La ZAD, la "zone d'aménagement différée", appelée aussi "zone à défendre" s'étend sur plus de 1600 hectares, à 25 km au nord-ouest de Nantes. Environ 150 personnes y vivent en permanence et 200 la fréquentent régulièrement.
Pour les "zadistes", c'est un "bocage" où ils construisent "pas à pas depuis des années des formes de vie, d'habitat.
Il y a au total, 70 lieux de vie différents. Des cabanes, des fermes. Un marché se tient tous les vendredis. Il y a aussi un studio de rap, une radio pirate.
Une vingtaine de naissances ont eu lieu ici. Des médecins et des sages-femmes interviennent pour les premiers soins. Un espace médical a même été créé ainsi qu’un lieu où les habitants peuvent récupérer des vêtements.
Ils ont même créé une sorte de tribunal dans lequel siège des habitants de la zad. Ils sont chargés de régler les litiges entre zadistes.
Pour les autorités, la ZAD ressemble plutôt à un "camp retranché".
La police et la gendarmerie ont dressé trois profils de "zadistes" : les "institutionnels" comme les riverains et les exploitants, les "militants" et les "extrémistes".
Certains militants ont suivi à plusieurs reprises des stages de désobéissance civile pour s'initier à des méthodes de résistance non violentes.
Pour les opposants, il n'est pas question de laisser tomber le symbole. L'enjeu c'est de garder la maîtrise du foncier.