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👱‍♂️ Trump au pays de l'or noir


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Le conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix de l’énergie replacent les banques centrales dans une position délicate. En quelques jours, le scénario de marché s’est inversé, les investisseurs, qui anticipaient des baisses de taux en 2026, revoient leurs attentes face au retour du risque inflationniste.

 

 🇺🇸 États-Unis

Aux États-Unis, la Réserve fédérale a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés. Le PCE core reste au-dessus de la cible des 2,00%, et les tensions géopolitiques continuent de peser sur les perspectives économiques. Dans cette situation, les membres du FOMC adoptent une posture prudente, comme en témoigne le dernier dot plot, qui n’anticipe désormais plus qu’une seule baisse de taux d’ici fin 2026. L'institution se retrouve ainsi dans une position délicate, entre une inflation persistante et une économie fragile. 

En parallèle, le dernier rapport JOLTS du département du Travail affiche 6,946 millions d'ouvertures de postes en janvier, au-dessus du consensus. Cette donnée vient nuancer les récents NFP de février, qui affichaient une forte destruction d'emplois. Jerome Powell s’est dit confiant sur l’emploi, anticipant que le secteur de l'IA pourrait générer de nouvelles créations de postes. Si cette tendance se confirme dans les prochaines semaines, elle pourrait apporter un peu d'oxygène à l’économie américaine. 

 

 🇪🇺 Europe 

En zone euro, l’inflation annuelle remonte légèrement en février à 1,70%, tout en restant sous la cible des 2,00%, un signal positif malgré un contexte géopolitique tendu. Toutefois, le conflit au Moyen-Orient ravive les risques inflationnistes, notamment via la volatilité des prix de l'énergie. Dans cette situation, la BCE a choisi de maintenir ses taux inchangés, privilégiant la prudence face à ces incertitudes.

 

En France, l’inflation en février se maintient à un niveau inférieur au reste de l’Europe à 0,60% en rythme annuel, alors que les contrastes inflationnistes s'accentuent entre les pays européens. 

 

Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre se retrouve prise en étau entre un marché du travail qui continue de se dégrader, un PIB à l'arrêt en janvier et des risques inflationnistes liés aux tensions géopolitiques. Dans ce contexte, l'institution n'a eu d'autre choix que de maintenir le statu quo monétaire.

  

 🇨🇳🇯🇵 Asie

En Chine, Donald Trump a demandé le report du sommet prévu ce mois-ci avec son homologue Xi Jinping. Cette décision intervient alors que le pays se retrouve fragilisé par le conflit iranien, qui pèse directement sur ses approvisionnements en pétrole. Ce report illustre à quel point l'opération militaire américaine en Iran a bouleversé les priorités de la Maison Blanche en matière de politique étrangère, et pourrait bien raviver les tensions diplomatiques entre les deux puissances.

Au Japon, même scénario que pour les autres grandes banques centrales. Face au risque inflationniste, la Banque du Japon a maintenu ses taux directeurs à 0,75%. Pour rappel, l’institution était déjà engagée dans une politique restrictive et devrait donc poursuivre cette orientation dans les mois à venir. 

 

 🛢️ Matières premières 

Ces dernières semaines, le pétrole s'affirme comme le point névralgique de l’ensemble de l’économie mondial. La guerre a provoqué la perturbation d'approvisionnement la plus importante jamais enregistrée sur le marché pétrolier, contraignant les pays du Golfe à réduire leur production d'au moins 10 millions de barils par jour. Tout signe d'apaisement du conflit permettrait de desserrer les tensions sur l'offre, et contribuerait à améliorer les perspectives inflationnistes.

  

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What DAF'ckBy Widoowin Cross Asset Solutions