Une Histoire du Rythme - Radio Prun

Une Histoire du Rythme - Radio Prun

By Radio PrunMusic Commentary
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Une Histoire du Rythme - Radio Prun episodes

  • Episode 18 - Le Raï : Le bousculement des traditions
    Résumé
    Né au début du XXème siècle dans la région de l’Oranie, le raï est une chanson populaire régionale mais surtout un moyen de véhiculer la réalité sociale sans tabou ni censure. Alors qu'il reste au départ peu diffusé, il se popularise grandement avec l'arrivée de nouveaux instruments à partir des années 50/60.
    Contre tout-attente, sa modernité (et sa force subversive qui en découle) va en faire un ennemi culturel du gouvernement algérien. Cela aura pour conséquence d'impacter directement la vie des cheb et cheba, ces artistes si réspéctés par la population algérienne ...
    Playlist
    Cheikha Rimitti - La Camel
    Cheb Zergui - Ana Dellali
    Rachid & Fethi - Habit En Ich
    Raina Rai - Zina
    Cheb Hasni - Baïda Mon Amour
    Cheb Khaled - Didi
    Cheikha Hadjla, Souad Asla, Nawel Ben Kraiem, Samira Brahmia - Les Héritières
    Pour aller plus loin
    L'illustration est proposé par Matthew Bromley, illustrateur d'AramcoWorld², un journal texan promouvant l'histoire, la géographie et les cultures du monde arabe et musulman. Un article intéressant a été écrit par Mariam Shahin en hommage à Cheikha Remitti.
    ²Oui, c'est bien un journal appartenant au groupe pétrolier Aramco ...
    1 hr 4 min
  • Episode 17 - L'anadolou pop des années 70
    Résumé
    Beaucoup de mariages musicaux sont déjà connus, souvent entre genres diamétralement opposés, ayant apparu dans des époques bien différentes. On peut parler de l’Afrobeat, un mélange de musique traditionnelle nigérienne avec du funk et du jazz ou encore de la dub, mélangeant cette fois-ci reggae et musique électronique. En soit, des styles qui parlent.
    D’autres fusions, tout aussi audacieuses, sont naturellement moins connues. C’est le cas de l’Anadolu pop, que l’on peut traduire par “Pop anatolienne”, soit la rencontre méconnue et oubliée, au coeur des années 60 et 70, des musiques folkloriques turques et du rock psychédélique et funky anglo-saxon.
    On pourrait penser que cette alliance entre deux cultures que tout oppose semble exagérée et tuée dans l'œuf ? Pas tant que ça, quand on y regarde de plus près.
    Playlist
    Erkin Koray - Bir Eylül Akşamı
    Baris Manco - Dönence
    Selda Bağcan - İnce İnce Bir Kar Yağar
    Altın Gün - Kırşehir’in Gülleri
    Derya Yıldırım & Grup Şimşek - Bal
    Pour aller plus loin
    Si Derya Yildirim vous fait de l'oeil, ne pas hésiter à aller écouter ses derniers albums. D'abord Kar Yagar ici, mais aussi Dost 1 et Dost 2.
    Evidemment, Altin Gun est une valeur sûre. Il suffit de se rendre du côté de leur bandcamp pour en avoir plein les oreilles.
    58 min
  • Episode 16 - Le Rap : Paris vs Marseille
    Résumé
    Lorsqu’il s’agit de parler de notre cher pays, les deux tiers des rappeurs ont grandi en Ile de France, ce qui fait écho à la centralisation géographique à la française. Paris est inévitablement la ville la plus peuplé de France, mais elle le doit aussi grâce à sa banlieue, notamment les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et évidemment la Seine-Saint-Denis ! Inutile de citer ces rappeurs dont vous connaissez au moins un nom, qui siège sur le trône des charts depuis plus de 30 ans. L’importance du nombre de labels, salles de concerts et médias n’y est pas pour rien.
    Mais à l’instar d’un sport bien populaire, une ville arrive à rivaliser avec ces rappeurs parisiens. Je parle évidemment de Marseille, la seconde commune la plus peuplée de France. Et en termes d’histoire du rap, elle n’a rien à envier à Paris, avec des premiers groupes de rap actifs dès les années 80.
    Mais au même titre que Paris, la banlieue marseillaise souffre d’une situation sociale et économique qui s’empire durant les années 90.
    Et c’est ces sujets si particuliers qui vont servir de moteur pour ces rappeurs des deux plus grandes villes françaises.
    Au-delà de raconter la genèse du rap français et plus particulièrement de ces deux cités si célèbres, il va de soit de se demander : Est-ce qu’il y a match entre les rappeurs parisiens et marseillais ?
    Playlist
    IAM - The Real B-Side (1989)
    NTM - Le Monde De Demain (1991)
    Salif Feat Akhenaton - On Veut Tout (2002)
    La Fouine Ft Sefyu Ft Soprano - ça Fait Mal (2009)
    Jul et Mister You - Paris/Marseille (2015)
    Classico organisé - Classico Organisé (2021)
    Pour aller plus loin
    Pour lire l'interview croisée NTM / IAM, ça se passe ici !
    56 min
  • Episode 15 - Le Maloya
    Résumé
    Tout droit venu de l’Océan Indien et de cette belle île de la Réunion, le maloya est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO depuis 2009. Mieux encore, il s’agit à la fois d’un genre de musique, d'un chant et d'une danse ! Rien que ça.
    Et pour nous aider à aller plus loin sur le sujet et surtout, voir ce qui se fait aujourd’hui, on a un invité de marque à nos côtés : Josselin Couteau, programmateur de Trempo, salle de concert nantaise.
    Après avoir contextualisé le maloya traditionnel en tandem, Josselin Couteau nous propose sa playlist moderne du maloya (qu'il commente au fur et à mesure), en lien avec un évènement directement concerné par le sujet de ce soir : Maloya, go !
    Playlist
    Firmin Viry - Valets Prêtez-Moi Vos Fisils (1976)
    Danyel Waro - Trwamar (2006)
    Trans Kabar - Batar Komor (2015)
    Eat My Butterfly - Déor (BeBass Rework) (2021)
    Pangar - Position 1 et 2 (2023)
    Pour aller plus loin
    Intutile de vous recommander chaudement de venir à Trempo, et notamment durant le cycle Maloya, go, du 14 au 23 mars 2023 !
    Le journal Le Monde a publié un article en 3 parties sur Le Maloya, permettant d'avoir un aperçu plus approfondie. A voir ici.
    56 min
  • Episode 14 - La musique country est-elle forcément de droite ?
    Résumé
    Encore une fois, c’est outre atlantique qu'une Histoire du Rythme va passer l’heure à pavaner à travers un style bien de chez eux : la musique country !
    Mais ce style de musique va au-delà de son usage réconfortant, s’en est devenu un véritable dogme identitaire au fil des décennies. Que ce soit pour le meilleur comme pour le pire.
    Et si la country a une sale réputation sur le dos, c’est qu’elle représente surtout les fameux quakers et autres cow-boys blancs du midwest et des grandes plaines. Vous savez, ces beaux paysages de champs, de marais et de montagnes que l’on voit dans les films. Le bémol, c’est que derrière cet idéal se cache une population conservatrice, patriote et fier de ses idéaux.
    Mais réduire la musique country et ses adorateurs à une analyse si rapide ne lui rendrait pas hommage. C’est pour ça que dans Une Histoire du Rythme, on s’est permis de se poser une question : La musique country est-elle nécessairement de droite ? N’y a-t-il pas des auditeurs et auditrices moins conservateurs ou bien des groupes féministes ?
    Playlist
    Charlie Daniels - Uneasy Rider (1973)
    Alan Jackson - Where Were You (When The World Stopped Turning) (2002)
    Dolly Parton - Just because I am a Woman (1968)
    Dixie Chicks - Travelin’ Soldier (2002)
    Woody Guthrie - Tear the Facists Down (1944)
    Steve Earle - Rich Man's War (2004)
    Pour aller plus loin
    Difficile de donner des sources satisfaisantes pour un sujet si subjectif. Mais quelques articles sérieux venant de journaux ou magazines en ligne peuvent être cités malgré tout.
    Article Cairn faisant un état des lieux actuel
    Article du Monde Diplomatique écrit par Sylvie Laurent, chercheuse associée à l’université Harvard et à l’université Stanford, enseignante à Sciences Po
    Interview de Jada Watson, chercheuse de l'Université d'Ottawa, spécialisée en musicologie
    Il existe aussi un documentaire sur la campagne d’intimidation qu'a imposé les conservateurs américains aux Dixies Chicks, groupe de country féminin, après leur annonce lors d'un concert à Londres en 2003. Barbara Kopple et Cecilia Peck, Shut Up & Sing, production Cabin Creek Films, 93 minutes, Etats-Unis, 2006
    1 hr
  • Episode 13 - Berlin, entre chute et renaissance
    Résumé
    Depuis 1961, un mur infranchissable sépare Berlin. Le côté Ouest est libre et capitaliste tandis que le côté Est semble mort car cloisonné par un parti communiste aux allures dictatoriales.
    9 Novembre 1989 : Les autorités Est-allemandes ne soumettent plus le passage à l’Ouest à une autorisation préalable. Ceci est le résultat d’un enchaînement de manifestations contre le régime et la reprise d’une émigration massive de l’Est à l’Ouest en plus d’un changement de gouvernement récent. Si bien que le soir même de l’annonce de la fin des contrôles à la frontière, les habitants des deux blocs se dirigent simultanément vers le Mur pour le détruire physiquement et franchir eux-mêmes la ligne de démarcation des deux Berlin. C’est la chute du Mur de Berlin.
    Ensuite, les habitants des deux parties de la ville franchissent la frontière. Les est-allemands se rendent dans des disquaires de musique électronique de l’ouest ou dans des magasins de Hi-FI pour s’acheter de quoi mixer tandis que ceux de l'ouest découvrent la partie communiste en morceau, où les batîments abandonnées sont légions.
    C’est là que les choses bougent, les possibilités sont infinies. Chacun y voit une occasion de créer quelque chose. Et évidemment, la techno arrive à prendre une place plus qu’importante ...
    Playlist
    Umo Detic - Fahrenheit (1989)
    Westbam - The Wall (1989)
    LFO - LFO (Leeds warehouse mix) (1990)
    Mescalinum United - We Have Arrived (1990)
    Techno Bert – Neue Dimensionen (1990)
    3 Phase & Dr Motte - Der Klang Der Familie (1992)
    Pour aller plus loin
    Pour en savoir plus sur les origines de la techno, son lien avec Détroit, passage obligatoire ici.
    Si la musique planante / ambient reste encore obscure, séance de rattrapage juste-là.
    Il existe beaucoup de contenu sur l'histoire de Berlin, en particulier sa vie nocturne et artistique durant les années 80 et 90 :
    D'abord, B-Movie : La sauvagerie de Berlin-Ouest tourne autour de l'arrivée d'artistes à l'ouest de la ville, alors que les loyers bas et les groupes de rock étaient légion. Il est en VOD sur Arte ici.
    Mais aussi, WE CALL IT TECHNO!, documentaire allemand sous-titré en anglais sur les débuts de la techno à Berlin, ponctué de riches témoignages des principaux concernés. On peut le trouver sur Youtube ici.
    Il est produit par Telekom Electronic Beats, une filiale du groupe Telekom (l'équivalent allemand de feu France Telecom). La chaine Youtube publie beaucoup de contenu vidéos avec des interviews et blindtest de célèbres DJ allemands. Ça se passe ici.
    Aussi, une superbe interview de Danielle de Picciotto, co-fondatrice de la Love Parade et d’E-Werk en plus d'être la compagne de Dr. Motte. Cette interview complète permet de rendre hommage à une figure de Berlin qui a trop été dans l'ombre de son ex-compagnon. On l'a retrouve ici.
    Enfin, le photographe allemand Tilman Brembs était présent à Berlin après la chute du mur. Il a suivi une grande partie des rave party et autres évènements festifs de la ville durant les mois suivants. En plus d'être sublimes, les photos rendent bien compte de l'ambiance et de la folie des rues berlinoises à cette époque. Pour les photos, c'est là.
    Bibliographie
    DENK F., THULEN S., Der Klang der Familie, Allia, Paris, 2013.
    LESSOUR T., Berlin Sampler : Un siècle de musique, du cabaret à la techno, Mot et le reste (Le), Paris, 2022
    1 hr
  • Episode 12 - Ambient : L'ode à la lenteur
    Résumé
    Véritable ode à la lenteur, l'ambient est un style peu connu créé par des musiciens expérimentalistes, restant encore à la marge malgré une présence relativement forte dans certains contenus populaires (publicité, cinéma, jeu-vidéo ...).
    Difficile à définir, ce style musical permet de se laisser vaquer à un imaginaire. L’auditeur va penser inconsciemment à un environnement pour se fabriquer une ambiance, guidé par sa pensée et la musique qui l'accompagne. C'est en quelques sortes un voyage que l'on se construit, dont l'un des précurseurs n'est autre qu'Erik Satie, célèbre compositeur français du début du XXème siècle ...
    Playlist
    Erik Satie - Tapisserie en fer forgé (1917)
    Erik Satie - Carrelage Phonique (1917)
    Popol Vuh - Affenstunde (1970)
    Tangerine Dream - Birth of Liquid Plejades (1972)
    Brian Eno - Discreet Music (1975)
    Brian Eno - 1/2 (1978)
    Hiroshi Yoshimura - Feel (1986)
    Aphex Twin - Ageipolis (1992)
    Pour aller plus loin
    Concept fondateur, la musique d'ameublement d'Erik Satie dépasse ces deux premiers morceaux puisque le compositeur a écrit trois ensembles sur plusieurs années (1917-1923). Si cette émission vous a intéressé, faites un tour sur sa page wikipédia. Elle est aussi à l'origine de plusieurs courants de musiques experimentales, comme les compositeurs américaines minimalistes, tel que Steve Reich, Jogn Cage ou encore Philip Glass.
    (No Pussyfooting), premier album de musique experimentale de Brian Eno, est annonciateur de ses productions suivantes. Il n'a pas été diffusé durant l'épisode mais il y a eu de l'hésitation, son contenu ne correspont pas aux caractéristiques de l'ambient, ce qui ne l'empêche pas d'être une oeuvre plus qu'intéressante !
    Pour rappel, c'est à travers cet album qu'il va favoriser le processus plutôt que la finalité. Cela permet de contourner la question de l’auteur, de son ego et de libérer in fine la création elle-même. C'est le résultat d’une expérience musicale qu’il avait effectué durant ses études à Winchester en 1966. L’idée est de mettre deux magnétophones à bobines côte à côte pour que l’un passe un son que l’autre enregistre et passe à son tour. Cela ferait une boucle infinie. Robert Fripp aurait juste à faire de la guitare par-dessus pour créer une musique qui s’enregistre dans ce magnétophone. Eno a ensuite sélectionné les parties qui lui plaisent pour appliquer des effets électroniques (ralentissement ? Delay ?). Et voilà le résultat !
    Présente sur la pochette de l'album Ambient 1 : Music For Airports, la photo du podcast représente la partition très particulière qu'a conçu Brian Eno pour composer son oeuvre. On remarque bien une identité marquée, comparable à un schéma électrique, faisant écho à son attachement à la musique électronique et finalement, au bricolage.
    Bibliographie
    Pour se documenter, il existe peu d'ouvrages assez complets. Les deux suivants permettent d'en savoir plus mais il ne faut pas hésiter à utiliser le wikipédia anglais des artistes principaux : Brian Eno, Erik Satie, Popol Vuh, Tangerine Dream, Aphex Twin ou encore Hiroshi Yoshimura.
    BRUCHER P., Modulations : Une histoire de la musique électronique, Allia, Paris, 2010
    LELOUP J-Y., Ambient music - Avant-gardes, new age, chill-out & cinéma, Le Mot et Le Reste, Paris, 2021
    1 hr 3 min
  • Episode 11 - Le Reggae : Et si Bob Marley n'avait pas vu le jour ?
    Résumé
    Si le reggae est connu de toutes et tous aujourd'hui, c'est en partie grâce à Bob Marley, la légende jamaïcaine, qui nous a quitté il y a 41 ans déjà. Pourtant, on peut facilement reconnaître une dizaine de chanteurs et musiciens jamaïcains qui ont eu un rôle tout aussi important dans dans le succès du reggae et son rayonnement international. Mais peu d'entre nous peuvent en citer quelqu'uns.
    Une injustice qui nous tentons de réparer durant une heure, où Bob Marley sera évincé de notre histoire, pour rendre hommage aux autres artistes jamaïcains qui ont faconnés l'histoire du reggae.
    Playlist
    Jimmy Cliff - Hard Road To Travel - 1967
    Lee Scratch Perry - People Funny - 1968
    Pioneers - Long Shot - 1969
    Toots & the Maytals - 54-46 Was My Number - 1969
    Peter Tosh - Legalize It - 1976
    Burning Spear - Slavery Days - 1975
    Burning Spear - Old Marcus Garvey - 1975
    Pour aller plus loin
    Ne pas hésiter à jetter un coup d'oeil au film The Harder They Come (FR : Tout, tout de suite). Sortie en 1972, il permet de bien comprendre comment les artistes jamaïcains ont tenté l'aventure en rejoignant Kingston dans les années 60. En plus, l'acteur principal n'est autre que Jimmy Cliff. Cerise sur le gateau, la bande originale est une pépite. On y trouve des morceaux de The Maytals, Desmond Dekker et Jimmy Cliff évidemment.
    L'image de ce podcast est la pochette d'album de Peter Tosh, Legalize It, qui aura beaucoup fait parler d'elle puisque la Jamaïque aura interdit sa distribution sur le territoire national pour apologie de cannabis. De plus, c'est cet album qui est en partie financé par Bob Marley, son ami, ainsi que par un vaste trafic de cannabis organisé par Lee Jaffe, l'auteur de la célèbre photo en question. La pochette d'album et son financement deviennent des actes de rébellion face au gourvenement, à l'image du reggae des années 70.
    Bibliographie
    Quelques articles sur l'histoire de la Jamaïque et des ouvrages spécialisés sur le reggae et ses débuts.
    BESSON J., L'héritage de l'esclavage : La mémoire du sol en Jamaïque occidentale, Cairn, 2004
    BRADLEY L., Bass culture : quand le reggae était roi, Paris, Allia, 2005
    CEYRAT A., Les noirs à l’heure de l’indépendance jamaïcaine : histoire d’une majorité marginale, Open Edition, 2009
    CONSTANT D., Aux sources du reggae - Musique, société et politique en Jamaïque, Paris, Parenthèses Editions, 1982
    57 min
  • Episode 10 - A deux c'est mieux - Le slow
    Résumé
    Dans les années 70, à la fin d’une boum, ou sur les dernières minutes d’une soirée en discothèque, les danseuses et danseurs observaient un moment calme et propice à la danse à deux. Danse à pas glissés, sur une musique lente à deux ou à quatre temps, c’est le moment de la soirée où ces jeunes, habités par la fièvre du samedi soir, peuvent enfin tenter leur chance, en s’accordant un moment plus intime, idéal pour le fameux baiser de fin de soirée. Et oui, vous l’avez deviné, il s'agit du célèbre slow.
    Playlist
    The Flamingos - I Only Have Eyes For You - 1959
    Camillo Felgen - Sag Warum - 1959
    The Beatles - Hey Jude - 1968
    Joe Dassin - L'été Indien - 1975
    Richard Sanderson - Reality - 1980
    Prince - Purple Rain - 1984
    Scorpions - Still Lovin You - 1984
    Pour aller plus loin
    Malheureusement, il n'y a pas de véritable bibliographie sur l'histoire du slow ... Les sources sont rares, il faut surtout compter sur les témoignages des contemporains. Si bien que pour écrire cette émission, il a fallu regrouper plusieurs articles et témoignages pour tenter de dessiner une logique à travers le temps. Pour avoir plus de précisions, l'article de Slate permet de comprendre les tenants et aboutissants de cette danse et du moment qui l'accompagne durant une soirée et de ce que la pop-culture en tire. Les témoignages y sont instructifs, on retrouve des anciens des années 50 comme des trentenaires qui ont vécu les derniers slow il y a peu encore.
    Contre toutes attentes, l'article de Télérama est le plus intéressant. Il reprend en profondeur la portée du slow sur la jeunesse de l'après-guerre et il dicte l'histoire de cette danse avec une approche sociologique voir même lyrique.
    Aussi, le peu de journalistes et chercheurs qui ont travaillé sur la question du slow ne s'accordent pas franchement sur une explication de la fin de cette danse dans les soirées adolescentes. Certains pensent à l'évolution de la musique, de la diminution du romantisme dans les paroles ... D'autres, à l'arrivée des applications de rencontres et des musiques électroniques dans les soirées.
    Lors du passage de "I Only Have Eyes For You" des Flamingos, ce sont les Fugees qui ont repris le sample des choeurs dans leur morceau, intitulé Zealots.
    Bibliographie
    Forcément, peu de recherches sur le sujet donc une bibliographie très courte. Le seul ouvrage a reprendre entièrement l'histoire du slow est celui de Christophe Apprill, socio anthropologue de la culture et de la danse, rattaché au Centre Norbert Elias (EHESS-CNRS).
    APPRIL C. , SLOW : Désir et désillusion, Paris, L’Harmattan, 2021
    59 min
  • Episode 9 - Italo Disco : per un'estate calda
    Résumé
    Mmmmh les années 70. Quelle souvenir affreux pour l’italien moyen : la squadra azzura perd la finale de coupe du monde, Berlusconi construit son empire médiatique et les années de plomb font de l’attentat le moyen principal de reconnaissance politique.
    Rien n’y fait, c’est une décennie pourrie jusqu’à la moelle.
    L’Italie ne trouvera pas son salut dans son football, ni dans la politique, mais bien à travers un nouveau style musical venu d’outre-Atlantique chez nos amis états-uniens.
    Ce style est savamment partagé par la plupart de ces disques-jockeys, qui mixe avec des vinyles dans ces nouveaux lieux de fête : des discothèques. Mais là, il n'est pas question de disco, mais plutôt d’un sous-type qui prendra une importance plus importante dans les années 80, en mariant des instrus acoustiques à ces nouveaux synthétiseurs. Ce qui fait parfaitement danser l’Italie et bientôt l’Europe des années 80, c’est l’Italo Disco !
    Playlist
    Giorgio Moroder - From Here To Eternity - 1977
    La Bionda - I Wanna Be Your Lover - 1981
    Kano – It’s War - 1980
    Den Harrow – Mad Desire - 1984
    Matia Bazar – Ti Sento - 1985
    Sabrina – Boys Boys Boys - 1987
    Daniel Monaco - Tu Sei Pazza - 2021
    58 min

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A travers bon nombre de musiques se cachent un événement historique. C’est de cette façon que réfléchit Charles lors de chaque écoute des paroles et des choix instrumentaux des artistes.