Kolwezi, mai 1978.
Pendant plusieurs jours, cette ville du Zaïre (aujourd'hui la République démocratique du Congo) est le théâtre d'un massacre. Les rebelles Katangais s'emparent de cette cité au coeur d'une région minière, pillent, violent, tuent. En trois jours, plus de 700 civils, dont 170 européens sont massacrés.
Le leader du Zaïre de l'époque, Mobutu Sese Seko, appelle son allié français à la rescousse. Sur décision de Valéry Giscard d'Estaing, le 19 mai 1978, le 2ème régiment étranger de parachutistes saute sur Kolwezi et libère la ville.
Le lendemain, avec plusieurs autres journalistes occidentaux, François Ponchelet est envoyé sur place. Micro en main, il raconte « le sommet de l'horreur » qu'il découvre alors : les cadavres mutilés qui jonchent les rues, les charniers, les scènes de violence et de torture.