Un neuf trois Soleil !

Un neuf trois Soleil !

By Un neuf trois SoleilArtsPerforming Arts
Download on the App Store

Un neuf trois Soleil ! episodes

  • Un neuf trois Soleil !

    Un neuf trois Soleil ! propose un podcast revenant sur 18 années d’un projet culturel dédié aux tout-petits et aux adultes qui les accompagnent.

    Conçu comme un temps de recul et de transmission, ce format de 30 minutes offre une plongée dans les coulisses de l’édition 2025 du festival et met en lumière les valeurs qui le structurent depuis ses débuts : création en extérieur, lien au vivant, aventure collective et ancrage territorial en Seine-Saint-Denis.

    Ce podcast donne à entendre les voix de celles et ceux qui façonnent le projet, de sa création à aujourd’hui : public, artistes, partenaires, équipe, bénévoles…

    💛 Un immense merci à toutes celles et ceux qui ont rendu ce podcast possible !
    Et en particulier à ceux qui ont accepté de répondre à nos questions : Laure Le Goff, Ludovic Blanchard, Emilie Lucas, Anne-Françoise Cabanis, Pauline Blisson-Simon, Céline Richard, Brigitte Sicard, Stéphanie Houssard, Stéphane Boulanger, Françoise Rossignol, Anna Fléau, Lola Lefevre, Benoit Sicat, Agnès Renaud, Nicolas Hubert, Leticia Marin, Itchi, ainsi que Juliette Plihon pour la chanson anniversaire.
    Merci également à Véronique Soulé pour l’écriture, la réalisation, le montage et le mixage, à Anouchka Unel-Erdogan pour l’écriture et la coréalisation et à Lucile Maître pour la narration.

    30 min
  • Espaces publics, quotidiens ou artistiques : quelle place nos villes font-elles aux tout-petits ?

    Vincent rebondit sur une remarque faite précédemment, sur le rôle de l’artiste dans le rapport à la nature. Pour lui, les artistes sont des « activateur·ices », des jardinier·ères. Jardiner, dans ce contexte, c’est prendre soin de notre rapport au monde, à la culture. Mais ce soin, c’est quelque chose qui passe avant tout par l’imaginaire. Pour voir, il faut imaginer.

    10 min
  • Espaces publics, quotidiens ou artistiques : quelle place nos villes font-elles aux tout-petits ?

    Marie-Madeleine, qui travaille avec Vincent, intervient au sujet du Maquis d’Émerveille. Elle explique que c’est un jardin entouré d’urbanité, dans le 18e arrondissement. Comment ouvrir, pour que cela bénéficie au plus de monde possible ? Avec la Mairie, ils sont arrivés à un consensus, celui de laisser le jardin fermé, pour qu’ils puissent maintenir l’état « sauvage » du lieu (l’intitulé du Maquis d’Émerveille est « un jardin sauvage artistique dédié aux tout-petits »). En opposition au jardin « d’abandon », où les parents sont sur un banc en train de discuter et les enfants sont livrés à eux-mêmes, au Maquis d’Émerveille il est demandé aux adultes de « s’autoriser à », dans le but de créer du lien. Elle partage une expérience datant du matin-même, car c’était une rare séance où elle n’a pas entendu d’injonctions aux tout-petits de la part d’adultes. On peut donc penser que peu à peu, les choses évoluent. De plus, elle insiste sur l’importance du mot d’accueil, avant l’entrée dans le jardin.

    9 min
  • Espaces publics, quotidiens ou artistiques : quelle place nos villes font-elles aux tout-petits ?

    Cécile évoque une anecdote avec sa fille de 5 ans au Jardin d’Émerveille. Celle-ci avait demandé si elle pouvait enlever ses chaussures. Et Cécile était très heureuse qu’il existe justement des endroits comme celui-ci où l’on peut « enlever ses chaussures », avec tout ce que cela implique. Une bibliothécaire salue également le positif apporté par le Jardin et par l’intervention de Vincent : « c’est motivant de se dire que tout est possible, et qu’il ne faut pas baisser les bras face à l'austérité ambiante ».

    4 min
  • Espaces publics, quotidiens ou artistiques : quelle place nos villes font-elles aux tout-petits ?

    Le Jardin d’Émerveille (Parc de la Poudrerie) et le Maquis d’Émerveille (butte Montmartre) ont un « rituel » similaire : le public est accueilli dehors avant d’entrer. Les portes du Jardin sont fermées. Toutefois, elles laissent passer de la musique et des bribes de ce qui se passe à l’intérieur. Ce moment est aussi important que la séance, car il permet aux enfants de rêver, de mûrir le désir d’entrer, ils construisent ainsi un imaginaire. Lorsque les portes s’ouvrent, l’émerveillement est possible parce que les enfants sont habités par des rêves. L'émerveillement est fondamental car c’est ce qui fonde notre relation au monde. Vincent rapporte les mots d’une penseuse de l’écosophie : « Le monde ne tient que par des relations d'amour » ; c'est le souci d’autrui qui fait que les êtres sont liés les uns aux autres. Pour Vincent, notre société contemporaine est régie par une culture de domination éminemment toxique. Il faudrait revenir à ce que nous sommes fondamentalement : des êtres d'amour. Un enfant ne peut pas grandir sans amour. Ce que l’on doit réactiver c’est une culture du soin et de la relation.

    8 min
  • Espaces publics, quotidiens ou artistiques : quelle place nos villes font-elles aux tout-petits ?

    Vincent raconte une expérience menée à Aubervilliers. On a fait appel à la compagnie Les demains qui chantent, car là-bas, il y a une crèche qui auparavant disposait d’un très beau jardin. Les éducatrices, les auxiliaires et les enfants y jouaient régulièrement. Au fil des années, les conditions se sont détériorées et le jardin a été déserté. Cela s’explique par trois raisons : d’une part, les habitant·es de l’immeuble se sont mis·es à jeter des détritus du haut des tours (qui pouvaient donc tomber sur les enfants) ; ensuite, les rats ont proliféré ; et ensuite, le jardin a été touché par les trafics de drogue. Dans ces conditions, comment faire revivre ce jardin ? Vincent s’est posé la question suivante : comment réparer notre culture, c’est-à-dire l’art de vivre les un·es avec les autres et avec un territoire ? Selon lui, nos cultures sont en train de s’effondrer. L’art de vivre dans des éco-sociétés est fondamentalement abîmé, ce qui se traduit notamment par la destruction de nos écosystèmes et la montée du racisme.

    8 min
  • Espaces publics, quotidiens ou artistiques : quelle place nos villes font-elles aux tout-petits ?

    Vincent commence par faire remarquer que lors de la présentation de Catherine, un petit enfant marchait à quatre pattes dans l’herbe, puis a fait des galipettes, s’est mis debout et s’est rassis. Il a pris des bouts d’herbe et a commencé à jouer, puis un adulte est intervenu et lui a interdit de jouer. Suite à cette observation, Vincent s’est dit que ce à quoi il venait d’assister correspondait concrètement à ce qui est défendu lors de cette rencontre.

    5 min
  • Espaces publics, quotidiens ou artistiques : quelle place nos villes font-elles aux tout-petits ?

    Le deuxième axe du projet consiste à accompagner les professionnel·e.les de la petite enfance à « cultiver la nature ». Ce qui est proposé, c'est un soutien pédagogique, comprenant un parcours de formation avec Un neuf trois Soleil !, notamment autour de la permaculture, mais en sortant d’une vision uniquement « potagère ». Comment aménager son jardin avec les enfants ? Anne mentionne le travail réalisé avec une écologue au département, qui réalise des inventaires de la biodiversité présente dans les jardins de crèches, comme elle le fait dans les cours d’école « Oasis » ou dans les espaces naturels protégés. Anne donne l’exemple de la crèche Quatremaire à Noisy-Le-Sec, qui a pu, par la suite, construire un projet pédagogique autour des oiseaux. 

    La biodiversité qui habite les espaces naturels, représente un magnifique outil pédagogique pour l’éveil du tout-petit. Les équipes, les enfants, les parents découvrent ensemble les noms des plantes qui poussent dans le jardin de la crèche ou de la PMI. Cette activité éveille la curiosité et stimule la mémoire. Apprendre ensemble à préserver cette biodiversité offre des activités stimulantes et passionnantes, comme construire des nichoirs et des abreuvoirs pour les oiseaux, construire des gites à insectes, fabriquer des tunnels à hérissons, laisser des tas de pierres et de feuilles pour offrir le gîte et le couvert aux habitant·es du jardin…

    10 min
  • Espaces publics, quotidiens ou artistiques : quelle place nos villes font-elles aux tout-petits ?

    Anne explique que le département fait en sorte que les espaces naturels dans les jardins des lieux d'accueil de la petite enfance permettent d'accueillir la biodiversité, pour préserver la santé des enfants. En plus, on dit souvent que les enfants sont des « petits explorateurs » et que leur capacité d'expérimentation scientifique doit être stimulée. En ce sens, la nature offre des expériences très intéressantes. 

    9 min

About Un neuf trois Soleil !

From the publisher's feed

Les activités de Un neuf trois Soleil ! en direction des tout-petits s'articulent autour de spectacles, un week-end tous les deux mois au Pavillon de Romainville - saison "Un neuf…