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Sermon ~ La Genèse 29. Isaac homme de Dieu


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Mes bien chers Frères,

N’oublions pas qu’Isaac est celui qui a accepté d’être offert en holocauste à Dieu. Or, nous aussi nous sommes morts avec le Christ dans sa mort par le baptême. Sa vie est ordinaire en apparence, comme celle de la plupart d’entre nous, mais elle est traversée par les épreuves, comme pour nous tous, la Croix. Et elle est une vie d’attention à Dieu, comme doit l’être celle de tout chrétien.

Isaac est donc un modèle pour tout chrétien. Un modèle et un maître du fait de son holocauste.

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Résumé du sermon
Texte de la Genèse

Résumé du sermon

N’oublions pas qu’Isaac est celui qui a accepté d’être offert en holocauste à Dieu.

Or, nous aussi nous sommes morts avec le Christ dans sa mort par le baptême.

La vie d’Isaac est une vie ordinaire en apparence, mais traversée par les épreuves, qui recherche la proximité avec Dieu

Isaac bien éduqué par son père – et par Dieu – mais pour tous les hommes cela n’est qu’un début. Chaque homme doit mener à la perfection ce qu’il a reçu.

La méditation de la parole de Dieu

Jeune époux, il se tient près du puits du Vivant et du Voyant

« Le Seigneur bénit Isaac, dit l’Écriture, et il habitait près du puits de vision. » L’essentiel de la bénédiction du Seigneur sur Isaac était qu’il habitât « près du puits de vision ». Précieuse bénédiction, à la vérité, pour qui sait comprendre ! Puisse le Seigneur me la donner à moi aussi, pour que je mérite d’habiter « près du puits de vision » !

Si je peux acquérir ne fût-ce qu’un rayon d’intelligence des visions de Dieu, je pourrai dire que j’ai passé un jour près du puits de vision. Et si je peux en saisir quelque chose, pas seulement selon la lettre mais selon l’esprit, je pourrai dire que j’ai passé deux jours près du puits de vision. Et si je pénètre jusqu’au sens moral, j’y aurai séjourné trois jours. Et si, ne pouvant tout comprendre, je suis du moins assidu à écouter les Écritures divines, si « je médite jour et nuit la loi de Dieu », si je ne cesse jamais de chercher, de fouiller, d’examiner, et, ce qui passe avant tout, de prier Dieu et de lui demander l’intelligence, à lui « qui enseigne toute science à l’homme », je pourrai dire que j’habite, moi aussi, près du puits de vision.

Rebecca consulte le Seigneur

Les jumeaux se disputent en son sein. Elle va consulter le Seigneur.

Elle ne va pas chercher de consolation auprès d’autres femmes, ni des consolations humaines.

Soit elle se déplace pour consulter Dieu dans un lieu saint, car Abraham en avait établi. Ou près de Melchisédech.

Soit elle le consulte en elle-même, c’est-à-dire qu’elle consulte le Saint-Esprit.

Une faiblesse d’Isaac ?

Isaac préfère son fils Esaü qui lui apportait les viandes de sa chasse. Ce n’est pas gourmandise de sa part, mais peut-être était-il sensible et aveugle aux flatteries d’Esaü . Ou pensait-il que celui-ci avait les qualités qui conviennent au fils de la promesse : vigoureux, entreprenant…

Rebecca préfère Jacob, homme intérieur, méditatif, ce qui est une qualité bien plus importante pour hériter de la promesse – et même, d’ailleurs, pour tout homme d’action.

La réalité se révélera à lui quand Esaü épousera simultanément deux femmes païennes sans consulter ses parents.

Les puits

Il est question 4 ou 5 fois de puits dans la vie de Jacob. Le Saint-Esprit veut que nous fassions le rapprochement avec le puits de Jacob ou Jésus-Christ rencontre la Samaritaine.

Une femme de la Samarie vint pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire.

– Comment vous, qui êtes Juif, me demandez-vous à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? Les Juifs, en effet, n’ont pas de rapports avec les Samaritains.

– Si tu connaissais le don de Dieu, et quel est celui qui te dit : Donne-moi à boire, peut-être lui aurais-tu fait toi-même cette demande, et il t’aurait donné de l’eau vive.

– Seigneur, vous n’avez rien pour puiser, et le puits est profond ; d’où avez-vous donc de l’eau vive ? Êtes-vous plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ?

– Quiconque boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif ; car l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

– Seigneur, donnez-moi de cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus ici pour puiser.

– Va, appelle ton mari, et viens ici.

– Je n’ai pas de mari.

– Tu as eu raison de dire : Je n’ai pas de mari ; car tu as eu cinq maris, et maintenant celui que tu as n’est pas ton mari ; en cela, tu as dit vrai.

– Seigneur, je vois bien que vous êtes un prophète. Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites que Jérusalem est le lieu où il faut adorer.

– Femme, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne, ni à Jérusalem, que vous adorerez le Père. … L’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont de tels adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité.

– Je sais que le Messie (c’est-à-dire le Christ) doit venir ; lors donc qu’il sera venu, il nous annoncera toutes choses.

– Je le suis, moi qui te parle.

Le rayonnement d’Isaac

Abimélech signe une alliance avec Isaac car « Nous avons vu que le Seigneur est avec toi. »

Le carême d’un vrai chrétien

Méditation de la parole de Dieu. Évangile, textes de la messe du jour.

Le chapelet ou rosaire est d’abord une méditation soutenue par une prière vocale et pas en premier une prière vocale.

Adorer en esprit et en vérité

En esprit : que la prière soit spirituelle.

En vérité : dans la foi, dans la confiance, la charité. Mais aussi : avec droiture d’intention, sans simulation, sans hypocrisie.

Texte sacré

Après la mort d’Abraham, Dieu bénit son fils Isaac, qui demeurait près du puits nommé le puits de celui qui vit et qui voit (du Vivant et du voyant).

Abraham engendra Isaac  ; lequel ayant quarante ans, épousa Rebecca, fille de Bathuel, Syrien de Mésopotamie, et sœur de Laban.

Isaac pria le Seigneur pour sa femme, parce qu’elle était stérile  ; et le Seigneur l’exauça, donnant à Rebecca la vertu de concevoir.

Mais les deux enfants (dont elle était grosse) s’entrechoquaient dans son sein  ; ce qui lui fit dire  : « Si c’est cela qui devait m’arriver, qu’était-il besoin que je conçusse  ? » Elle alla donc consulter le Seigneur qui lui répondit  : « Deux nations sont dans tes entrailles, et deux peuples sortant de ton sein se diviseront l’un contre l’autre. L’un de ces peuples surmontera l’autre peuple, et l’aîné sera assujetti au plus jeune. »

Lorsque le temps où elle devait enfanter fut arrivé, elle se trouva mère de deux jumeaux.

Celui qui sortit le premier était roux, et tout velu comme une peau, et il fut nommé Esaü. L’autre sortit aussitôt, et il tenait de sa main le pied de son frère. C’est pourquoi il fut nommé Jacob.

Isaac avait soixante ans lorsque ces deux enfants lui naquirent.

Quand ils furent grands, Esaü devint habile à la chasse, et homme des champs  ; mais Jacob était un homme simple, et il demeurait à la maison (sous les tentes).

Isaac aimait Esaü, parce qu’il mangeait de ce qu’il prenait à la chasse  ; mais Rebecca aimait Jacob.

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