sacerdotale, en accordant en particulier, à tous les prêtres membres, la faculté de confesser de manière valide les fidèles et en autorisant les Ordinaires des lieux à concéder des licences pour la célébration des mariages des fidèles qui suivent l’activité pastorale dans votre Fraternité. D’autre part, la discussion se poursuit au sujet des questions relatives au plein rétablissement de la communion de votre Fraternité avec l’Église catholique.
À ce sujet, avec l’approbation du Souverain Pontife, j’ai jugé nécessaire de soumettre à la Session Ordinaire de notre Congrégation, réunie le 10 mai dernier, le texte de la Déclaration doctrinale qui vous a été transmis durant la rencontre du 13 juin 2016, comme condition nécessaire en vue du plein rétablissement de la communion. Voici à ce propos, les décisions unanimes de tous les Membres de notre Dicastère :
Il est nécessaire d’exiger des membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X l’adhésion à la nouvelle formule de la Professio fidei (profession de foi) datant de 1988. En conséquence, il n’est plus suffisant de leur demander d’émettre la Professio fidei de 1962.Le nouveau texte de la Déclaration doctrinale doit comporter un paragraphe dans lequel les signataires déclarent, de manière explicite, leur acceptation des enseignements du Concile Vatican II et ceux de la période post conciliaire, en accordant auxdites affirmations doctrinales le degré d’adhésion qui leur est dû.Les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X doivent reconnaître, non seulement la validité, mais aussi la légitimité du Rite de la Sainte Messe et des Sacrements, selon les livres liturgiques promulgués après le Concile Vatican II.Au cours de l’Audience accordée au Cardinal Préfet, le 20 mai 2017, le Souverain Pontife a approuvé ces décisions.
En vous les communiquant, je vous serais reconnaissant de bien vouloir les faire connaître aux membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X.
Vous assurant de ma prière pour votre délicate mission, je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments dévoués dans le Seigneur.
Gerhard Card. Müller, Préfet
Lettre de l’abbé Pagliarani à Mgr Pozzo, du 17 janvier 2019
Source : FSSPX Actualités
Lettre adressée par le Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X à Mgr Guido Pozzo, Secrétaire de la Commission Ecclesia Dei, le 17 janvier 2019.
Excellence Révérendissime,
Tout d’abord, je tiens à vous remercier de la bienveillante attention que vous avez manifestée au cours de toutes ces années vis-à-vis de la Fraternité Saint-Pie X ainsi que du bon accueil que vous m’avez réservé lors de notre rencontre du 22 novembre 2018. Ma gratitude s’étend naturellement aussi à S. Em. le cardinal Ladaria.
Comme convenu lors de cette rencontre, je vous écris au sujet des discussions théologiques prévues. Par rapport à ce que nous avons fait dans le passé, je propose de privilégier des échanges écrits réguliers entre théologiens du Saint-Siège et de la Fraternité, en prévoyant par exemple deux rencontres annuelles.
Les interlocuteurs que je propose pour la Fraternité sont des prêtres aptes à la discussion doctrinale. Il s’agit de MM. les abbés Arnaud Sélégny, Guillaume Gaud et Jean-Michel Gleize. Il est d’ailleurs prévu que l’abbé Sélégny réside bientôt à la Maison généralice, ce qui permettra de conserver un lien plus direct entre nous. Cela n’empêche pas que d’autre confrères puissent donner leur contribution par ailleurs.
Je pense qu’il serait bon d’envisager dès maintenant la possibilité de publier le résultat de ces discussions. Cette idée m’est venue à la lecture du verbatim de votre rencontre du 28 février 2018 avec mon prédécesseur. Vous exprimiez vous-même le souhait d’une telle publication. C’est la raison pour laquelle je me permets de faire cette suggestion. Mais je vous laisse nous indiquer la manière de publier des synthèses respectives de nos discussions, si cela vous semble raisonnable.
Par rapport aux thèmes des discussions, je pense qu’il serait bien qu’ils concernent à la fois le Concile et le Magistère postérieur. En effet, dans le développement post-conciliaire, il existe beaucoup d’éléments qui permettent de préciser la véritable interprétation à donner au Concile : d’où l’importance d’inclure dans les échanges le Magistère post-conciliaire.
Je propose donc la liste suivante, qui devrait nous permettre de couvrir à peu près tous les thèmes à traiter :
Les fondements ecclésiologiques de l’œcuménisme ;La pratique de l’œcuménisme par la hiérarchie de l’Église ;Les fondements et buts du dialogue interreligieux ;Le salut des juifs selon le Magistère actuel ;La nouvelle conception du sacerdoce : ses fondements théologiques et ses conséquences liturgiques ;Le ministère pétrinien à la lumière de Apostolos Suos, Ut Unum Sint et des autres enseignements de Jean-Paul II ;La synodalité dans le cadre du Magistère actuel ;La doctrine actuelle sur la morale conjugale ;Le primat et le rôle de la conscience dans le Magistère conciliaire et post-conciliaire.J’espère que cela corresponde aussi à vos attentes.
Veuillez agréer, Excellence Révérendissime, mes salutations très respectueuses in Domino.