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Or


Une émission France Culture
Chaque mois, un écrivain vous ouvre les portes de sa bibliothèque insolite. Guidé par sa fantaisie, il propose des textes cocasses, impertinents, drolatiques ou bizarres, une littérature savoureuse et décapante, que des comédiens viendront interpréter en public.
Denise Bonal
avec Dominique Arden, Laurent Poitrenaux, Olivier Claverie, Cassandre Vittu de Kerraoul, Denise Bonal
« Je voulais… et je ne voulais pas.
Je ne voulais pas, ainsi qu’une souris de bibliothèque, fureter dans mes livres à la recherche de quelques vieux auteurs injustement (?) oubliés et les ressusciter à coups d’étonnements prémédités.
Non, je voulais simplement (ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps) me promener à travers mes livres comme en un jardin familier, me sentir appréhendée par ceux avec qui autrefois j’avais ri et pleuré et tomber avec eux en un nouvel amour.
- Mais c’est exactement ce qu’on vous demande.
- Ah bon ! Alors oui je veux bien … » Denise Bonal
Emission coproduite par France Culture et le Théâtre du Rond-Point sur une idée originale de Jean-Michel Ribes
Enregistrée le 10 janvier 2011 au Théâtre du Rond-Point
Durée : 59:36
"Aujourd'hui, l'érotisme a perdu ses lettres de noblesse au profit de la transparence pornographique, d'un principe de réalité sexuelle qui dépoétise, appauvrit et déshumanise le rapport aux choses de l'amour. Il est devenu une catégorie fourre-tout qui renvoie tout aussi bien à ces vitrines du porno que sont les pseudo "salons de l'érotisme" - qui sont à l'ars erotica ce que les romans de la collection Harlequin sont à l'art d'aimer - qu'à la représentation littéraire et artistique du sexuel. En ces temps désenchantés, il est temps de renouer avec cette force motrice de l'érotisme qu'est le désir et, en particulier, avec les voluptés du trouble amoureux. Le trouble comme vacillement intime, comme stade pré-verbal du désir, comme appel discret au plaisir des sens. Quelle description du trouble donnent à voir les oeuvres littéraires ? Comment l'ont décrit les philosophes et les psychanalystes ? Peut-on penser le trouble comme prélude à un féminisme amoureux ? "
Durée : 01:50:27
Enregistré le 21 juin 2012 dans la salle Roland Topor du Théâtre du Rond-Point
Une conférence de Paule Orsoni
"«On ne fera pas que l’homme ignore la mort…mais la conscience de la mort n’est pas une impasse ou un terme»… Plutôt que d’opposer la vie à la mort Merleau-Ponty propose de considérer que «la conscience de la vie est radicalement conscience de la mort.» Encore faut-il par une analyse affinée comprendre les ressorts de ces affirmations. C’est ainsi que procède cet extrait qui nous invite à connaître le prix de l’humanité fondé sur l’accès à l’universel et «l’homme ne peut accéder à l’universel que parce qu’il existe au lieu de vivre seulement.» "
Durée : 01:10:03
Enregistré le 28 février 2013 dans la salle Roland Topor du Théâtre du Rond-Point
En raison d'un problème technique, le son de cet enregistrement est malheureusement de mauvaise qualité
Enregistré le jeudi 6 décembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point
Durée :1:09:00
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.tv
Enregistré dans la salle Topor du Rond-Point le 22 février 2013.
Durée : 1:18:31
En partenariat avec Rue89 et Cinaps.tv
Fabienne Pascaud et Jean-Michel Ribes reçoivent
Sophia Aram, Alex Beaupain, Nicolas Bedos, Cyril Lemieux et Myriam Revault d’Allonnes
enregistré le 18 février 2013 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point
animée par Fabienne Pascaud et Jean-Michel Ribes
durée : 01:41:35
avec le soutien de F. Marc Ladreit de Lacharrière (Fimalac)
Construit autour du petit essai critique, Portrait craché du romancier en administrateur des affaires courantes, qui se propose sur le ton du pamphlet de régler son compte au « bon vieux roman », ce montage de textes met en scène un auteur qui singe les diverses postures de l’écrivain au travail afin peut-être de démêler par l’absurde et le paradoxe ce qui se joue vraiment dans la littérature, une fois celle-ci dépouillée de ses habits de cérémonie. La cohérence recherchée dans ce montage est évidemment factice et conçue pour voler en éclats à la faveur de digressions sauvages et d’accélérations délirantes.
extrait :
"Mes livres ne se vendraient pas mieux dans les boulangeries. S’y vendraient néanmoins comme des petits pains. Je pourrais m’en vanter sans mentir. Ce serait déjà une satisfaction pour ma vanité. J’allais suggérer cette astuce commerciale à mon éditeur lorsqu’il m’est venu une bien meilleure idée pour écouler vraiment la marchandise. Ecoutez ça : je vais lui proposer de substituer à la mention roman sur la couverture de mes livres celle de bon vieux roman, beaucoup plus attractive. On imagine déjà le fauteuil qui va avec. Les enfants sont au lit. Le chien est couché en rond sur son tapis. Toute la maisonnée dort. Dehors un crapaud chante. Un nouveau-né pleure dans la poubelle, ou un chat. La lune est à sa fenêtre. Prenons un bon vieux roman."
avec le soutien de la SACD et en partenariat avec France Culture
Enregistré le 12 mai 2012 dans la salle Tardieu du Théâtre du Rond-Point
"Le coup de tête de Zidane en finale de la Coupe du monde 2006. Le but de la main de Maradona lors de la coupe du monde 1986. La main de Thierry Henry face à l’Irlande en qualification du mondial 2010. Éric Cantona répondant à l’insulte d’un supporter en lui sautant dessus pied droit en avant. L’agression de Harald Schumacher sur Battiston lors du France-Allemagne de 1982. La folle joie de Platini courant bras levés après un penalty malgré les trente-neuf morts du stade du Heysel.
Examinant successivement ces six cas, le philosophe Ollivier Pourriol approche au plus près la vérité de ces mauvais gestes qui appartiennent désormais à notre imaginaire collectif. Le mauvais geste : c’est peut-être d’abord cela que viennent chercher les milliards de téléspectateurs. La coupe du monde de football : les jeux du cirque en mondovision. "
Enregistré le 7 décembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point
Durée : 0:55:20
En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89
"Nous avons, les trois années passées, défini les contours psychiques du nouvel homme engendré par l'hyper modernité après avoir bien entendu, pris le temps de qualifier et définir celle-ci. A l'occasion de ces séminaires, ont été présentées de brèves vignettes cliniques pour émailler le propos. Cette année, maintenant que nous partageons un langage commun au sujet de ma thématique, je vous propose un séminaire strictement clinique qui vous présentera, non pas des vignettes, mais des cas, comme on dit dans le jargon psychiatrique, détaillés, qui auront le mérite, en plus d'illustrer notre précédent propos théorique, de mettre au jour, de révéler, les rouages de la cure analytique. Finalement, la psychanalyse a-t-elle encore un sens aujourd'hui ? Et si oui, lequel ? Mais surtout, comment ? Nous aborderons, pour ce faire, des notions propre à la psychanalyse, le transfert et l'interprétation."
Durée : 01:26:59
Enregistré le 31 janvier 2013 dans la salle Roland Topor du Théâtre du Rond-Point
Denis Robert, l’écrivain et le journaliste à l’origine des affaires Clearstream, mais aussi le plasticien réinvestissant entre autres ce travail d’enquête sur des toiles et des installations, nous raconte son combat contre Bankenstein : « Mon monstre à moi avait un regard de poisson mort, des muscles d'acrobate, le courage d'un âne et la folie d'un oligarque russe ayant abusé de vodka. Il avait placé au-dessus de ma tête, tenue par un fil, une enclume très lourde fabriquée à Luxembourg. Chacun de mes gestes devait être lent et pensé sinon j'étais mort. »
Les artistes conférenciers de la monstrueuse université prouvent que le monstre canalise nos peurs et nos doutes, que son inhumanité n’est parfois qu’une projection de nos secrètes espérances. En octobre et en mars, l’université du Rond-Point devient champs de mines et de monstres.
Précédé d'un montage sonore sur l'affaire Clearstream
Durée : 01:15:00
Enregistré le 22 octobre 2010 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point
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