Le psalmiste aborde dans ce psaume une question qui est encore aujourd’hui une pierre d’achoppement pour beaucoup de nos contemporains y compris parmi les croyants : comment rendre compte du bonheur apparemment sans histoire des impies alors que les hommes intègres butent si souvent contre le malheur et la souffrance ? Asaph en est profondément troublé et amer (21). Il jalouse (3) même la réussite de ces « insensés », sans foi ni loi (2b). Il se demande même si cela vaut la peine d’être juste et irréprochable (2a, 13a) ! En fait il est tiraillé (15-16) entre l’opulence, la violence, le cynisme et l’impunité de ces hommes imbus d’eux-mêmes (4-9) et la loyauté au Seigneur. La rectitude implique des épreuves dans un monde où la corruption est si présente (13b). (...)