Un premier rapport international officiel confirme les conclusions de plusieurs visites d'ONG en Ukraine. C'est un long rapport de 120 pages. Il évoque notamment le fonctionnement de ces camps. Le rapport confirme que les civils sont amenés de force. Une fois arrivés sur les lieux, ils se voient confisquer leurs affaires personnelles et leurs téléphones. On leur demande de se déshabiller pour vérifier leurs tatouages.
Ceux qui valident ces tests peuvent quitter le camp. Une partie d'entre eux peuvent rentrer en Ukraine, mais la majorité est amenée en Russie avec l'impossibilité de rentrer chez eux, soit par manque d'argent soit parce que leurs papiers d'identité ont été confisqués. Dans la foulée, on perd souvent leurs traces. Ceux qui sont considérés comme proche du régime d'Azov sont détenus dans des territoires séparatistes de Lougansk et de Donetsk ont été torturés, voire tués. L'OFCE parle d'un million d'Ukrainiens touchés par ces déportations et d'au moins une vingtaine de ces camps de filtration. Le Kremlin aurait pensé ces camps avant même le début du conflit.