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[EN DEUX PARTIES] Épisode enregistré en public - The F* Club X Mois de l'égalité de la Ville d'Angers
Épisode enregistré en public - The F* Club X Mois du genre de l'Université d'Angers (@univangers)
En juin dernier, lors de l’un des talks du Babes Day, le festival féministe organisé par notre association Babes Voices, nous avons parlé d’éducation et de genre.
Parce que quand on est féministe et que l’on devient parent, ou que l’on côtoie les enfants de nos ami·es et de nos proches, la question de l’éducation genrée se pose forcément. Alors on a tenté de décrypter les mécanismes à l’oeuvre lorsque l’on complimente un garçon pour sa force et une petite fille pour sa jolie coiffure, quand on achète des Lego ou une poupée pour Noël, quand on attribue les tâches ménagères aux enfants, ou même quand on les habille… Avec Doriane Meurant, co-autrice de « Dégenrer, ça vous dérange ? », Nawel Jaï, fondatrice du podcast inclusif Mes premières histoires, Léo Blanc, père de deux jeunes enfants, et Naïma Anka Idrissi, autrice de Enseigner l'égalité filles-garçons: La boîte à outils du professeur, on a décortiqué nos réflexes et on a soulevé des pistes pour faire autrement ! Si, si, on vous jure, c’est possible et même pas si compliqué de dégenrer l’éducation !
Engagés et militants, Dimitri Riant-Marsac et Stéphane Corbin partagent l’envie d’élever la voix et de lever le poing pour lutter contre l’oppression systémique et pour les droits fondamentaux des personnes LGBTQIA+. Mais à force de donner du temps, de porter l’organisation d’événements et de tenter de fédérer, il arrive que l’énergie s’émousse et que l’on se heurte à un mur : celui de la fatigue militante. Elle peut se traduire par une souffrance physique, émotionnelle et/ou psychique. Cet état de fatigue, voire d’épuisement, Dimitri, président du Collectif Lucioles, association de l’Université d’Angers pour les droits LGBT, et Stéphane, président de l’association angevine et centre LGBTI+ Quazar, l’ont déjà connu et s’en protège. À travers le prisme de leurs luttes queer, on parle donc des mécanismes qui engendrent la fatigue militante et des façons de s’en préserver.
F* Club X Babes Day
En juin dernier, lors du Babes Day, le festival féministe organisé par notre association Babes Voices, nous recevions Juliet Drouar. Iel est l’auteur·ice de l’essai Sortir de l’hétérosexualité, édité par @bingeaudioéditions dans la collection Sur la table dirigée par @vtuaillon. Iel nous emmène à sa suite à imaginer un autre monde, un monde où nous serions des personnes plutôt que des femmes ou des hommes ! Au fil de la discussion, iel fait tomber nos barrières mentales, conditionnées par notre société hétéropatriarcale et son cistème binaire, pour ouvrir des possibles. Avec Juliet, on entrevoit la possibilité d’une autre voie, celle d’une société égalitaire où l’on ne serait pas défini en fonction de ce que l’on a entre les jambes et des rôles sociaux qui en découlent, mais où une révolution romantique nous permettrait de faire communauté et couple différemment.
Barbara Réthoré, parmi un tas d’autres casquettes, est biologiste-exploratrice. Avec son compagnon de route, Julien Chapuis, elle part à la découverte de territoires, parfois lointains et inexplorés, parfois sous notre nez mais méconnus. À la frontière entre démarche scientifique et engagement pour le vivant, humain et non humain, elle ramène de ses expéditions des connaissances nouvelles sur le vivant et les partage ensuite au plus grand nombre. Entre mai et juillet 2022, Julien et Barbara ont embarqué pour Loire Sentinelle, une aventure inédite de trois mois, à pied et en canoë, depuis les sources de la Loire jusqu’à son embouchure. Avec Barbara, on a parlé d’écologie et de médiation scientifique. On a voyagé à Hawaii, à Madagascar et sur la Loire. Et on a discuté de son expérience de femme scientifique et exploratrice et de comment on fait quand on a ses règles dans la jungle ou sur un canoë.
Lucie est monitrice vélo et mécanicienne à Nantes, et cofondatrice de l’association Les increvables en selle. Camille est cycliste et mécanicienne vélo à Tours. Chacune à sa manière a rencontré le vélo à un moment de sa vie. Aujourd'hui, elles sont cyclo-féministes. Elles considèrent donc que le vélo est un allié de l'émancipation des femmes. Avec elles, on parle donc d’apprendre à faire du vélo et à le réparer, de la sororité créée par les rassemblements de femmes à vélo. On essaye de comprendre pourquoi les femmes n’avaient pas le droit de faire du vélo en France jusqu’au début du 20e siècle et pourquoi, dans certains pays, elles n’en ont toujours pas le droit. On s’intéresse au fait que le vélo, le cyclisme et les métiers qui y sont liés sont encore très genrés au masculin en France actuellement.
La journaliste Solenn Cosotti a fondé en 2019 la revue féministe Étonnantes. Ce mook semestriel de 160 pages, sans publicité, propose des portraits et des parcours de femmes engagées du Grand Ouest. À travers ces récits au long court, elle entend partager des vécus féminins de tous horizons, avec l’envie de rendre visible des parcours inspirants et de mettre en lumière des femmes fortes qui tracent leur propre voie. Avec Solenn, on parle d’éduquer et de s’éduquer au féminisme, de tenir le rythme d’une publication semestrielle, de réinventer son travail et de ce que ça change dans une vie de travailler sur un projet qui nous passionne !
Dans le cadre du Mois du genre de l'université d'Angers, qui propose une quarantaine d'événements autour du féminisme, nous avons enregistré un épisode du F* Club en live. Cette discussion s'intéresse à la façon dont les médias français s’emparent de la question du genre à travers les regards croisés de deux médias : le site d’information d’actualités Mediapart et la revue semestrielle Censored, qui parle de culture avec un point de vue queer et féministe. Avec Lénaïg Bredoux, Clémentine Labrosse et Paola Serafin, on parle de l'invisibilisation de certains sujets liés aux femmes, de changer les pratiques journalistiques et d'inventer un média "post-patriarcal".
À l'université d'Angers, le mois de mars est celui du genre : c'est le Mois du genre. Ce festival, qui a lieu du 3 au 31 mars, propose une trentaine d'événements tout au lond du mois. Cette édition est consacrée à la thématique de l'intersectionnalité, ce concept défini par les sciences sociales comme l’analyse croisée de différents rapports de pouvoir – le genre, la race, la classe sociale, le handicap, l’âge, le poids, la religion –, qui se combinent pour créer des formes complexes de discriminations et d’inégalités. Conférences, projections, spectacles de danse, de théâtre, ateliers... Avec David Niget, enseignant-chercheur à l’Université d’Angers, chargé de la mission Égalité pour l’Université d’Angers et co-pilote du Mois du genre, on parle du Mois du genre bien sûr, mais aussi de culture universitaire, de la notion d’intersectionnalité et du lien entre le monde de la recherche et le grand public.
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