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Or


Avant d’évoquer l’ouvrage Si le droit m’était conté de François Ost, il convient de rappeler d’où vient le mouvement « Droit et Littérature » auquel celui-ci se réfère. Ce n’est pas un hasard si ce mouvement est né aux Etats-unis à l’initiative des juristes qui voulaient donner un supplément d’âme aux lawyers, nourris d’esprit utilitariste ( cf. L’analyse des temps difficiles chez Dickens par Martha Nussbaum). En Europe, pays du droit écrit où le récit du droit est assurée par la Loi, c’est très diffèrent : le juriste du droit continental n’a aucune narration à proposer. Son jugement est déductif, sa conformité à la légalité résume tout ce qu’on attend de lui. La difficulté de la relation entre droit et littérature vient de la puissance de la Loi vécue comme hégémonique, hostile, écrasante. Ce qui place la littérature en opposition avec elle, voire en situation de subversion. Dans ce dialogue difficile, le détour par les contes par sa diversité même – qu’il s’agisse de fable historique ou de reportage de science-fiction- permet d’ouvrir des voies nouvelles.
François Ost est juriste et philosophe du droit. Il est membre de l’Académie royale de Belgique. Fondateur de l’Académie européenne de théorie du droit, il a enseigné à Bruxelles et Genève ; il est professeur émérite invité à l’Université Saint-Louis (UCL, Bruxelles). Auteur de plusieurs pièces de théâtre, il se consacre désormais aux rapports entre droit et littérature.
Dans cette nouvelle chronique, Sandra Travers de Faultrier nous présente l’ouvrage Réclamer justice de Paul Audi (Galilée, 2019).
– Paul Audi, Qui témoignera pour nous, Albert Camus face à lui-même, Verdier, 2013.
« Droit et littérature », Christine Baron et Judith Sarfati-Lanter (dir), Société française de littérature générale et comparée (SFLGC), 2019
Denis Salas
Leobardo Perez
Camille Blumberg
Didier Riey
The post » Si le droit m’était conté » de François Ost first appeared on Amicus Radio.
By Amicus RadioAvant d’évoquer l’ouvrage Si le droit m’était conté de François Ost, il convient de rappeler d’où vient le mouvement « Droit et Littérature » auquel celui-ci se réfère. Ce n’est pas un hasard si ce mouvement est né aux Etats-unis à l’initiative des juristes qui voulaient donner un supplément d’âme aux lawyers, nourris d’esprit utilitariste ( cf. L’analyse des temps difficiles chez Dickens par Martha Nussbaum). En Europe, pays du droit écrit où le récit du droit est assurée par la Loi, c’est très diffèrent : le juriste du droit continental n’a aucune narration à proposer. Son jugement est déductif, sa conformité à la légalité résume tout ce qu’on attend de lui. La difficulté de la relation entre droit et littérature vient de la puissance de la Loi vécue comme hégémonique, hostile, écrasante. Ce qui place la littérature en opposition avec elle, voire en situation de subversion. Dans ce dialogue difficile, le détour par les contes par sa diversité même – qu’il s’agisse de fable historique ou de reportage de science-fiction- permet d’ouvrir des voies nouvelles.
François Ost est juriste et philosophe du droit. Il est membre de l’Académie royale de Belgique. Fondateur de l’Académie européenne de théorie du droit, il a enseigné à Bruxelles et Genève ; il est professeur émérite invité à l’Université Saint-Louis (UCL, Bruxelles). Auteur de plusieurs pièces de théâtre, il se consacre désormais aux rapports entre droit et littérature.
Dans cette nouvelle chronique, Sandra Travers de Faultrier nous présente l’ouvrage Réclamer justice de Paul Audi (Galilée, 2019).
– Paul Audi, Qui témoignera pour nous, Albert Camus face à lui-même, Verdier, 2013.
« Droit et littérature », Christine Baron et Judith Sarfati-Lanter (dir), Société française de littérature générale et comparée (SFLGC), 2019
Denis Salas
Leobardo Perez
Camille Blumberg
Didier Riey
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