C'est en voyage en Tunisie, ce beau pays, que j'ai appris ce qu'avait fait Habib Bourguiba, notamment, les mesures qu'il avait prises pour les Tunisiennes. L'idée selon laquelle, les caractéristiques différentes des deux genres, masculin et féminin, impliquent la nécessité d'attribuer les rôles dans la société, dans la famille, dans l'entreprise en fonction de ce genre, est insupportable. Ainsi des professions seraient réservées aux hommes, d'autres aux femmes, et dans la famille les tâches ménagères ou parentales devraient aussi être sexuées. « Ce que j'ai fait pour la femme demeure la fierté de mon œuvre », se targue-t-il, à raison, en 1972. La Tunisienne tient pendant son mandat une place inédite dans le monde arabo-musulman. Dès 1956, il promulgue l'avant-gardiste code du statut personnel qui interdit la polygamie et remplace la répudiation par une procédure de divorce judiciaire. Plus tard, il légalise la pilule contraceptive et l'avortement avant bon nombre de pays européens. Yannick Foll Monsieur Bourguiba Paroles musiques Yannick Foll Tous droits réservés Refrain Lam................................................Mi.....Lam Monsieur Bourguiba, monsieur Bourguiba Lam.................................................Mi.....Lam Vous fûtes pour cela un grand chef d'état Rem.....................................................................Lam Vous fûtes et resterez un grand parmi mes grands Lam.....................................................Mi.............Lam Demain ou dans cent ans on ne vous oubliera pas En 1955 vous revîntes au pays Des idées plein la tête voulant changer la vie Acclamé en héros par vos frères tunisiens Le combattant suprême revenait près des siens Vous comprîtes très vite parlant de liberté Qu'il vous faudrait aussi parler d'égalité Vous avez bousculé des pratiques des tabous Les femmes tunisiennes ne seraient plus à genoux Au refrain Estimant que les hommes n'ont pas le cœur assez grand Que l'on ne peut pas aimer deux femmes en même temps Vous fîtes interdire la polygamie Et la répudiation devint aussi bannie Et puis pour bien montrer, que vous parliez de liberté Qu'on ne pouvait les marier sans leur consentement Vous avez prohibé les mariages arrangés Elles seules, choisiraient leur amour librement Au refrain Grâce à vous les femmes allaient vivre debout Pourraient enfin voter comme leurs époux Elles s'affranchiraient et s'émanciperaient Et feraient des bébés quand elles le désiraient Ce n'est pas la rose, c'est encore moins l'œillet Qui symbolisent la liberté et l'égalité C'est l'odeur du jasmin, c'est l'odeur du jasmin Le parfum du bonheur du peuple tunisien Au refrain janvier 2006