À la fin de ce récit plein de surprises, relevons ce détail étonnant : les gens ont peur (megalo phobo, en grec) alors que la guérison a déjà eu lieu et que l’homme est serein physiquement et psychiquement. De quoi avaient-ils peur ? Que Jésus ne s’en prenne à d’autres troupeaux ? Le texte ne mentionne pas la colère du propriétaire des porcs. Il s’agit d’autre chose. La vision de l’homme guéri, au lieu de les remplir de joie par empathie pour lui, vient bouleverser leur vision du monde. (...)