
Sign up to save your podcasts
Or


John McAfee, créateur de l’antivirus du même nom, était connu depuis 10 ans pour sa personnalité extravagante mais très limite, notamment pour ses démêlés avec la justice autant que pour ses talents en informatique. Il a été arrêté 21 fois dans 11 pays différentes. En 2016 et en 2020, il a été candidat aux présidentielles américaines, ce qui lui a fait dire depuis le port de la Havane à Cuba : « Je suis recherché comme criminel par le gouvernement [d’un pays] pour lequel je suis candidat au poste de président. »
Le plus rocambolesque est sans doute l’histoire de son arrestion pour meurtre : en 2016, alors qu’il vivait au Belize, il est accusé d’avoir tué son voisin. D’après les enquêteurs, il avait engagé des tueurs à gages
pour le buter. Il a finalement été arrêté au Guatemala à cause d’un journaliste de Vice.
John McAfee était un bonimenteur capable de raconter qu’il avait eu des relations sexuelles avec une baleine. En 2013, lors d’un entretien avec des internautes, il avait affirmé avoir vécu « à 99 % » du trafic de drogue à l’époque où il était développeur informatique, entre 1971 et 1982. « Mon testicule droit a été écrasé au marteau en 1974, quand j’ai eu des ennuis avec un baron de la drogue local, dans l’Etat d’Oaxaca [Mexique]. Il a la taille d’un raisin maintenant, et la forme d’un petit frisbee. C’est la citation que le monde a décidé de mettre en exergue. Provocateur jusqu’au bout, il a programmé ou fait programmé des messages pour après sa mort où il fait apparaître le Q de la théorie du complot QAnon. Avant quoi, il avait créé une cryptomonnaie nommée "Jeffrey Epstein ne s’est pas suicidé"… Jeffrey epstein retrouvé suicidé lui aussi en prison lui aussi.
Amesys, une entreprise française filiale de l’américaine Bull avait vendu, en 2011, à la Libye de Kadhafiavec un petit coup de pouce de Nicolas Sarkozy, un vaste systeme de surveillance et d’écoute capable d’intercepter email, IP, chat et recherches sur les moteurs de recherche sur plus de 300 protocoles réseaux différents.
Un programme qui est de l’or en barre pour une État autoritaire comme celui de Khadafi. D’ailleurs, Amesys n’a pas seulement vendu Eagle à la Libye sous le nom de code Candy. Eagle s’appelait Finger au Qatar, Kinder pour l’Arabie Saoudite, ou encore Crocodile au Maroc. C’est ce contrat avec la Libye de Khadafi qui a fait scandale quand l’affaire est sortie et dans la foulée, les autorités françaises ont promis que ça ne se reproduirait plus tandis que la Ligue des droit de l’homme porte plainte contre Amesys, une information judiciaire est ouverte confiée au pôle crime contre l’humaité du tribunal de Paris. Marie Misset vous en dit plus.
La semaine dernière, une quarantaine de chercheurs spécialisés dans l’étude des rêves ont lancé l’alerte avec une tribune qu’on croirait tout droit sortie d’un livre de Philip K Dick. Elle demandait une réglementation rapide de tout ce qui concerne la manipulation des rêves à usage commercial. En gros elle disait : ne laissons pas les pubs envahir le seul espace dont elles sont théoriquement encore absentes.
La manipulation des rêves, ou du moins la tentative de les influencer un peu, a toujours existé. Marie Misset fait le point sur les rituels ancestraux et sur ce qui est maîtrisé aujourd'hui et qui fait peur aujourd'hui.
Votre pluie d'infos tech' décalées de la semaine, c'est dans Tech Paf.
Si vous avez vu cette vidéo qui tourne où Cristiano Ronaldo, lors d’une conférence de presse, retire du champs de vision des caméra deux bouteilles d’un soda bien connu, vous faites peut-être partie de ceux qui ont dit, tel des enfants du syndrome de Stockholm, “quel anticapitaliste héroique ce Ronaldo”. Dans la foulée, le cours en bourse de cette marque de soda a baissé de quelques point faisant perdre 4 milliards de dollars à la valorisation de la marque : la volatilité des marchés est quand même préoccupante.
Ceux qui ont testé les premiers casque de réalité virtuelle ou ceux qui passe des journées avec, savent que ça peut rendre un peu nauséeux : c’est globalement la même chose que le mal de mer. Quand l’humain n’est pas sur son territoire naturel, parfois il ne le supporte pas. La pandémie qui a poussé beaucoup de gens à passer leur vie en ligne fait que cette nausée peut intervenir de plus en plus régulièrement après des heures de scrollou de visionnage Netflix.
Une start up française a ainsi inventé Piccolo, le café sans eau. La proposition culinaire derrière Piccolo, c’est de mettre directement le contenu d’un sachet dans la bouche et de laisser sa salive faire un ristretto. “Piccolo est au café ce que le wifi est au numérique : une solution nomade” pour “booster sa concentration, sa vigilance et son endurance partout, tout le temps ».
Airbnb a un service de nettoyage de problèmes. Pour nettoyer quel genre de problèmes ? Des agressions sexuelles par des inconnus dans des appartements disponibles sur la plateforme par exemple. Comment nettoyer un tel traumatisme ? Marie Misset vous explique la stratégie de la plateforme locative.
Il existe un nettoyeur de problèmes chez Airbnb. Une touriste a été agressée sexuellement à New York dans un Airbnb qu’elle avait louée avec des amies, dans cette ville où les hôtels réunis en syndicat avaient pourtant réussi à faire interdire les locations courtes durée. Cette femme avait récupéré les clés de l’appartement dans un bar en face, sans qu’on lui demande de carte d’identité. Rentrée seule et avant ses amis dans le Airbnb, c’est là que l’agression a eu lieu. Quand son agresseur a été arrêté on a retrouvé sur lui la clé du Airbnb.
Nick Chapiro, ancien de la CIA et chef de de la sécu de la Maison Blanche sous l’ère Obama est devenu l’homme qui gère les situations de crise chez Airbnb. Et là, il a lancé l’opération : limitation des dégâts pour l’entreprise. En quelques mots : payer à cette femme une chambre d’hôtel et un billet d’avion pour que sa mère la rejoigne depuis l’Australie, puis leurs billets retour à toutes les deux et les séances de psy qui ont suivi le traumatisme. Sur un autre plan, Shapiro a lancé une enquête pour savoir comment l’homme avait obtenu ces clés et vérifier que légalement l’entreprise n’était pas en danger. Pour s’assurer d’un silence général sur cette affaire, l’équipe « on limite les dégâts » a fait un chèque de 7 millions de dollars à la touriste australienne pour qu’elle accepte de ne pas en parler. Tout ça, pour garder la confiance de ses clients
Vous ne pouvez pas l’ignorez, un des principaux effets des réseaux sociaux sur notre rapport à l’information, c’est qu’on vit tous désormais dans des bulles d’informations, où on ne voit très majoritairement que des informations ou des médias qui vont dans notre sens. La faute aux algorithmes. Mais aussi à nous hein … parce qu’on est responsable de ce qu’on consomme et l’information, on la consomme.
Bref, on vit dans des bulles qui font que les gens qui ne pensent pas comme nous, nous paraissent complètement soit zinzins, soit cruels, soit stupides. Ces bulles ont contribué à rompre le dialogue aux États-Unis.
Et pour ceux qui sont simplement curieux de savoir comment c’est possible que l’auteur du camp d’en face pense ce qu’il pense, un nouvel espace s’est créé pour des médias qui justement viennent casser cette bulle. Ils s’appellent Flip Side ou Ground News et ils fonctionnent à peu près tous sur le même principe ils proposent les points de vues de plusieurs médias Flip side fait des résumées des points de vue des plusieurs médias conservateurs et libéraux sur un sujet par jour et Ground news montre les différentes versions de la même histoires selon les points de vue des médias dans lesquels elles sont exposées.
From the publisher's feed