Une nouvelle affaire de violence impliquant un employé du transport public ravive les inquiétudes autour de la sécurité des travailleurs du secteur. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre l’agression physique d’un receveur de la Compagnie Nationale de Transport (CNT), qui aurait été violemment pris à partie par des parents d’une élève à la suite d’une altercation survenue plus tôt. Les faits se seraient produits à St-Julien d’Hotman, mercredi dernier, après les heures de classe.
Cet incident s’inscrit dans un contexte déjà tendu après la diffusion d’une première vidéo montrant un différend verbal entre des collégiennes et le receveur. Au-delà de cet épisode précis, cette agression relance avec force le débat sur la protection des travailleurs du transport public, de plus en plus exposés à des actes de violence dans l’exercice de leurs fonctions.
Du côté des employés, la tension est à son comble. Kishore Bhola, receveur et ancien représentant des travailleurs de la CNT, dénonce la recrudescence des agressions visant chauffeurs et receveurs. Il évoque plusieurs incidents récents et avertit que des actions de protestation pourraient être envisagées si aucune mesure concrète n’est prise pour garantir la sécurité des travailleurs.
Même inquiétude au niveau syndical. L’Union of Bus Industry Workers (UBIW), par la voix de son secrétaire Alain Kistnen, affirme que la situation est devenue alarmante pour les employés du transport public. Il annonce la tenue, la semaine prochaine, d’une réunion regroupant les victimes et les travailleurs concernés, afin de décider des prochaines actions à entreprendre, qu’elles soient pacifiques ou syndicales, en l’absence de réponses claires des autorités.
Réagissant à la situation, le directeur de la CNT, Harvin Soonarane, a exprimé l’espoir que le Bus Services Bill permette de renforcer le cadre légal et d’assurer une meilleure protection des travailleurs du transport public face aux agressions.