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Les deux constructeurs automobiles Renault RENA.PA et Stellantis STLAM.MI décrochent jeudi à la Bourse de Paris, le premier étant victime des très mauvais résultats de son partenaire japonais Nissan 7201.T tandis que le second a déçu sur sa propre performance du premier semestre. A 15h20 GMT, l'action Stellantis chute de 9%, son plus fort repli en une séance depuis avril dernier, et le titre du concurrent Renault lâche 10,6%, sa plus forte baisse journalière depuis mars 2022. Stellantis a fait état jeudi d'une baisse de 14% de son chiffre d'affaires au premier semestre, imputable à la transition en cours dans le renouvellement de sa gamme de véhicules, qui a pesé sur les volumes et les prix. Le constructeur né de la fusion entre PSA et FCA a aussi accusé une baisse de 40% de son résultat opérationnel courant, pénalisé par des difficultés en Amérique du Nord où ses livraisons ont chuté de 18% en volume. De son côté, Renault s'en est mieux sorti avec un chiffre d'affaires quasi stable sur la période et une marge opérationnelle courante de 8,1%, à un niveau record. La baisse du titre Renault "est un peu difficile à comprendre vu les résultats du premier semestre mais ça pourrait être lié à la publication de Nissan", a commenté un analyste sous couvert d'anonymat. Le constructeur nippon, partenaire historique de Renault, a annoncé jeudi un plongeon de 99% de son bénéfice d'exploitation au premier trimestre, avec la baisse des ventes aux Etats-Unis, et a abaissé sa prévision pour l'ensemble de l'exercice. Le titre Nissan a chuté de 7% à la Bourse de Tokyo. "Dans le long terme, les investisseurs et la Bourse vont comprendre que Renault et Nissan sont deux cas différents", a commenté jeudi le directeur général de Renault, Luca de Meo, interrogé sur la baisse du titre Renault. "Opérationnellement, on a fait un système qui est indépendant en termes de performance et qui ne peut donner que de l'avantage quand on fait des projets ensemble et qu'on partage les investissements et les risques dans le monde", a-t-il ajouté. "Donc nous, on est un peu déçus parce que c'est dommage de voir ça aujourd'hui (...) mais je compte sur le fait qu'après, le marché va revenir sur Renault parce qu'on continue de faire de la performance". (Rédigé par Blandine Hénault, avec la contribution de Gilles Guillaume, édité par Augustin Turpin).
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By BoursoramaLes deux constructeurs automobiles Renault RENA.PA et Stellantis STLAM.MI décrochent jeudi à la Bourse de Paris, le premier étant victime des très mauvais résultats de son partenaire japonais Nissan 7201.T tandis que le second a déçu sur sa propre performance du premier semestre. A 15h20 GMT, l'action Stellantis chute de 9%, son plus fort repli en une séance depuis avril dernier, et le titre du concurrent Renault lâche 10,6%, sa plus forte baisse journalière depuis mars 2022. Stellantis a fait état jeudi d'une baisse de 14% de son chiffre d'affaires au premier semestre, imputable à la transition en cours dans le renouvellement de sa gamme de véhicules, qui a pesé sur les volumes et les prix. Le constructeur né de la fusion entre PSA et FCA a aussi accusé une baisse de 40% de son résultat opérationnel courant, pénalisé par des difficultés en Amérique du Nord où ses livraisons ont chuté de 18% en volume. De son côté, Renault s'en est mieux sorti avec un chiffre d'affaires quasi stable sur la période et une marge opérationnelle courante de 8,1%, à un niveau record. La baisse du titre Renault "est un peu difficile à comprendre vu les résultats du premier semestre mais ça pourrait être lié à la publication de Nissan", a commenté un analyste sous couvert d'anonymat. Le constructeur nippon, partenaire historique de Renault, a annoncé jeudi un plongeon de 99% de son bénéfice d'exploitation au premier trimestre, avec la baisse des ventes aux Etats-Unis, et a abaissé sa prévision pour l'ensemble de l'exercice. Le titre Nissan a chuté de 7% à la Bourse de Tokyo. "Dans le long terme, les investisseurs et la Bourse vont comprendre que Renault et Nissan sont deux cas différents", a commenté jeudi le directeur général de Renault, Luca de Meo, interrogé sur la baisse du titre Renault. "Opérationnellement, on a fait un système qui est indépendant en termes de performance et qui ne peut donner que de l'avantage quand on fait des projets ensemble et qu'on partage les investissements et les risques dans le monde", a-t-il ajouté. "Donc nous, on est un peu déçus parce que c'est dommage de voir ça aujourd'hui (...) mais je compte sur le fait qu'après, le marché va revenir sur Renault parce qu'on continue de faire de la performance". (Rédigé par Blandine Hénault, avec la contribution de Gilles Guillaume, édité par Augustin Turpin).
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