Ces derniers mois, les consommateurs se sont penchés sur la qualité de leur alimentation. Les restrictions dues à la pandémie ont provoqué une réflexion sur nos modes de consommation. Les gens ont cherché à acheter davantage de produits locaux, frais et sains pour cuisiner eux-mêmes. La demande de produits industriels transformés a diminué. Cette volonté des consommateurs de maîtriser l’origine et la qualité de leur alimentation existe déjà depuis plusieurs années. Elle a abouti notamment à la création de coopératives de distribution alimentaire. Dans ces structures sociétales, on privilégie les produits bio et locaux. On veut aussi payer un prix correct aux producteurs, sans se focaliser sur la marge bénéficiaire. Pour tendre vers une rentabilité, ces coopératives mettent leurs membres à contribution. Pour quelques heures par mois ou par semaine, les clients sont aussi des travailleurs de la coopérative. Ce modèle a déjà été mise en œuvre à Bruxelles, chez Bees Coop, et à Charleroi, avec Coopéco. Ces coopératives proposent une alternative aux grandes surfaces traditionnelles. Elles privilégient les circuits courts et la qualité nutritive. Le succès de ces formules conduit aussi le secteur de la grande distribution à revoir son modèle et à favoriser les produits locaux. La dynamique vers une distribution alimentaire plus durable est donc bien enclenchée.