INTERVIEW - La rédaction de Caractères reçoit Sandro Gozi, député européen, homme politique. De 2014 à 2018, il officie en tant que Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes en Italie, couvrant les mandats de Matteo Renzi et Paolo Gentiloni. En mai 2019 il prend la direction de la France et rejoint la liste de La République en Marche pour les élections européennes. Élu, il siège au Parlement Européen et publie en 2020 son livre "La Cible". Se considérant citoyen européen, Sandro Gozi nous parle de ses relations avec l'Italie et la France, de sa vision de l'Europe, des grands enjeux de l'immigration et du nationalisme.
- 1:20 : “Je suis né dans une village qui s’appelle Savignano sul Rubicone. Je l’ai franchi souvent ce rubicon”
- 2:47 : L’Europe, “le projet politique le plus révolutionnaire du 20ème siècle, le seul qui vaille la peine de s’engager au 21ème siècle”
- 5:20 : L’Europe, multiplicateur d’opportunités, est-ce encore possible?
- 7:55 : “Mon amour pour la France n’est pas lié à Emmanuel Macron, je crois qu’il était au collège la première fois que je suis venu en France”
- 9:30 : “Ca me plait cette tension permanente entre la volonté des Français de se montrer absolument cartésien, et un côté latin qui souvent rentre en conflit avec ça”
- 12:00 : Italie vs France? “L’Italie, c’est la nature et le bon dieu, la France, c’est un choix bien volontaire”
- 13:20 : Pourquoi on vote si peu aux élections européennes? Listes transnationales peuvent-elles être une solution?
- 16:49 : “Je crois qu’en France on pourrait faire beaucoup plus au niveau de l’éducation pour traiter l’Europe avec une perspective européenne, et pas uniquement une perspective française.”
- 20:05 : La journée typique d’un député européen
- 21:10 : “Dans le Parlement européen il faut faire l’effort de comprendre les raisons de l’autre avant de vouloir imposer les siennes”
- 23:27 : Médiocrité et haine dans les médias. Au lieu de la mission d’information, les médias se sont mis en compétition avec les réseaux sociaux.
- 24:16 : “On a commencé avec Berlusconi à ouvrir la voie au populisme dans l’occident”
- 25:24 : “Dictature populiste” des réseaux sociaux
- 26:12 : Méfiance vis-à-vis de ceux qui s’engagent en politique
- 27:32 : Benjamin Griveaux : “la façon dont on l’a traité, je trouve ça écoeurant”
- 28:29 : “C’est un traître, qu’on lui retire sa nationalité italienne!”
- 31:01 : “Il y a un grand parrain de la mafia qui s’appelle Toto Riina. On n'a jamais pensé à enlever la nationalité italienne à Toto Riina, mais on a pensé à l’enlever à quelqu’un qui a fait le choix d’être citoyen européen”
- 33:30 : “Je crois qu’ils devraient avoir honte, Luigi Di Maio, Giorgia Meloni, Matteo Salvini, et tous ces imbéciles qui les ont suivi”
- 34:45 : 2016, l’année terrible, l’apogée du populisme
- 37:54 : “Tout le monde disait à Macron que ce n’est pas avec le projet européen que l’on gagne des présidentielles”
- 46:55 : “Moi je pense que ce qui s’est passé dans la crise migratoire, c’est d’abord un aveu d’impuissance caché derrière un égoïsme national”
- 48:35 : “Le Mare Nostrum qui était le berceau de la civilisation européenne, est devenu le cimetière de l’égoïsme européen”
- 55:04 : Qu’est-ce qui fait de vous l’Européen convaincu que vous êtes?
- 1:00:08 : "La Cible", roman autobiographique ou pamphlet médiatique?
- 1:00:43 : “La politique est un jeu violent, mais si on en fait, on doit assumer cela”
- 1:05:48 : Quel est votre projet politique sur le long terme?