Dans le cadre de son plan de relance économique pour faire face à la crise, la Commission européenne prévoit notamment un volet consacré à l’économie circulaire. Selon l’exécutif européen, la transition vers cette économie qui prône la réparation des produits, la réutilisation des ressources et le recyclage recèle un énorme potentiel de croissance pour l’Union européenne. Pour Agoria, la fédération des entreprises technologiques belges, c’est une bonne chose que les règles relatives à l’économie circulaire soient édictées au niveau européen. En effet, selon cette fédération, il faut absolument créer un marché unique européen pour l’économie circulaire, parce que les initiatives locales aboutissent à fragmenter le marché, ce qui empêche d’y mener des activités économiques efficaces. Agoria plaide dont pour que les règles sur la durée de vie des produits, la réutilisation, la réparabilité et le recyclage soient définies au niveau européen. Et il y a du travail car, actuellement, il existe encore des divergences d’interprétation importante sur de nombreux sujets, comme par exemple sur la définition d’un déchet. C’est un vrai problème car dans certains cas, des déchets qui sont situés dans un État membre et qui pourraient être recyclés dans un pays voisin sont finalement incinérés sur place parce que les législations nationales sont telles qu’elles empêchent la circulation de ces déchets entre les deux pays. Pour un marché unique de l’économie circulaire, il reste donc encore de nombreux obstacle à lever.