Le concept de responsabilité sociale de l’entreprise est large et malléable. Mais parmi les mesures que les entreprises prennent pour intégrer les préoccupations sociales et environnementales actuelles, on trouve trois degrés d’engagement. Premièrement, il est possible de soutenir de bonnes causes par le mécénat. De nombreuses entreprises participent à des actions philanthropiques ou financent des fondations et associations qui œuvrent en faveur d’un monde plus durable. Deuxièmement, pour aller un peu plus loin, une entreprise peut, par des mesures préventives, limiter son impact négatif sur l’environnement et la société. Il s’agira par exemple d’optimaliser l’utilisation des ressources pour limiter le risque de pollution ou encore d’agir sur la motivation du personnel pour prévenir le risque de conflit social. Et troisièmement, de manière plus volontariste, une entreprise peut réorienter son activité pour qu’elle contribue à un monde plus durable. Dans ce cas, l’entreprise revoit sa manière de travailler de fond en comble pour intégrer les préoccupations sociales et environnementales. C’est sans doute l’engagement le plus coûteux au départ mais les bénéfices en matière de réputation sont élevés. Une étude du Reputation Institute montre qu’une amélioration de 5 % du score de responsabilité sociale d’une entreprise entraîne, chez les investisseurs, une hausse de près de 8 % de leur intention de financer cette entreprise.