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Vitrail de sa Lumière – Méditation du dimanche 21 septembre 2025
by Paolo Maheux | 20 septembre 2025 | Évangile du jour - Méditations
« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris 80.” Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
« Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
Texte d’Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.
Habituellement, lorsqu’un employé ne fait plus l’affaire, le patron le fait venir à son bureau, il lui demande les clés qui lui avaient été remises lors de son embauche, se fait remettre tout ce qui servait à son travail et lui annonce sa mise à pied. Il ressort du bureau du patron et c’est fini… il n’a plus accès aux dossiers qui lui étaient confiés et perd tout pouvoir.
Ici, curieusement, ce n’est pas le cas… Dans cet espace-temps où le maître découvre que l’employé a dilapidé ses biens et qu’il lui demande de rendre compte de sa gestion, le gérant saisit l’urgence et le précieux du moment pour agir.
Et nous voilà rejoint dans cet espace-temps…
Le gérant n’a d’yeux que pour lui-même. Il a dilapidé les ressources du maître. Malgré le fait que le maître lui en a retiré la responsabilité, il continue d’exercer son rôle de gérant en faisant venir les débiteurs de son maître pour fausser le montant des dettes des débiteurs. En n’y apposant pas sa propre écriture et en demandant aux débiteurs d’écrire eux-mêmes le montant falsifié, il se protège d’être accusé de la supercherie. Il agit ainsi pour être accueilli par les débiteurs à qui il donne une faveur, construite sur l’injustice qui perpétue l’exploitation du maître. Les débiteurs eux-mêmes exploitent le maître! Ceux-ci peuvent considérer comme une faveur du gérant ce qui allège le fardeau de leur dette, mais ils sont bien conscients que le papier qu’ils signent est faux ! Quand l’appât du gain anesthésie les consciences ! Enfin, derrière l’apparente clémence du gérant, se cache l’intention secrète de profiter des débiteurs en gagnant l’accueil, dont le gérant congédié a besoin, pour éviter les conséquences normales de sa mauvaise gestion. Décidément, les corruptions qui affligent notre société ne sont pas une nouveauté ni une surprise.
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By Centre Le PèlerinVitrail de sa Lumière – Méditation du dimanche 21 septembre 2025
by Paolo Maheux | 20 septembre 2025 | Évangile du jour - Méditations
« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Lc 16, 1-13)
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.” Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.” Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.” Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris 80.” Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
« Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
Texte d’Évangile tiré du Prions en Église. S’abonner au Prions.
Habituellement, lorsqu’un employé ne fait plus l’affaire, le patron le fait venir à son bureau, il lui demande les clés qui lui avaient été remises lors de son embauche, se fait remettre tout ce qui servait à son travail et lui annonce sa mise à pied. Il ressort du bureau du patron et c’est fini… il n’a plus accès aux dossiers qui lui étaient confiés et perd tout pouvoir.
Ici, curieusement, ce n’est pas le cas… Dans cet espace-temps où le maître découvre que l’employé a dilapidé ses biens et qu’il lui demande de rendre compte de sa gestion, le gérant saisit l’urgence et le précieux du moment pour agir.
Et nous voilà rejoint dans cet espace-temps…
Le gérant n’a d’yeux que pour lui-même. Il a dilapidé les ressources du maître. Malgré le fait que le maître lui en a retiré la responsabilité, il continue d’exercer son rôle de gérant en faisant venir les débiteurs de son maître pour fausser le montant des dettes des débiteurs. En n’y apposant pas sa propre écriture et en demandant aux débiteurs d’écrire eux-mêmes le montant falsifié, il se protège d’être accusé de la supercherie. Il agit ainsi pour être accueilli par les débiteurs à qui il donne une faveur, construite sur l’injustice qui perpétue l’exploitation du maître. Les débiteurs eux-mêmes exploitent le maître! Ceux-ci peuvent considérer comme une faveur du gérant ce qui allège le fardeau de leur dette, mais ils sont bien conscients que le papier qu’ils signent est faux ! Quand l’appât du gain anesthésie les consciences ! Enfin, derrière l’apparente clémence du gérant, se cache l’intention secrète de profiter des débiteurs en gagnant l’accueil, dont le gérant congédié a besoin, pour éviter les conséquences normales de sa mauvaise gestion. Décidément, les corruptions qui affligent notre société ne sont pas une nouveauté ni une surprise.
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