
Sign up to save your podcasts
Or


À partir d'une exégèse de Tod Browning, et plus particulièrement de son film Freaks, ainsi que par un détour par l'histoire des freak shows, nous explorerons la communauté des monstres et son langage secret, comme conjuration prophétique et rédemption carnavalesque de la société moderne, de son appétit de transparence et de sa parole enchaînée. Car les freaks ont toujours eu la clé de ce que nous avons, à tort, pris pour une porte hermétiquement close.
Enregistré le 29 novembre 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point.
Durée : 00:38:02
> les autres Trousses de secours dédiées à la langue
Poursuivant son entreprise de décryptage musical du monde, Monsieur Déloyal s’attache aujourd’hui aux origines de la langue de tronc, de bois vert, de béton. Son matériau ? Les traces vidéo ou audio laissées sur le net par nos petits-grands rhéteurs-rhétoriqueurs politiques, Valls, Hollande, Obama, Séguéla, Bush, Thatcher, Chirac, Barre, Sapin, Sarkozy and so on. Résultat : une pseudo-conférence poétique et mordante, faite de ses "ppp", ces petites partitions de paroles dont il a le secret, et qu’il nous livre parfois en dictée musicale, métronome à l’appui. Attention, cette perfo-poésie-conférence peut être aussi participative !
Enregistré le 22 novembre 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point.
Durée : 01:01:35
> les autres Trousses de secours dédiées à la langue
avec Marcel Bénabou, Paul Fournel, Hervé Le Tellier, Olivier Salon
365 nuits par an - parfois même 366 - l’Oulipo chasse la langue : au lamparo ou à tâtons, il la traque pour s’en nourrir : langue crue, langue cuite et recuite, tranches de littérature mangées vivantes, vieux boucanés, langue fumée, langue plagiée chère aux vautours et autres charognards…
Dis-moi quelle langue tu manges et l’Oulipo te dira qui tu es au lever du jour…
Enregistré le 20 novembre 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point.
Durée : 01:03:56
> les autres Trousses de secours dédiées à la langue
En partenariat avec Cinaps TV
Avec Niels Arestrup
Animation : Fabienne Pascaud
Présentation : Jean-Michel Ribes
Au théâtre comme au cinéma, il est l’un de nos meilleurs comédiens. Massif et énigmatique, le geste rare et le silence parlant. Qu’il joue sur scène Mademoiselle Julie de Strindberg ou Diplomatie de Cyril Gely, qu’il tourne avec Audiard ou Tavernier, Niels Arestrup donne à ses personnages l’épaisseur de tous les mystères. Quel artiste est-il vraiment ? Il s’en expliquera simplement avec Fabienne Pascaud.
Durée : 01:11:53
Enregistré le 17 juin 2014 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point
« J'écris pas, je burine dans la roche des falaises, je cogne à la verticale suspendu à des cordes de chez rêche. J'écris pas, je percute à la dure comme un Manar qui accepte le contrat des aléatoires. Je tâche à l'intérim pour des petites faims de moi. J'écris pas, j'use des pointes grises et des mèches de marteaux piqueurs. Pas ma faute ... J'ai de mon père au bout de ma plume, trop de colère pour la patience des orfèvres. J'envoie le bois trop pressé d'en découdre avec l'obscurité... j'allume, quoi ! »
Enregistré le 28 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point.
Durée : 1:18:52
> les autres Trousses de secours dédiées au travail
En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89
Avec Norman
Entretien : Emmanuelle Anizon
"Depuis 2008, Il se filme dans sa chambre, puis poste ses chroniques vidéos poético-comico-lunaires sur le web. A 26 ans, Norman, humoriste web 2.0, autrement dit « You Tuber », est une star des cours de récré. Ses vidéos « les bilingues », « Apple Addict », ou encore « Les chemises » ont été vues chacune jusqu'à 6 millions de fois. Norman vit de ses vidéos. De la pub. Se permet de luxe de refuser la case « télé ». Rêve de cinéma. Bref, Norman : un artiste très XXIe siècle."
Durée : 00:49:41
Enregistré le 23 septembre 2013 dans la salle Vauthier du Théâtre du Rond-Point
« Quand on voit l’état du travail ». Diplômée en féerie générale, la romancière Emmanuelle Pireyre s’acoquine avec le barde cinéaste et musicien Gilles Weinzaepflen pour nous évader du boulot en chansons rêveuses.
« Quand on voit l’état du travail, comme disait un jour à ses collègues de la mairie Victor Hirsch, un élu de la team municipale, quand on voit l’état du travail, on se dit qu’il faudrait un gros levier pour le déplacer. Ce gros levier serait le rêve, on utiliserait la force centrifuge du rêve, car ce rêve serait un rêve centrifuge à la Jung et pas un rêve centripète à la Freud. Vous ne voyez plus comment vous en sortir ? Rêvez, disait Victor Hirsch. Vous exécutez chaque jour des tâches que vous désapprouvez ? Rêvez. Vous vouliez être gardien de la paix, mais vous voilà posté en bas des escaliers de la gare à trier les visages par couleurs dans le plus pur style apartheid ? Rêvez. Vous vouliez créer des meubles, et vous débitez des planches d’aggloméré toxiques ? Rêvez, rêvez plus fort. »
Enregistré le 21 mars 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point.
Durée : 52:33
> les autres Trousses de secours dédiées au travail
En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89
Fabienne Pascaud reçoit
avec Christophe Alévêque, Franz-Olivier Giesbert, Tonie Marshall, Yann Moix et avec la participation musicale de Pierre Lapointe
enregistré le 3 février 20144 dans la salle Renaud-Barrault du Théâtre du Rond-Point
durée : 01:43:47
illustration © Romain Lamy
Au boulot les mots
"Prenez une phrase toute faite, n’importe. Défaites-là, dans le non-sens des aiguilles de votre montre. Rolex, de préférence. Recomposez, avec outil de musique et/ou poésie. Avalez. Digérez. Vous obtenez une nouvelle pensée, entièrement dépensée, jamais pensée auparavant. Servez vif. »
Avec La Fabrique des pensées toutes défaites, Jacques Rebotier, poète et compositeur, poursuit son entreprise de décryptage musical du monde. Armé de son smartphone, monsieur Déloyal enregistre, capture, sample tout ce qui ne bouge pas et ne veut pas bouger. Il surfe en direct-live sur les vagues immobiles de la toile, saisit de volée les pensées pétrifiées et les phrases cucultes, langues de bois vert qui nous pédipulent, emberlificotent, novlanguelèchent, roule-farinent.
Pour nous restituer tout cela en une pseudo conférence poétique et mordante, faite de ses ppp, ces petites partitions de paroles dont il a le secret. Invités-donneurs (audio et video) : Jacques Séguéla, Raymond Barre, Jean-François Copé, Marine Le Pen, Bernard Tapie, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Cécile Duflot, François Hollande, Barack Obama, Franck Ribéry, Guy Debord, Jean-Michel Ribes, Édouard Balladur, je vous demande de vous arrêter, ok j’arrête.
Attention, cette perfopoésieconférence peut être aussi participative !"
Enregistré le 7 février 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point.
Durée : 57:37
> les autres Trousses de secours dédiées au travail
En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89
> le site de la compagnie de Jacques Rebotier
Une conférence-performance de Pascale Murtin et François Hiffler (avec la participation exceptionnelle de Liviu-Adrien Dârgãu)
Le travail ? Connais pas.
« Nous ne sommes pas très bien placés, peut-être même très mal placés pour parler du travail, n'ayant à ce jour et après trente ans d'activité jamais travaillé. C'est précisément à ce titre que nous allons nous risquer à discourir quelques quarts d'heure sur le sujet, histoire de faire part de notre inexpérience en la matière. »
Les performers Pascale Murtin et François Hiffler prétendent – en dépit et grâce à une méconnaissance quasi-totale du théâtre, de la danse et de la musique – réaliser les spectacles auxquels ils rêveraient d’assister. Et ça marche : leurs spectacles sont très réussis et les émeuvent. Depuis 1982 (avènement de Grand Magasin), leur ambition consiste à croire possible que d’autres partagent cet enthousiasme.
Grand Magasin :
Un beau jour, Pascale Murtin et François Hiffler, deux danseurs contemporains, décrètent que la danse est une discipline contre nature. Ils tournent le dos à leur formation classique et fondent en 1982 la Cie Grand Magasin, "une association de bons intérêts". Ensemble, ils ont créé une vingtaine de pièces, numéros et performances, s’adjoignant parfois les services de leurs amis (dont Bettina Atala de 2001 à 2010) : des spectacles sans costume, sans décor, ni prouesse technique, à la poésie parfois absurde... de drôles d’objets spectaculaires mariant humour et rhétorique.
Leur manière de jouer des mots et de l’absurde, leurs créations intelligemment décalées leur ont valu des comparaisons avec Queneau, Tati ou encore de participer à l’exposition Dada organisée par le Centre Pompidou en 2005. Leur style au pragmatisme faussement naïf et à l’humour pince-sans-rire, c’est encore eux qui le définissent le mieux : fuite du spectaculaire, raréfaction des accessoires et des paroles, évacuation de la scénographie, répugnance à gesticuler, dégoût de l’illusionnisme. Conférences en auditorium, interventions en décor naturel, démonstrations dans une galerie d’art ou déploiements sur une scène de théâtre, il s’agit dans tous les cas de grand spectacle.
Enregistré le 6 février 2014 dans la salle Roland Topor Théâtre du Rond-Point.
Durée : 42:28
> les autres Trousses de secours dédiées au travail
En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89
From the publisher's feed