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Or


Cette semaine, le conflit au Moyen-Orient continue de dicter le rythme des marchĂ©s, ravivant les tensions inflationnistes des deux cĂ´tĂ©s de l'Atlantique et contraignant les banques centrales Ă revoir leurs trajectoires.Â
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 🇺🇸 États-Unis
Aux États-Unis, les tensions avec l'Iran continuent de peser sur le détroit d'Ormuz. Le prix de l'essence a franchi la barre des 4 dollars le gallon, un niveau symbolique pour le consommateur américain. Il faudra noter que la transmission de l'inflation énergétique à l'économie prend plusieurs semaines avant de se faire pleinement ressentir. Dès lors, si le conflit s'inscrit dans la durée et que les prix du baril restent élevés, le risque inflationniste pourrait s'intensifier significativement.
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Parallèlement, le rapport mensuel du cabinet ADP indique que le secteur privĂ© amĂ©ricain a créé 62 000 emplois nets au mois de mars, un chiffre supĂ©rieur au consensus. Ces donnĂ©es offrent du rĂ©pit Ă la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale, après plusieurs mois de faiblesse sur le marchĂ© du travail qui l'avaient conduite Ă assouplir sa politique monĂ©taire. Toutefois, le rapport JOLTS de fĂ©vrier nuance ce tableau, puisque le nombre de chĂ´meurs dĂ©passe le nombre d'offres d'emploi pour le septième mois consĂ©cutif. Si une amĂ©lioration se confirme, la Fed pourra concentrer son attention sur son mandat premier, Ă savoir la lutte contre l’inflation.Â
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Par ailleurs, la dette publique franchit désormais le seuil des 39 000 milliards de dollars, sous l'effet conjugué des emprunts massifs liés aux conflits extérieurs et des dettes contractées durant la période Covid. Aujourd’hui le Trésor doit faire face à un refinancement à des taux plus élevés. Alors que Trump misait sur les recettes douanières pour contenir le déficit, les dépenses fédérales continuent de progresser à un rythme effréné. Si les taux se maintiennent au-dessus de 4,00%, la charge d'intérêts pourrait dépasser 1 300 milliards de dollars dès 2026, une trajectoire que le conflit iranien ne fait qu'aggraver. Une charge d'intérêts aussi massive réduit mécaniquement les marges de manœuvre budgétaires et freine l'activité économique, renforçant le risque de récession.
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 🇪🇺 EuropeÂ
De l'autre cĂ´tĂ© de l'Atlantique, l'inflation en rythme annuel de la zone euro bondit Ă 2,50% en mars, après 1,90% en fĂ©vrier, franchissant ainsi l'objectif de 2,00% fixĂ© par la BCE pour la première fois depuis novembre. Cette hausse est purement liĂ©e Ă l'Ă©nergie, puisque l'inflation core annuelle, c'est-Ă -dire l'indice qui exclut l'Ă©nergie et l'alimentation, recule lĂ©gèrement Ă 2,30% contre 2,40% le mois prĂ©cĂ©dent et poursuit donc sa dynamique baissière. La Banque centrale europĂ©enne risque donc de se retrouver prise en Ă©tau entre une croissance faible rĂ©cemment rĂ©visĂ©e Ă la baisse, et une inflation en hausse.Â
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Face à ce constat, la Banque centrale a adopté un ton plus hawkish et se dit prête à réagir face au risque inflationniste qui n’est pas sans rappeler la crise énergétique de 2022. Dans ce contexte, les taux souverains en zone euro battent de nouveau des records et pourraient poursuivre leur ascension si le conflit venait à se prolonger.
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 🇨🇳🇯🇵 Asie
Du cĂ´tĂ© du Japon, l'Ă©conomie subit de plein fouet la faiblesse du yen combinĂ©e Ă une forte inflation importĂ©e. Le pays, qui importe la quasi-totalitĂ© de son Ă©nergie, voit ainsi son coĂ»t Ă©nergĂ©tique directement amplifiĂ© par la faiblesse du yen. Pour la Banque du Japon, qui s'est engagĂ©e depuis 2024 dans un resserrement monĂ©taire, ces donnĂ©es viennent conforter la poursuite de sa politique.Â
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 🛢️ Matières premièresÂ
Côté matières premières, le blocage du détroit d'Ormuz continue de perturber les flux énergétiques mondiaux. Si les projections de l'Agence internationale de l'énergie se confirment, une réduction de l'offre de 8 millions de barils par jour pourrait propulser l'or noir vers les 150 dollars. Face à ce choc inflationniste, les banques centrales pourraient donc se résoudre à remonter les taux dans les prochains mois.
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By Widoowin Cross Asset SolutionsCette semaine, le conflit au Moyen-Orient continue de dicter le rythme des marchĂ©s, ravivant les tensions inflationnistes des deux cĂ´tĂ©s de l'Atlantique et contraignant les banques centrales Ă revoir leurs trajectoires.Â
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 🇺🇸 États-Unis
Aux États-Unis, les tensions avec l'Iran continuent de peser sur le détroit d'Ormuz. Le prix de l'essence a franchi la barre des 4 dollars le gallon, un niveau symbolique pour le consommateur américain. Il faudra noter que la transmission de l'inflation énergétique à l'économie prend plusieurs semaines avant de se faire pleinement ressentir. Dès lors, si le conflit s'inscrit dans la durée et que les prix du baril restent élevés, le risque inflationniste pourrait s'intensifier significativement.
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Parallèlement, le rapport mensuel du cabinet ADP indique que le secteur privĂ© amĂ©ricain a créé 62 000 emplois nets au mois de mars, un chiffre supĂ©rieur au consensus. Ces donnĂ©es offrent du rĂ©pit Ă la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale, après plusieurs mois de faiblesse sur le marchĂ© du travail qui l'avaient conduite Ă assouplir sa politique monĂ©taire. Toutefois, le rapport JOLTS de fĂ©vrier nuance ce tableau, puisque le nombre de chĂ´meurs dĂ©passe le nombre d'offres d'emploi pour le septième mois consĂ©cutif. Si une amĂ©lioration se confirme, la Fed pourra concentrer son attention sur son mandat premier, Ă savoir la lutte contre l’inflation.Â
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Par ailleurs, la dette publique franchit désormais le seuil des 39 000 milliards de dollars, sous l'effet conjugué des emprunts massifs liés aux conflits extérieurs et des dettes contractées durant la période Covid. Aujourd’hui le Trésor doit faire face à un refinancement à des taux plus élevés. Alors que Trump misait sur les recettes douanières pour contenir le déficit, les dépenses fédérales continuent de progresser à un rythme effréné. Si les taux se maintiennent au-dessus de 4,00%, la charge d'intérêts pourrait dépasser 1 300 milliards de dollars dès 2026, une trajectoire que le conflit iranien ne fait qu'aggraver. Une charge d'intérêts aussi massive réduit mécaniquement les marges de manœuvre budgétaires et freine l'activité économique, renforçant le risque de récession.
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 🇪🇺 EuropeÂ
De l'autre cĂ´tĂ© de l'Atlantique, l'inflation en rythme annuel de la zone euro bondit Ă 2,50% en mars, après 1,90% en fĂ©vrier, franchissant ainsi l'objectif de 2,00% fixĂ© par la BCE pour la première fois depuis novembre. Cette hausse est purement liĂ©e Ă l'Ă©nergie, puisque l'inflation core annuelle, c'est-Ă -dire l'indice qui exclut l'Ă©nergie et l'alimentation, recule lĂ©gèrement Ă 2,30% contre 2,40% le mois prĂ©cĂ©dent et poursuit donc sa dynamique baissière. La Banque centrale europĂ©enne risque donc de se retrouver prise en Ă©tau entre une croissance faible rĂ©cemment rĂ©visĂ©e Ă la baisse, et une inflation en hausse.Â
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Face à ce constat, la Banque centrale a adopté un ton plus hawkish et se dit prête à réagir face au risque inflationniste qui n’est pas sans rappeler la crise énergétique de 2022. Dans ce contexte, les taux souverains en zone euro battent de nouveau des records et pourraient poursuivre leur ascension si le conflit venait à se prolonger.
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 🇨🇳🇯🇵 Asie
Du cĂ´tĂ© du Japon, l'Ă©conomie subit de plein fouet la faiblesse du yen combinĂ©e Ă une forte inflation importĂ©e. Le pays, qui importe la quasi-totalitĂ© de son Ă©nergie, voit ainsi son coĂ»t Ă©nergĂ©tique directement amplifiĂ© par la faiblesse du yen. Pour la Banque du Japon, qui s'est engagĂ©e depuis 2024 dans un resserrement monĂ©taire, ces donnĂ©es viennent conforter la poursuite de sa politique.Â
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 🛢️ Matières premièresÂ
Côté matières premières, le blocage du détroit d'Ormuz continue de perturber les flux énergétiques mondiaux. Si les projections de l'Agence internationale de l'énergie se confirment, une réduction de l'offre de 8 millions de barils par jour pourrait propulser l'or noir vers les 150 dollars. Face à ce choc inflationniste, les banques centrales pourraient donc se résoudre à remonter les taux dans les prochains mois.
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