Dès qu’on décide de créer une entreprise, la question des moyens financiers se pose rapidement. Même si la loi permettra bientôt de constituer une société sans capital de départ, il est fortement recommandé de doter la nouvelle entreprise de fonds propres suffisants pour assurer son avenir. D’ailleurs, une entreprise sans aucun capital social aura beaucoup de mal à convaincre des banques de lui prêter de l’argent. Et, de toute manière, un bilan constitué exclusivement de dettes serait très déséquilibré et pourrait entraver le bon fonctionnement de l’entreprise : difficile de convaincre des partenaires de faire affaire avec vous si vous êtes déjà criblé de dettes… Les fondateurs d’une entreprise seront donc bien avisés de doter leur société de fonds propres adaptés aux besoins financiers des deux ou trois premières années. Une fois ce capital constitué, il sera plus facile de compléter le financement de l’entreprise par le biais de crédits. C’est ce qu’on appelle l’effet de levier. Pour boucler leur plan financier, les fondateurs de l’entreprise devront souvent aussi recourir à des subventions publiques ou à des garanties, ce qui permettra de compléter la palette des moyens financiers disponibles. Bien sûr, ce ne sont pas les étapes les plus palpitantes de la création d’entreprise. Mais elles sont indispensables à la réussite du projet.