À l’occasion de la
Semaine de la biodiversité, focus aujourd’hui sur un
élément invisible mais absolument fondamental : la
qualité de l’air.
Quand on parle biodiversité, on pense spontanément aux
forêts, aux
océans ou aux
espèces animales menacées. Pourtant, tout cela est intimement lié à l’air que nous respirons chaque jour.
Cette question fait d’ailleurs partie des fameuses
"limites planétaires" :
9 grands équilibres écologiques que l’humanité ne devrait pas dépasser si elle veut préserver une planète habitable. Parmi eux : le changement climatique, l’acidification des océans, l’érosion de la biodiversité… mais aussi la pollution atmosphérique.
Et ces phénomènes sont tous interconnectés. C’est ce que rappelle
Antoine Geerinckx, cofondateur d’AirScan, une entreprise belge spécialisée dans la mesure de la qualité de l’air dans les écoles et les entreprises.
Entre 2022 et 2025, AirScan est intervenu dans environ 75 écoles belges. Le constat est préoccupant :
84 % des classes analysées présentaient une qualité de l’air insuffisante.
Conséquence ?
Fatigue, baisse de concentration, maux de tête… mais aussi un
impact sur l’apprentissage et la santé globale des enfants.
Pour y remédier, AirScan propose des analyses, des conseils de
ventilation et parfois l’installation de
purificateurs d’air via un programme baptisé "Clean Air for Schools".
Mais le problème ne concerne pas uniquement les écoles.
Dans les
entreprises aussi, une mauvaise qualité de l’air peut faire
chuter les performances de 10 à 15 %. Et au niveau mondial, la pollution atmosphérique serait responsable d’environ 8 millions de décès chaque année.
Le plus surprenant, c’est que
l’air intérieur est souvent plus pollué que l’air extérieur.
Certains
meubles en bois stratifié, les
peintures chargées en
solvants, les
bougies parfumées, une
mauvaise ventilation en cuisine ou encore certains systèmes de chauffage peuvent fortement dégrader la qualité de l’air dans nos maisons.
Le premier réflexe reste donc très simple :
aérer.
Ouvrir ses fenêtres
deux fois par jour pendant
10 à 15 minutes permet déjà de renouveler efficacement l’air intérieur.
Et à plus grande échelle, les leviers restent connus :
- réduire l’usage des énergies fossiles ;
- limiter les véhicules thermiques ;
- améliorer l’isolation des bâtiments ;
- réduire les déchets et l’incinération.
Car quand la qualité de l’air s’améliore, les écosystèmes respirent mieux eux aussi. Les océans, les forêts et les sols retrouvent davantage leur capacité à absorber le CO2 et à réguler naturellement le climat.
Tout est lié.
La biodiversité, ce n’est pas seulement ce que l’on voit. C’est aussi cet
équilibre invisible qui nous permet, tout simplement, de respirer.
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