Le système colonial français reposait sur une administration centralisée, dirigée depuis Paris, organisant les territoires conquis en colonies, protectorats et fédérations (AOF, AEF). Il combinait une idéologie d'« assimilation » ou de « mise en valeur » civilisatrice avec une exploitation économique et politique concrète : travail forcé, capitation, code de l'indigénat privant les populations locales de droits civiques, et extraction de matières premières au profit de la métropole. L'administration s'appuyait souvent sur des intermédiaires locaux (chefferies, notables) tout en imposant une hiérarchie raciale et juridique stricte entre citoyens et « sujets » colonisés.