Une visite au Musée de l’Homme à Paris Aujourd’hui, je vais vous parler du Musée de l’Homme, à Paris, ou j’ai eu la chance d’aller faire une petite balade. Directement connecté à l’ethnographie et à l’anthropologie, c’est, avec le Quai Branly, un endroit à visiter absolument pour tous ceux qui s’intéressent à l’humain. Je vous y emmène, entre les corps de cire, les bustes parlants et les reconstitutions historiques en 3D. Il faut l’avouer, la première chose qui impressionne au Musée de l’Homme, avant même d’y entrer, c’est sa localisation. En face de la tour Eiffel, en haut des jardins du Trocadéro, dans le même bâtiment que le musée de la Marine, on peut être fier de cette place laissée à la culture, là où certains y verraient plutôt un grand hôtel ou un mega mall. À l’intérieur, après avoir grimpé quelques escaliers, on arrive dans une grande salle… vide. Je hais le vide dans les musées, même s’ils peuvent être magnifiquement gérés, comme à l’Institut d’Art de Chicago par exemple. D’ailleurs, à Chicago, on n’hésite pas à regarder hors du musée pour voir les magnifiques gratte-ciels de cette ville aérienne, et on fait de même avec le Musée de l’Homme, les vues sur la tour Eiffel sont imprenables. Mais, revenons à cet espace vide du début, qui m’a tout de suite fait penser au désespérant néant de l’oubliable musée ethnographique de Bâle. Sur les murs, l’histoire du Musée, et passé le côté un peu chiant de trucs à lire dès l’entrée, cette histoire est fascinante, laissez-moi vous la raconter, en bref, je vous rassure. L’historique du Musée de l’Homme L’inauguration du Musée d’ethnographie du Trocadéro a lieu en 1882, son but était de conserver ce qui disparaissait peu à peu à cause de la colonisation. Les conceptions évolutionnistes, évidemment très attachées au colonialisme, se voyaient bien dans le musée, et l’ethnocentrisme aussi, mais il faut se rappeler que ces concepts sont encore souvent là aujourd’hui. Petit rappel historique, les zoos humains étaient encore présents, pas loin de là d’ailleurs, au Jardin d’Acclimatation de Paris, et ce jusqu’en 1931. Il […]