Un Miro dans la Ville

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By Nicolas Lacourte-BarbadauxSociety & CultureTechnologyPersonal Journals
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Un Miro dans la Ville episodes

  • France Identité : l'État a décidé que je ne savais pas taper mon propre code

    Dans cet épisode d'Un Miro dans la Ville, je devais vous parler de mon imprimante 3D. Ce sera pour le prochain : un ami, déficient visuel lui aussi, vient d'en acheter une, et je l'invite pour qu'on compare nos galères. À la place, je pousse un vrai coup de gueule contre France Identité, l'application de l'État qui sert à prouver son identité en ligne. Je vous préviens, je suis en colère, et ça s'entend.

    Tout part d'une démarche pour ma micro-entreprise. Pour modifier une entreprise sur le site de l'INPI, il faut prouver son identité : soit avec un certificat payant à l'année, hors de question pour une démarche gratuite, soit avec FranceConnect+, qui propose deux solutions. La première, L'Identité Numérique La Poste, je l'avais déjà essayée : je n'avais rien compris au parcours, et quand je ne comprends rien, c'est qu'il y a un vrai problème. Reste la seconde, France Identité, qui demande la nouvelle carte d'identité au format carte bancaire.

    Je vous raconte donc le renouvellement de ma carte. La pré-demande en ligne sur le site de l'ANTS refuse de valider mon formulaire tant que je n'ai pas autorisé Safari à accéder à ma position « tout le temps », allez savoir pourquoi. Ensuite, tout se passe bien à la mairie d'Orléans : une balise sonore à l'entrée, la prise d'empreintes, et une carte prête en six jours au lieu des deux à trois semaines annoncées. Seule bizarrerie : l'identité numérique certifiée n'est valable que cinq ans, quand la carte en vaut dix. Dans cinq ans, retour en mairie pour faire scanner un QR code.

    Et puis vient le code personnel à six chiffres. Le clavier mélange les chiffres, et sur chaque touche, VoiceOver annonce que la lecture vocale est désactivée pour des raisons de sécurité. Philippe l'avait dénoncé dans un édito d'Oxytude en novembre 2025, et rien n'a bougé : https://www.oxytude.org/edito-exigeons-que-lanssi-demande-la-mise-sous-tutelle-des-contribuables-aveugles-car-probablement-trop-debiles-a-ses-yeux/ Pire : la touche placée à l'emplacement du zéro sur un clavier classique ne se valide pas avec VoiceOver. Si un chiffre de votre code tombe dessus, vous êtes bon pour revenir en arrière et espérer un meilleur tirage.

    Je vous explique mon contournement : un deuxième téléphone, Be My AI pour décrire le clavier en photo, je compte les touches et je tape. Le clavier change à chaque saisie, et chaque connexion est une épreuve : QR code à l'écran de l'ordinateur, code à retaper, carte à scanner en NFC, le tout avec un délai si court que FranceConnect+ se met en erreur quand les chiffres sont éparpillés. Quant à la sécurité : j'ai le rideau d'écran, j'ai des écouteurs, et me faire aider, c'est donner mon code à une deuxième personne, donc doubler la surface d'attaque. Des banques comme La Banque Postale ou Hello bank! savent faire des claviers sécurisés et vocalisés. Pourquoi pas l'État ?

    Le fond du problème, c'est qu'aucune des deux solutions de FranceConnect+ n'est accessible, et qu'on m'empêche de gérer mon entreprise et mon identité sans aide extérieure. Je propose une vraie piste de sécurité : un secret long et aléatoire, généré et rempli par un gestionnaire de mots de passe, comme l'app Mots de passe d'Apple ou Proton Pass, que je teste en ce moment (un épisode leur sera consacré). Je parle aussi du Défenseur des droits, seul recours que j'ai trouvé en tant que simple citoyen, et d'une question qui méritera son propre épisode : pourquoi ce sont toujours des voyants qui nous expliquent comment vivre notre vie ?

    Un épisode pour ceux qui se sont déjà cassé les dents sur France Identité, pour les associations qui ont l'oreille des ministères, et pour tous ceux qui décident de notre sécurité sans nous demander notre avis. Partagez-le largement : c'est comme ça que les choses bougent.

    📩 Vos questions et retours : [email protected] ou via le formulaire sur unmirodanslaville.fr

    24 min
  • Claude Code et Telegram : comment je travaille avec l'IA sans rester collé à mon ordi

    Dans cet épisode d'Un Miro dans la Ville, je reviens sur l'intelligence artificielle, mais sous un angle différent : comment je m'en sers au quotidien pour développer des applications et faire vivre mon site. Je vous montre ce que j'ai mis en place depuis un mois : Claude Code, l'outil d'Anthropic qui se lance dans le terminal, et que je pilote depuis Telegram. L'idée m'est venue du bot Telegram que j'avais déjà branché sur Home Assistant pour ma domotique, un sujet dont j'ai parlé en invité chez Oxytude : https://www.oxytude.org/la-maison-connectee-avec-home-assistant-enjeux-et-accessibilite-jeu-ete-2026-2-4/

    Il y a du vocabulaire un peu barbare, alors je prends le temps de l'expliquer. Le terminal, c'est l'endroit où l'on pilote son système en tapant du texte : cd pour entrer dans un dossier, ls pour en lister le contenu (avec au passage le bazar de mon dossier personnel : oui, je suis formateur, non, je n'applique pas toujours ce que j'enseigne). Malgré son nom, Claude Code ne fait pas que du code : on peut tout lui demander, comme dans le chat web. Je le lance d'abord comme n'importe qui, et VoiceOver lit les éléments de décoration au milieu du texte : inutilisable. Puis avec le mode lecteur d'écran développé par Anthropic : c'est beaucoup plus propre, mais il faut encore remonter chercher chaque réponse.

    C'est là qu'arrive Telegram, une messagerie qui n'appartient pas à Meta mais dont l'accessibilité est catastrophique, et je ne mâche pas mes mots. Heureusement, son API permet à d'autres de faire mieux : j'utilise aGram, un client pensé pour VoiceOver, développé par Yannick Plassiard, à 5,99 € sur iPhone et gratuit sur Mac. Soutenez les petits développeurs, par un achat ou un don. Je vous montre BotFather, où l'on tape /newbot pour créer son bot, puis ma conversation avec Claude, notification comprise. La création et la configuration du bot, pas à pas, sont détaillées dans un article de blog publié en même temps que l'épisode sur unmirodanslaville.fr.

    Ce qui change tout, c'est une interface qui ne bouge pas : je sais où est chaque chose, donc je vais vite. Au passage, mon conseil de toujours : explorez la barre des menus. C'est là que j'ai trouvé Commande + Majuscule + C pour annuler un message vocal, après une série de vocaux vides envoyés par fausse manip. Car je parle aussi à Claude en vocal, par exemple dans le tram en partant chez un client, et il a installé Whisper pour les transcrire en local. Par contre, ne lui demandez pas de vous répondre en vocal : impossible d'accélérer la voix, autant lire la réponse avec votre lecteur d'écran.

    Concrètement, je lance Claude sur des tâches longues, je lui demande de me prévenir en cas de question, et je fais autre chose pendant ce temps. J'ai débloqué des choses que je repoussais depuis très longtemps. Je vous raconte aussi mon rituel de publication : je n'écris jamais mes épisodes, mais Claude Code transcrit l'audio et me propose titre, sous-titre, description et posts pour les réseaux, chacun dans son propre message. Je copie le message entier : vingt secondes, au lieu de dix minutes à sélectionner un bout de réponse dans le chat web.

    Et je termine sur l'énergie. Quand on a un handicap, les courses, le ménage ou les repas prennent du temps et de la force, alors ce que je gagne ailleurs compte. Mais soyons clairs : quand je réponds à vos mails, c'est moi, pas une IA. Bien utilisée, l'IA me permet des choses impossibles il y a quelques années. La preuve dans un prochain épisode : je suis aveugle, et je viens d'acheter une imprimante 3D.

    Un épisode pour ceux qui utilisent un lecteur d'écran et que le terminal rebute, pour les curieux de l'IA au-delà du simple chat, et pour tous ceux qui savent ce que vaut une interface qui ne bouge pas.

    📩 Vos questions et retours : [email protected] ou via le formulaire sur unmirodanslaville.fr

    25 min
  • Orthoptie et basse vision : trente ans après, on m'explique enfin le chevalet

    Dans cet épisode d'Un Miro dans la Ville, je reçois deux orthoptistes, Eloïse Piron et Julia Bosnet, pour parler d'un métier qu'on croise sans vraiment le connaître, et surtout de ce qu'il change quand on voit mal. Une précision avant de commencer : cet entretien a été enregistré en janvier. Il est resté longtemps de côté, et j'ai fini par prendre le temps de m'y remettre. Vous entendrez donc quelques références à l'hiver, c'est normal.

    Eloïse et Julia sont orthoptistes diplômées d'État. Elles ont été collaboratrices en région parisienne, avant qu'Eloïse ne s'installe près de Rennes et Julia au Kremlin-Bicêtre. Ensemble, elles ont monté Eyection, où elles éditent leurs propres supports de rééducation, dont l'Amblyomètre, une frise qui permet à un enfant de comprendre où il en est de son acuité.

    On commence par les bases, parce que la profession est mal connue : l'orthoptiste intervient à tous les âges. Un dépistage possible dès neuf mois sans ordonnance, le strabisme, les troubles des apprentissages à l'école, et c'est très souvent la personne qui vous fait passer tous les examens avant de voir l'ophtalmo. Puis vient la basse vision, où le travail change de nature : on ne suit plus des règles générales, on s'adapte à cent pour cent à une personne, à son mode de vie et à ce qui lui reste de potentiel.

    Ce mot-là, potentiel visuel, je le préfère de loin à « reste visuel », et Julia file une image que je trouve très juste : la rétine comme une carte dont certaines zones ne fonctionnent plus, et un travail qui consiste à réhabiliter les autres coins pour maintenir les activités qui comptent vraiment.

    Et puis il y a le moment que je n'attendais pas. Je raconte ce chevalet qu'on m'avait prescrit enfant pour poser ma feuille, et que je détestais, parce que moi, fort myope, je collais la feuille sur mon nez. Aucun adulte n'acceptait ma façon de faire. Trente ans plus tard, on m'explique enfin pourquoi : éviter les douleurs de nuque qui sabotent l'attention d'un enfant en train d'apprendre à écrire. Avec cette phrase que j'aurais aimé entendre à l'époque : « moi, je conseille, je n'impose pas ».

    On parle aussi du passeport visuel, cette fiche qui décrit fonctionnellement ce qu'on voit pour que l'enfant n'ait pas à l'expliquer cent fois, du parcours pour devenir orthoptiste (Parcoursup, trois ans de licence, puis un DU pour se spécialiser en basse vision), de la pénurie de professionnels au point que des établissements pour enfants sous-traitent au libéral, des écrans et de l'épidémie de myopie annoncée pour 2050, des verres freinateurs, et de mon propre décollement de rétine.

    Elles terminent par deux ressources que je vous conseille vraiment de noter. L'annuaire de l'ARIBa, la société francophone de basse vision, pour trouver un professionnel réellement formé près de chez vous. Et l'AFAU, l'Association Française des Amblyopes Unilatéraux, qui propose à ses adhérents un contrat d'assurance versant un capital en cas de perte du bon œil : si vous voyez d'un seul œil, renseignez-vous, ça vaut le détour.

    Un épisode pour les personnes malvoyantes qui n'ont jamais consulté d'orthoptiste, pour les parents d'enfants déficients visuels, et pour tous ceux qui se demandent à quoi sert ce professionnel qu'on croise en salle d'attente sans savoir ce qu'il fait.

    Et comme je n'ai pas enregistré ma conclusion habituelle sur cet épisode-là : pensez à le partager, à le commenter et à mettre des étoiles sur votre plateforme d'écoute, ça aide vraiment à faire connaître le podcast.

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    1 hr 2 min
  • Le Markdown quand on n'y voit pas : écrire simple, naviguer vite

    Dans cet épisode d'Un Miro dans la Ville, je vous donne la suite directe de l'épisode sur le jeu de rôle. Vous avez été très nombreux à réagir et à m'envoyer vos propres astuces — merci à vous ! — et beaucoup m'ont demandé de détailler ce fameux « Markdown » dont je me sers pour mes feuilles de personnages. Alors on y va : c'est quoi, à quoi ça sert, et pourquoi c'est une petite révolution quand on navigue au lecteur d'écran.

    Le Markdown, c'est un langage de balisage, un peu comme le HTML mais beaucoup, beaucoup plus simple. Quelques dièses, quelques étoiles, et votre document a une vraie structure : des titres, des paragraphes, des listes, des liens, des images, des tableaux. Et c'est là que tout change par rapport à un bon vieux RTF ou TXT : ces formats sont robustes, mais dès que le document fait quelques centaines de lignes, la navigation devient longue et c'est votre mémoire qui prend le relais. Moi, je n'ai pas envie de retenir que sur un jet d'athlétisme, j'ajoute plus 7.

    Je vous fais ensuite une démo complète dans MacDown 3000, l'éditeur que j'utilise sur Mac : gratuit, open source, natif Apple Silicon, très léger, traduit en français depuis peu, avec un aperçu web intégré juste à côté de la zone d'édition. On voit les titres de niveau 1 à 6, la règle des deux sauts de ligne (ou Commande + Entrée) pour créer un paragraphe, les listes à puces et les listes numérotées — avec l'astuce qui fait plaisir : pas besoin de numéroter dans l'ordre, un chiffre et un point suffisent — les liens entre crochets et parenthèses, les images avec leur description, et pourquoi un intitulé de lien doit vouloir dire quelque chose (« ceci est une pizza » qui mène vers mon site, on évite).

    On passe ensuite à ce qui m'intéresse vraiment : l'export en HTML, et la navigation. Dans Safari, avec le sélecteur d'éléments de VoiceOver, je retrouve ma discrétion ou mes points de ki en pleine partie, en trois secondes. Je navigue d'en-tête en en-tête dans une fiche très longue, et le tout pèse 17 kilo-octets. Sur Windows, le mode navigation de NVDA fait exactement la même chose.

    J'en profite pour lancer un appel : je n'ai pas trouvé d'éditeur Markdown vraiment accessible sous Windows — on m'a soufflé Visual Studio Code, mais pour un éditeur tout simple, c'est un peu le marteau-piqueur pour retirer une vis. Si vous en connaissez un, écrivez-moi ou commentez l'épisode : je prépare un article de blog qui recensera les logiciels (gratuits de préférence) et des patrons prêts à l'emploi, comme mon modèle de lettre avec les coordonnées bien placées.

    Et je termine sur quelque chose de plus personnel, que je n'avais pas prévu d'aborder : travailler avec un ordinateur et un lecteur d'écran, et cette phrase que j'assume — si tu n'acceptes pas mon ordi, tu n'acceptes pas mon handicap. Je parle aussi de la surcompensation au travail, ce piège dans lequel je suis tombé, et de pourquoi mieux vaut quelqu'un qui tape lentement sans faute que quelqu'un qui tape vite avec cinquante fautes à corriger derrière.

    Un épisode pour les rôlistes, pour ceux qui écrivent beaucoup, et pour tous ceux qui cherchent un format de document simple, léger, durable — et enfin navigable.

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    36 min
  • Jeu de rôle et handicap visuel : comment je joue (et maîtrise) sans y voir

    Dans cet épisode d'Un Miro dans la Ville, je vous emmène dans un univers que j'adore : le jeu de rôle (JDR). Certains d'entre vous savaient déjà que je suis rôliste, alors j'ai eu envie de prendre le temps de vous expliquer ce qu'est vraiment ce loisir, et surtout comment je m'organise pour y jouer quand on n'y voit rien.

    Je commence par les bases : qu'est-ce qu'un jeu de rôle, comment se déroule une partie autour d'une table, le rôle du maître du jeu, et les différents univers qu'on peut explorer (médiéval fantastique avec Donjons et Dragons, space opera avec Metal Adventure, horreur et occultisme avec Cthulhu...).

    Côté joueur, je vous parle de mon matériel : les dés en braille du projet Dots RPG, trouvables sur The Dice Shop Online, une vraie révolution par rapport aux applications de lancer de dés. Je vous explique aussi comment je crée et consulte ma fiche de personnage en Markdown, exportée en HTML, et comment j'utilise le sélecteur d'éléments de VoiceOver sur Mac (ou le mode navigation de NVDA) pour retrouver une caractéristique en quelques secondes pendant une partie. Je reviens aussi sur notre système de repérage façon clavier de téléphone pour gérer les combats sur grille sans plan visuel, et sur l'importance de la description à la table pour construire son propre imaginaire.

    Côté maître du jeu, j'aborde un problème beaucoup plus épineux : l'accessibilité des livres de règles en PDF, souvent bourrés d'images sans aucune alternative textuelle, contrairement à des éditeurs comme ceux de Cyberpunk Red ou The Witcher qui ont fait l'effort. Je partage ma méthode pour rendre un bouquin de JDR accessible grâce à l'intelligence artificielle : découpage du PDF, suppression des filigranes, description des plans de donjons image par image. Une solution qui m'a permis d'éviter des adaptations en braille à plusieurs centaines d'euros.

    Je termine en évoquant la place du handicap dans certains univers de jeu, comme The Witcher qui permet d'incarner des personnages en situation de handicap, et sur ce que le jeu de rôle m'apporte au quotidien : un espace collaboratif, imaginaire, et incroyablement inclusif quand on prend le temps de s'adapter.

    Un épisode pour tous les rôlistes, voyants ou non, et pour tous ceux qui se demandent comment on adapte une passion "très visuelle" quand on n'y voit pas.

    📩 Vos questions et retours : [email protected] ou via le formulaire sur unmirodanslaville.fr

    26 min
  • Créer sa micro-entreprise quand on est aveugle : mon parcours sans filtre

    🎙️ Aujourd'hui, on parle business !

    Ça fait un moment que je voulais faire cet épisode : mon parcours complet de création de micro-entreprise, du salariat qui me pesait jusqu'à la gestion au quotidien de "Un Miro dans la Ville" et de mes activités.

    Au programme :

    🔹 Pourquoi j'ai quitté le salariat pour me lancer
    🔹 Comment j'ai créé mon statut via l'INPI (et pourquoi je n'ai pas payé un site tiers)
    🔹 URSSAF, déclaration mensuelle vs trimestrielle : le piège à éviter avec les pensions complémentaires
    🔹 Les structures qui m'ont accompagné : BGE, France Travail, Prométhée 45
    🔹 L'ACRE version URSSAF et version AGEFIPH : ce qui a changé depuis 2024 (et pas en bien)
    🔹 AAH, CAF, déclarations de changement de situation : les pièges administratifs
    🔹 Mon appli de gestion au quotidien, la RC Pro, et la fameuse facturation électronique qui arrive en septembre

    Entre les astuces concrètes, les coups de gueule sur des dispositifs qui se dégradent, et les vraies galères administratives, je vous fais un retour d'expérience honnête sur ce que ça veut dire gérer seul sa micro-entreprise en situation de handicap visuel.

    Un épisode dense, mais qui, j'espère, pourra aider ceux qui hésitent encore à se lancer.

    30 min
  • Lunettes IA : pourquoi je ne suis pas passé aux Meta Ray-Ban

    Dans cet épisode, je décortique les lunettes connectées à IA — Meta Ray-Ban et Meta Glasses en tête — et j'explique pourquoi, malgré leur potentiel pour les personnes déficientes visuelles, je n'ai pas franchi le pas.

    Au programme :

    Comment fonctionnent ces lunettes (caméra, micro, haut-parleurs) et pourquoi elles séduisent la communauté déficiente visuelle malgré un usage détourné de leur conception initiale

    La comparaison de prix avec des solutions dédiées comme l'OrCam MyEye, et ce que ça change concrètement en termes d'accès

    Les limites de vie privée liées à Meta et l'exemple concret du bridage récent de la fonctionnalité Conversation Focus

    Un écosystème encore trop fragmenté entre marques, avec l'espoir que des plateformes communes comme Android XR simplifient la vie des développeurs... et donc des utilisateurs

    Ce qu'il manque vraiment aujourd'hui selon moi : un SDK ouvert permettant à n'importe quelle application (Be My Eyes, SonarVision, etc.) d'utiliser la caméra des lunettes comme on choisit déjà sa sortie audio

    Un regard critique et nuancé sur une technologie prometteuse, mais encore trop jeune et trop fermée pour changer vraiment mon quotidien.

    🎙️ Un miro dans la ville
    🌐https://unmirodanslaville.fr
    ✉️ [email protected]

    28 min
  • Chien guide et canicule : comment Ultra et moi on survit à l'été

    Je suis de retour pour le troisième épisode de ma série "les 4 saisons chez les miros" (oui, je change le nom à chaque fois, c'est plus fort que moi). Entre deux canicules du début d'été, je vous emmène dans un focus grand format sur ma vie avec mon chien guide quand le thermomètre s'affole.

    Au programme : pourquoi mes trajets à la canne changent peu, mais pourquoi tout se complique avec Ultra — ma gestion des trottoirs à l'ombre, les passages piétons qui deviennent des pièges à coussinets brûlants, ma règle des 32°C au-delà de laquelle le chien reste à la maison, et ma fameuse technique de la pastèque congelée (héritée de Moby) pour l'hydrater et le récompenser sans finir vétérinaire-approved à 100%.

    Je reviens aussi sur ce que l'été change dans mon rapport au bruit et à la fatigue sensorielle, sur les vacances que je ne prends presque jamais seul, sur l'accessibilité (encore trop rare) des festivals, et sur cette drôle de sensation d'avoir trouvé "froid" un 30°C après avoir cuit dans un tram en panne de clim à plus de 40°C.

    Un épisode chaleureux (au sens propre) sur les petits ajustements invisibles que la canicule m'impose au quotidien, à moi et à mon chien guide.

    📧 Contact : [email protected]
    🌐 Site : unmirodanslaville.fr

    17 min
  • Bonus – Résoudre le Rubik's Cube : la méthode expliquée pas à pas (version audio)

    Suite à la demande de Dominique, qui a testé ma méthode de résolution du Rubik's Cube publiée sur le site mais qui bloquait sur certains passages, je reprends tout en version audio, plus facile à suivre pour les personnes qui naviguent avec VoiceOver ou un lecteur d'écran.

    Dans cet épisode bonus, je détaille pas à pas ma méthode complète : la notation des faces (F, B, U, D, R, L), les trois types de pièces (centres, arêtes, coins), la résolution de la face jaune, la couronne du milieu, puis la face blanche avec l'orientation des arêtes et des coins, formules à l'appui.

    Petit rappel au passage : je participe au concours « Pour les entrepreneurs » de J'AGIPI, les votes sont ouverts jusqu'au 12 juillet. Le lien pour voter est disponible sur la page de l'épisode et sur les réseaux sociaux d'Un Miro dans la Ville — un vote prend juste quelques secondes et ça compte beaucoup !

    Bonne écoute, et n'hésitez pas à partager vos progrès sur le cube !

    22 min
  • Sous terre et sans lumière : ma première fois en spéléologie

    Dans cet épisode, je vous raconte ma toute première expérience de spéléologie, lors d'une escapade à Nîmes avec des amis. Au programme : une descente en rappel de 15 mètres, des boyaux où on rampe dans l'argile, des salles aux acoustiques fascinantes… et un moment où je me suis retrouvé bien bloqué entre deux parois !

     

    Mais avant ça, une petite anecdote rigolote sur les clés de mon appartement, la confiance aveugle de ma maman, et les joies de l'assistance en gare.

     

    Je vous parle aussi de ce que la déficience visuelle m'a apporté dans cet environnement — spoiler : le sens des masses et les filets d'air, c'est redoutablement efficace dans un tunnel obscur — et pourquoi la spéléologie est, selon moi, une activité totalement accessible quand on ne voit pas, à condition d'avoir le bon guide.

     

    Un épisode pour vous donner envie de tester, d'oser, et de vous aventurer là où on ne vous attend pas forcément.

    25 min

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Un Miro dans la Ville, c'est le podcast qui vous ouvre les yeux sur le handicap visuel.

Je m'appelle Nicolas, je suis aveugle, et depuis juillet 2024 je raconte ici comment on vit, comment on…